Le Pseudo, pensées 601 à 625

 

 

 

Six cent vingt-cinquième Pensée

 

L'action serait ce qui conduit à aller voir, de près, ce qu'on a vu et qui n'existait pas...

 

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Six cent vingt-quatrième Pensée

 

Le sage s’attristait parfois

« Être vieux ? »

« Ce serait ne plus être surpris ? »

 

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Six cent vingt-troisième Pensée

 

De bonnes réponses à de mauvaises questions ?

 

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Six cent vingt-deuxième Pensée

 

Vous me dites vieux, s’écria le sage : « Mais le feu qu’on allume, dans les cendres d’un vieux brasier, donne des flammes, si jeunes et si vives ».

 

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Six cent vingt et unième Pensée

 

A son disciple impatient : « Quelle place pour l'urgence face à l’éternité ? »

 

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Six cent vingtième Pensée

 

Si on pense qu’il n’y a pas de mouvement sans déséquilibre initial, les mots qui déséquilibrent la pensée sont à l’origine de son mouvement. L’autre idée serait que les mots, ne sont justement « que » déséquilibres et qu’il est dans leur nature de faire avancer l’esprit.

 

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Six cent dix-neuvième Pensée

 

A haute voix, le sage laissa tomber : « Je voudrais bien savoir ce qu'il y a de naturel dans la nature et ce qu'il y a d'humain dans l'homme ».

« La nature tire ses lois de l’homme et ce dernier doit suivre les lois de la nature ? »

 

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Six cent dix-huitième Pensée

 

Rien. Des secondes sans que rien n’arrive, cela fait des déserts inscrits dans des éternités.

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Six cent dix-septième Pensée

 

Le pseudo expliqua un jour une question très difficile : « Là où il n’y a pas de présence, y-a-t-il de l’absence ? » Il avait esquissé une réponse simple : «  En fait, là où il n’y a pas de présence, il n’y a rien. Pas même du vide ».

 

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Six cent seizième Pensée

 

Le maître disait qu’on ne peut pas reproduire la nature : emportée dans le flot du temps, elle est insaisissable. C’est pourquoi les artistes sont tous des menteurs.

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Six cent quinzième Pensée

 

A ses disciples qui décrivaient le démon avec moult atroces détails, le Pseudo répondit : « Vous avez trop d’imagination : pour faire peur, le diable n’a simplement qu’à se faire homme ». 

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Six cent quatorzième Pensée

 

L’horreur n’a pas visage de démon. Le diable n’a simplement qu’à se faire homme. 

 

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Six cent treizième Pensée

 

Un rêve forcé, c'est une ambition

 

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Six cent douzième Pensée

 

A trop donner la parole à trop de gens, les mots perdent leur sens, comme dans les inondations où l’eau se perd en écoulements boueux et s’y corrompt.

 

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Six cent onzième Pensée

 

Le pseudo considérait une canne à selfie : « On se montre sans cesse, on sait bien qu’on ne se rencontrera jamais ».

 

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Six cent dixième Pensée

 

Les religions retrouvent leurs jeunes ardeurs : elles sont si commodes pour éviter les fatigues de la pensée.

 

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Six cent neuvième Pensée

 

Le paradoxe de notre temps : une proximité qui éloigne.

 

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Six cent huitième Pensée

 

L’instance de temps dans laquelle l’homme s’inscrit est de plus en plus infime alors qu’il s’ouvre sans cesse la voie des infinis.

 

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Six cent sixième Pensée

 

La vie vue comme une question d’ingrédients, de mélange et de temps de cuisson ? Le livre de recette n’est pas loin.

 

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Six cent cinquième Pensée

 

Il faut prendre l’habitude de voir les mots qu’on a assemblés en phrase, les phrases qu’on a assemblées en exposé, les exposés des idées à l’origine même des mots, prendre leur essor une fois qu’on les a suscités, partir au loin de vous-mêmes, de vos mots, de vos phrases, de vos exposés, au loin même de vos idées, libérés et moqueurs.

 

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Six cent quatrième Pensée

 

Le sage n’aimait pas toujours répondre aux questions, car, disait-il, "une question ne contient-elle pas une intuition de la réponse ? Bien poser une question n'est-ce pas déjà avoir la réponse ?"

 

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Six cent troisième Pensée

 

Les sons que je n'entends pas n'existent pas;

les mots que je ne connais pas n'ont pas de sens;

quels sens sans mots pour les dire,

quelles musiques sans sons ?

 

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Six cent deuxième Pensée

 

Atteindre la vérité c’est penser l’achèvement

 

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Six cent unième Pensée

 

Il faut d'abord croire qu'il est bon de vivre. Ensuite, il faut s'organiser pour que cela soit crédible. Ne pas trop en faire, on passerait pour crédule.

 

 

 

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