Les tribulations de Mélinez et de Martenchon, juillet 2020

- Confinement: la menace des contenants

- Quand les esclaves noirs accueillaient Chateaubriand

Confinement: la menace des contenants

 

 

Ils ne voulaient pas se l’avouer, mais, il était devenu difficile de se le dissimuler : ils étaient confinés. Certes, le salon commun était suffisamment vaste pour que la fumée de la pipe de l’un ne soit pas dénaturée par celle des cigares de l’autre. Certes, ils disposaient d’une belle réserve d’alcools divers et délicieux. Certes, leur fidèle serviteur confiné chez lui ne leur apportait plus les facilités de vie et le confort quotidien auxquels ils s’étaient habitués.

Mais, aujourd’hui ils étaient branchés.

Et tout leur venait en ligne. Ils avaient programmé leur approvisionnement. Ils étaient livrés par des esclaves électroniques. Ils ouvraient leurs fenêtres non pas tant pour aérer leur logement que pour accueillir les drones petits et grands qui livraient tout ce qui leur était nécessaire.

Sauf, qu’un jour, le toit de leur maison…. Et, les conduites d’eau et quelques fissures dans les murs.

Ce jour-là, il leur fut clair que la maintenance en ligne par imprimante 3 D n’existait pas.

Mélinez tourna en rond. Martenchon, inscrivit des carrés dans le rond. Faudrait-il changer de lieu ou de vie ?

Maudit virus.

Quand les esclaves noirs accueillaient Chateaubriand

 

Nos deux amis maîtrisant mal les langues étrangères, il leur a fallu quelques temps avant de comprendre ce que les Américains entendaient par « Black live matters ».

Ayant compris, 
Mélinez, toujours à la recherche de généralisations pour faire progresser l’homme sur le chemin du bonheur, ne put s’empêcher de noter que « ce mouvement de pensée…

« S’il s’agit de pensée » l’interrompit 
Martenchon.

« Ce mouvement de pensée, reprit 
Mélinez avec fermeté, vient d’atterrir sur notre continent et touche des populations qui pourraient bien être « black matterisées ».

Martenchon, s’enfonça dans son fauteuil et tira un peu plus fortement que d’habitude sur sa pipe autrichienne.
« Cet atterrissage serait non seulement une hérésie intellectuelle mais, au surplus, une façon de tordre le bras à la vérité historique »


Mélinez adorait ces moments où, du dialogue, la vérité jaillit comme, de la source, l’eau fraîche. Il invita son ami, à poursuivre.

Martenchon « La différence entre les deux groupes de population est pourtant flagrante. Ceux d’Amérique ont été importés contre leur gré et ils se sont retrouvés à devoir effectuer des tâches qu’ils n’avaient pas choisies »

Mélinez était passionné.

Martenchon continua « au contraire, ceux qui sont en Europe y sont venus de leur plein gré, espérant de bons salaires pour des tâches qui seraient moins pénibles que celles exercées dans leurs nations d’origines. Plus récemment, ils ont forcé les portes de l’Europe. On leur avait pourtant dit qu’il était préférable qu’ils restassent chez eux.

« Quod erat demonstrandum » s’écria 
Mélinez !

Martenchon frappa un dernier coup:« songe Mélinez, à Chateaubriand! Fuyant la France et sa Révolution et atterrissant en Amérique, il écrit dans ses fameuses mémoires : "Ce fut une esclave qui m'accueillit sur la terre de la liberté".

Aujourd’hui, revenant en France, il pourrait s’exclamer : « Ce fut une femme libre qui m’accueillit sur une terre libre ».

 


 

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