Playdoyer pour une Europe culturelle, Jacques Flament

On trouvera le livre de Jacques Flament en suivant ce lien

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Quand un éditeur indépendant vient parler «culture » et quand cet éditeur français est né belge, on entend qu’il sait, qu’il peut légitimement parler « d'Europe Culturelle ». Il faut lire ce petit livre de Jacques Flament, le patron de JFE.

Quand un éditeur indépendant vient parler « culture » et quand cet éditeur français est né belge, on entend qu’il sait, qu’il peut légitimement parler « de culture européenne ».

Jacques Flament, c’est « Jacques Flament Editions ». C’est un risque-tout. Dans un univers numérique où le « Big data » devient notre frère à tous, où on est branché sur les tuyaux du net, où on est intubé par les réseaux sociaux en tous genres qui compactent les pensées en nombre de mots limités, Jacques Flament fait figure de déviant, d’anarchiste ou d’opposant génétiquement conformé.

Jacques Flament, est à lui tout seul, l’annonce d’un bonheur retrouvé, comme en musique, le vinyle qui revient avec ses tourne-disques aux bras légers et leurs aiguilles délicates.

Mais c’est un combat de tous les moments contre les géants, ceux de l’Edition, ceux des « Réseaux », ceux du « big data ». Ils ne lui en veulent pas particulièrement. Ils avancent comme les «Panzerdivision», écrasant ce qui se trouve sur leur passage. Les «petits », les créatifs, ceux qui en appellent à « l’humain » pourraient bien y passer tous : ils appartiennent à la cinquième roue de la guimbarde des Etats. Pire, ces Etats qui sont le creuset de la civilisation, les Etats européens, se désintéressent de plus en plus de ces mini-acteurs, de leurs micro-productions et des chuchoteurs d’art et de culture.

Les grosses entreprises «écrasent», les grandes nations «s’écrasent».

L’Europe est absente, de plus en plus, de ce combat pour le sens, pour la profondeur, c’est-à-dire pour la culture. Et de citer André Frossard : «L’Europe cherche, avec raison à se donner une politique et une monnaie communes, mais elle a surtout besoin d’une âme».

Jacques Flament ne se bat pas pour les «géants» de la culture acteurs du "marché", au même titre que les vendeurs de pétrole ou les marchands de molécules. Les «géants» ciblent des consommateurs et les classent selon leurs capacités contributives. Jacques Flament rappelle, quant à lui, que les créateurs d’art et de culture, sont, majoritairement des gens modestes, qui ne cherchent ni puissance, ni honneur, ni argent mais un bonheur insigne: celui d’ajouter une pierre à ce gigantesque édifice qui fait que l’homme a émergé de la nuit des temps, la culture.

«Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude» a dit  Albert Camus. Au moment même où les Européens s’efforcent de donner corps à une des plus considérables tentatives de paix de tous les temps, les composantes de la culture européenne se délitent. Le «tout marché» est devenu la référence. Le veau d’or et le veau gras sont les nouvelles puissances tutélaires.


Dans cette Europe, Jacques Flament dénonce: «Les rêves, oui, ces sources de l’ambition de réussir sa vie par la connaissance et le bonheur, cette matière première de la culture, se sont absentés au fils des ans pour faire place aux idées sombres nourries par des images racoleuses et un raccourcissement notoire de la pensée». 
Et pourtant, le traité de Maastricht a fait de la culture une de ses priorités «permettant à l’Union d’étendre ses champs de compétence et de développer une politique communautaire orientée vers la culture».

Jacques Flament passe en revue toutes les insuffisances qui oblitèrent cette noble ambition dans la réalité des budgets européens. Il en vient même à user du marché, du PIB, de la Valeur marchande, pour commenter l’absurde situation des activités culturelles, largement contributives et pourtant sous administrées et sous subventionnées.

L’éditeur indépendant qu’il est, chef d’entreprise impénitent, amoureux de l’art, de la communication et de la culture, ne se laissera pas abattre. Un bon tiers de son livre est composé de propositions pour que l’Europe reprenne son rang et assume ses responsabilités dans le concert mondial des cultures.

«Débrider, populariser la culture et la connaissance. Donner à chacun la chance et la capacité de s’y identifier et de se révéler par sa capacité de création. En chaque personne réside un créateur qui s’ignore».

Voici un petit livre qui contient sa part, nécessaire, de polémique, mais qui, contrairement à ceux qui se contentent de faire rire ou de faire grincer les dents suggère des actions à mener, propose des pistes, dessine des rêves à atteindre. 
A lire pour agir.



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