Les tribulations de Mélinez et Martenchon, Août 2020

Permis de mourir

Sagesse des foules

Permis de mourir

L’été est bien fini, le crépuscule tombe plus tôt, dans leur « pièce à vivre et à penser » Mélinez et Martenchon n’ont pas encore fait fuir l’obscurité. Ils se voient à peine. Mais ils parlent.

 

Mélinez vient de bourrer sa pipe et lâche :

"Comme nous l’avions prévu, il n’y aura pas de surmortalité en France à l’horizon de 2020".

 

Martenchon, s’est resservi un doigt de porto. Il renchérit :

"Les vieux sont morts un peu plus tôt que prévu. Peut-être ne sont-ils même pas morts du Covid".

 

Martenchon interrompt Mélinez qui, ému, a commencé de philosopher sur la mort et son imprévisibilité :

"Une chose est sûre. En France, si la mort n’appartient pas aux dieux, elle n’est pas non plus du domaine des Présidents. Notre président a eu diablement raison de ne pas donner son feu vert à ce monsieur Cocq.

Imagine le Président distribuant des permis de mourir".

 

 

Mélinez revient sur terre et admet qu’il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que ce pouvoir soit délégué aux Préfets.

Sagesse des foules

Depuis leur Living room, Mélinez et Martenchon, étonnés, assistaient à la mise en place d’un poteau surélevé. En dessous, sur trois, des employés municipaux disposaient des fagots de bois bien sec surmontés de rangées de buches du même acabit.

 

Ils dépêchèrent aux nouvelles leur fidèle gouvernante. Elle leur revint vite et leur livra comme si elle avait écrit une dépêche pour l’AFP qu’il s’agissait de brûler un super-salaud.

 

Il leur fallut enquêter un peu. Le super-salaud avec traité de « négresse » une africaine transgenre, migrante de fraîche date (grâce à un comité « femen-men »), alors qu’elle manifestait pour qu’on reconnaisse son statut de père d’un enfant qu’elle n’avait pas conçu.

 

Le super-salaud avait été identifié par les réseaux, pourchassé par eux et finalement livré à un referendum sur réseau. Question : faut-il brûler les super-salauds ? Réponse sur 250 000 votants/ 249 000 s’étaient abstenus. 10 avaient dit qu’ils ne savaient pas. Le reste avait voté « oui ».

 

Les « oui » l’avaient donc emporté. Logiquement, le peuple ayant choisi, il ne restait plus qu’à appliquer la sentence. Ceci expliquait, le poteau et les fagots.

 

Mélinez commenta sagement :

- "C’est pour lui faire peur, sûrement".

 

Martenchon ajouta :

 - "Comme ça, il ne recommencera plus".

 

La fidèle gouvernante fila dans sa cuisine.

 

Quelques temps après, Mélinez, joyeux, s’exclama:

- « Pour le dîner, de la viande bien grillée! ».

 

Martenchon acquiesça :

- « Ça se sent d’ici !».


 

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