Les crypto-monnaies, rapport au Ministre de l'Economie et des Finances

Les crypto-monnaies,

Rapport au ministre de l’Economie et des Finances

Jean-Pierre Landeau.

 

Voici un lien pour le lire

 

Voilà un rapport écrit dans la langue de tout le monde, sans expressions amphigouriques ni déferlement de terminologie anglo-saxonnouillarde qui conduisent n’importe quelle start-up à faire « JooJoo » avec les mots à la mode.

 

C’est donc écrit en Français, pour des Français, des élus qu’il s’agit d’informer, des acteurs de la vie politique et syndicale, des gens « en charge de responsabilité ou d’influence ».

 

Dans un premier temps, ce rapport « contextualise » la question des crypto-monnaies avec précision : il montre que le jeu tant des capitaux concernés que des mouvements « monétaires » impliqués est epsilonesque comparé à ce qui se passe dans le vrai monde monétaire et financier. Il montre aussi, et c’est un point qui réjouira encore moins les aficionados des monnaies cryptées, qu’elles sont lentes et manient des volumes extrêmement faibles comparés aux grands systèmes de paiement. En d’autres termes, si innovation il y a, elle ferait penser à ce grand bond en avant que représenta la « Jamais contente », la voiture électrique la plus rapide du monde : après un petit tour de piste, elle resta prés d’un siècle dans les cartons avant de revenir sur le devant de la scène (fort contestée cependant).

 

Enfin, le rapport insiste à juste titre sur l’extrême concentration des activités relatives aux crypto-monnaies, qu’il s’agisse de l’activité des entreprises liées à leur écosystème ou des activités essentielles, le minage, la formation des blocks des blockchains etc. Il montre les fragilités qui en résultent, les menaces qui pèsent sur ce système et questionne très logiquement la fameuse théorie de la démocratie de Peer to Peer. Il ne le dit pas mais on sent qu’il le pense fortement : dans l’univers des mineurs, des codeurs, des développeurs et des nœuds tout le monde est égal sauf que certains sont plus égaux que les autres. Cela pose un grave problème de légitimité pour des instruments qui se proclament monnaies.

 

Faut-il les réguler, de même faut-il réguler les blockchains et les ICOs ? C’est une des qualités de ce rapport que de ne pas brandir la nécessité d’une régulation comme le font trop souvent les hauts fonctionnaires chargés de formuler des recommandations sur une question d’économie ou d’industrie.

 

Laisser les crypto-monnaies se concurrencer entre elles et essayer de concurrencer les moyens de paiements traditionnels lui parait être plus efficace, pour les uns et pour les autres, d’autant plus constate-t-il que la hausse des coûts du minage et celle de taux d’intérêts très (extraordinairement) bas provoqueront des remises à niveau. Le très haut niveau du taux d’échec des start-ups dans le domaine des fintech et des crypto-monnaies est là pour l’attester.

 

Tant en ce qui concerne la blockchain dont il indique très fortement l’importance et dont il pense que son développement doit être stimulée par les pouvoirs publics qu’en ce qui concerne le recours concurrentiel aux néo-banques, l’auteur du rapport se veut prudent et libéral. Il ne s’agit évidemment pas d’approuver les multiples dérives mafieuses, ni les escroqueries nombreuses qui ont émaillé les développements des crypto-monnaies et plus récemment celles des ICOs. Mais, il ne s’agit surtout pas de prétendre qu’au niveau national une réglementation serait efficace. Il plaide pour une attention européenne et une vigilance de même niveau. 

 

Bien que les ICOs soient des instruments « para-financiers » fort récents dans l’univers financier et boursier, l’auteur du rapport a tenu à en présenter à grands traits les caractéristiques. On ne pourra pas lui en vouloir de n’avoir pas été plus précis. En revanche, il demeure dans ce domaine une ambiguïté tenant à l’utilisation « incontournable » des crypto-monnaies dans le sourcing des fonds de souscription des tokens. La question n’est pas abordée. Il reste que cette question est présentée dans le rapport comme celle de la blockchain : ce sont des technologies nouvelles dont la maturation et la mise en œuvre n’impose pas des prises de position particulières sur les monnaies cryptées.

 

Sur le plan de l’information pure, le rapport fait un point le plus complet possible sur les différentes initiatives gouvernementales vis-à-vis des crypto-monnaies et des évolutions de la blockchain.

 

S’agissant d’un rapport sur les crypto-monnaies, il rappelle les trois fonctions dont on attend que tout instrument monétaire les assume :  une unité de compte, un moyen de transaction et un instrument de conservation de valeur. Il constate qu’aucune crypto-monnaie n’est en mesure de les assurer, conduisant à des taux d’acceptation très bas (plutôt assimilables à des postures marketing).

 

 

Si une monnaie privée à l’échelon mondial devait apparaître, il lui faudrait parvenir à une légitimité et une crédibilité qu’aucune crypto-monnaie actuelle ne peut revendiquer. 

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