Pensées 476 à 500

Laeu Tso dit aussi le Pseudo

Pensées 476-500

 

 

 

Cinq centième pensée

 

Alors qu’un disciple me tendait la 500ème pensée, le Pseudo, souriant, s’exclama : « 500 pensées qui chutent ne sont pas moins rapides qu’une tonne de bêtises »

 

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Quatre cent quatre-vingt dix-neuvième pensée

 

En l’absence de preuves de Dieu, le fanatisme a le champ libre

 

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Quatre cent quatre-vingt dix-huitième pensée

 

Si Dieu existait, il aurait créé des preuves ou, au moins, laissé des indices

 

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Quatre cent quatre-vingt dix-septième pensée

 

Si la vérité se promenait toute nue, on l’enfermerait

 

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Quatre cent quatre-vingt seizième pensée

 

Ceux qui ont vaincu ont toujours frappé des plus faibles

 

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Quatre cent quatre-vingt quinzième pensée

 

Sous chaque temple, un autre temple et ainsi de suite

 

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Quatre cent quatre-vingt quatorzième pensée

 

Ne tends l’autre joue que s'il se trouve quelqu’un pour recommencer

 

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Quatre cent quatre-vingt treizième pensée

 

L’eau, quand elle bout, fait des bulles, le plomb aussi.

 

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Quatre cent quatre-vingt douzième pensée

 

L’art qu’on comprend trop vite, c’est de la décoration

 

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Quatre cent quatre-vingt onzième pensée

 

L’art qui décore, c’est l’art qui ne parle plus. Il a tout dit de ce qu’il avait à dire, nous avons compris tout ce qui était à comprendre. Maintenant, il fait son service en bon domestique.

 

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Quatre cent quatre-vingt dixième pensée

 

Si ce qui va être dit peut se deviner, pourquoi écouter, pourquoi dire ?

 

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Quatre cent quatre-vingt neuvième pensée

 

On ne lit pas un mot sur quatre et pourtant on comprend ce qui est écrit ; on n’écoute qu’une phrase sur quatre et on croit comprendre ce qu’on nous dit. C’est que nous nous attendons à ce qui va être dit ou écrit : qui nous surprendra ?

 

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Quatre cent quatre-vingt huitième pensée

 

L’enfant dit : « j’aimerais être très vieux et me retourner vers mon passé ».

Le sage sursaute : « Surtout pas ! Imagine qu’il te vienne l’idée de comparer avec ton présent ».

 

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Quatre cent quatre-vingt septième pensée

 

« Peut-on pleurer de tout ? » Le sage répondit « à pleurer n’importe comment, on n’afflige plus personne ».

 

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Quatre cent quatre-vingt sixième pensée

 

Le volatile multicolore met toujours un manteau gris pour voyager.

 

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Quatre cent quatre-vingt cinquième pensée

 

Les mots trahissent, disait le Pseudo, mais, à l’inverse des images, ils ne prétendent pas montrer.

 

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Quatre cent quatre-vingt quatrième pensée

 

Un disciple du Pseudo, revint comme porteur d’un message divin. Il déposa un poème de René Char où il était dit que les mots ne mentent pas.

Le Pseudo, le regarda intensément et laissa tomber : « Mais heureusement, ils trahissent ».

 

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Quatre cent quatre-vingt troisième pensée

 

Plus c’est clair, plus il y a d’ombre.

 

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Quatre cent quatre-vingt deuxième pensée

 

Tu ne sais pas écrire ? Alors, ne dessine pas. C’est la même chose.

 

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Quatre cent quatre-vingt unième pensée

 

Il n’est pas facile d’être tout le temps de son temps.

 

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Quatre cent quatre-vingtième pensée

 

Le diable a une âme pure et nette de Diable. Les diables dont l’âme est pervertie sont ceux qui se convertissent...

 

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Quatre cent soixante dix-neuvième pensée

 

Méfie-toi des barbus, ce n'est pas pour rien qu'ils cachent leurs visages. Les mots parlent, les barbes les cachent.

 

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Quatre cent soixante dix-huitième pensée

 

Les mots, dans leurs mouvements et leurs ruptures, provoquent des avalanches et arasent les sommets.

 

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Quatre cent soixante dix-septième pensée

 

Sans rire, le mot c'est le propre de l'homme.

 

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Quatre cent soixante seizième pensée

 

"Les mots autrement assemblés font jaillir des mondes jamais vus"

 

 

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