Extrait pour le jour de l'An 2014/2015

Le Pseudo est ce sage, Laeu Tso, qui fut victime il y a bien longtemps d’une confusion avec un autre Sage, peut-être un peu moins sage, dont le nom en Français s’écrivait presque de la même façon alors qu’en chinois aucune confusion n’était possible.

Pour en savoir plus sur le Pseudo, il faut suivre ce lien.

 

 

Les mots longs du Pseudo 4

 

 

 

Comme je recueillais, les pensées du Sage, pareils à de petits cailloux marquant la Voie, le Pseudo m’interrogea.

-        Quelle est la couleur du caillou que tu viens de ramasser ?

-        Blanche. 

-        Et le précédent ?

-        Blanche aussi la couleur. Et je pense que le prochain, qui n’est pas encore tombé, sera de couleur blanche, lui aussi.

-        Et les autres que tu as déjà collationnés, ils étaient tous blancs ?

-        Oui.

-        Pourquoi ramasser tous ces cailloux puisque rien ne distingue l’un de l’autre ? Un seul devrait suffire ! et s’il suffit, pourquoi le ramasser ? Crains-tu que je cesse de penser ?

 

Alors, je les ai tous jetés dans le torrent. Et le pseudo s’exclama :

-        Les pensées sont comme les galets : à force de rouler, elles se polissent.

       

 

 

Pensées du Pseudo (extraits)

 

 

 

Quatre cent dix-huitième pensée

Méfie-toi des âmes qui s’élèvent, un coup de vent et les voilà perdues.

Quatre cent quinzième pensée

Le pseudo a dit "ce qui conçoit mal et qui s'énonce bien, est bien. Ce qui se conçoit bien mais s'énonce mal, est mal".

Quatre cent dixième pensée

La nature, c'est ce qui reste quand la culture ne sait pas quoi faire.

Quatre cent cinquième pensée

      L’incendie fait les cendres, les cendres ne font pas l’incendie

Quatre centième pensée

Si le silence était la mer, la parole serait le frêle esquif où nous nous tenons

Trois cent quatre-vingt quatorzième pensée

Certains s’exclament, heureux, on ne sait pourquoi : " la lumière est au bout du tunnel"

Ceux-là, croient qu'il y a un tunnel.

 

Trois cent quatre-vingt treizième pensée

Si on dit que mentir c’est ne pas dire la vérité, toute projection est un mensonge. Pour qu’il y ait vérité il ne faut pas de futur. Ne pas mentir, c’est vivre au passé au pire, au présent au mieux.

Trois cent quatre-vingt cinquième pensée

Le présent est une machine à dégrader l'avenir en passé.

Trois cent soixante-dix-neuviéme pensée

S'il y a un commencement, comment peut-on parler d'infini? A infini, infini et demi !

 

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