Batignolles, Cardinet, laissons derrière nous les émotions du passé....

 

Toujours perdus dans des souvenirs très fabriqués, les voilà qui se plaignent amèrement de la disparition d’un passage charmant, d’une rue étroite et un peu moyenâgeuse, oubliant que Paris n’a pas cessé de détruire pour reconstruire, de faire tomber les hôtels particuliers pour en faire pousser de nouveaux et, au passage, les décorer de quelques éléments de récupération. Songez aux magnifiques bâtiments, installés entre Louvre et Tuileries, que les rois de France n’ont eu de cesse que de détruire pour réunir les deux châteaux. Pensez à la magnifique place des victoires et à la statue équestre de Louis XIV : il fallût, sans état d’âme, détruire trois ou quatre magnifiques hôtels nobles venant tout droit du XVIème siècle.

 

La nostalgie invente des charmes qui n’ont jamais existé et se désole à penser que les barbares avaient transformé les thermes de Lutèce en demeures royale. Comme le disait Murray Kendall faisant parler un descendant de Mérovée dans « mon frère Chilpéric » « nous nous sommes installés dans leurs salles de bain ».  

 

Si tout était resté en l’état…. Mais, non, Paris n’a cessé de croître, d’évoluer et de se transformer. Le résultat est impressionnant. On ne l’évoque pas assez. Aussi, me suis-je amusé à réaliser un « reportage photo » personnel, dans le quartier de ma naissance et que je ne l’ai jamais quitté, le XVIIème arrondissement, dans son très vieux et tout nouveau quartier : les Batignolles.

 

Vous verrez, c’est très impressionnant, rien à regretter, les Batignolles, le pont Cardinet, les confins du XVIIIème arrondissement avaient été anoblis par les progrès de la technologie du XIXème siècle, par le charme des activités ferroviaires, les gares de triage, le petit train de ceinture, les déferlements matinaux et crépusculaires des trains de banlieue. Devrais-je moi aussi succomber à la nostalgie ?

 

Alors, je gémirais comme nos auteurs, plongé dans la plus morose des dérélictions. « où sont passées les loco à vapeur qui embrouillardaient le pont des Batignolles et les autres, celui de la rue Legendre, et un peu plus loin, celui de la rue des Dames, non loin de la gare saint Lazare »….

Qui me rendra l’émotion charmante de petit enfant qui court pour se trouver au plus profond de la vapeur et de la fumée de charbon ?

 

N’est-il pas trop triste qu’on ait renvoyé ces belles machines au rencard, comme les vieux immeubles tout de torchis sur armature en bois, dont la conception architecturale n’avait pas bougé depuis les insulae romaines ?

 

Et toute cette merveilleuse vie de quartier tombée dans les oubliettes de la ville en mouvement incessant : quels enfants pourraient aller acheter le lait chez le crémier muni du fameux bidon d’aluminium ? faut-il s’en plaindre ? Faut-il s’attrister du remplacement des « remmailleuses de bas » par des Kebabs ?

 

Laissons les émotions frelatées qui traînent de siècles en siècles leurs lots de larmes un peu bêtasses et voyageons au milieu de quartiers neufs, à peine achevés, où pendent encore des fils électriques accrochés à des poteaux érigés de guingois, où des baraques de chantier marquent qu’il est encore beaucoup à faire au sol et en l’air, et regardons, ces immeubles nouveaux et qui sont, pour le passant, de véritables leçons d’architecture.

 

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