chapitre 1 La guerre sans mots

 

Les Etats-Unis et la Russie, les deux vieux protagonistes du conflit de 2022-2026 faussement nommé « guerre russo-ukrainienne ne se sont pas faits d’illusion lorsqu’un traité de paix a été « torché » entre l’UE, l’Ukraine, la Russie, et les Etats-Unis. Les évènements qui suivent, tristement, en atteste.

 

2030, 1er mai : la Russie a lancé les hostilités sur les pays du nord : la Finlande et les pays baltes. Tout le monde sait que ces confettis en forme de crème glacée ( sic Medvedev qui survit au Kremlin en tant qu’amuseur politique) appartenaient à la Russie Eternelle et en avaient été séparés par le jeu des sombres machinations occidentales anti-démocratiques en 1917. Comme on pouvait facilement l’imaginer, les trois pays baltes ont été submergés par les quelques 250 000 soldats russes déployés à leurs frontières depuis 5 ans, appuyés par une grande quantité d’avions, de drones et d’obusiers à long distance.

 

Après la grande victoire sur les chiens woke et transgenres des trois pays baltes, des généraux russes, euphorisés (trop de vodka festive ?), interviewés par des journalistes nord-coréens dans le cadre d’une des fraternelles réunions qui permettent une parfaite harmonisation des forces de défense des deux pays, auraient déclaré que la difficulté dans cette opération, qui avait duré moins d’une semaine, avait été d’ajuster les tirs. Les trois pays baltes sont en effet si petits que l’armée russe tous équipements confondus avait dû se livrer à un vrai travail d’orfèvre afin de toucher de vraies cibles en dur et d’éviter que des tirs en tous genres mal calibrés n’atterrissent dans la mer Baltique. On dit même que deux divisions russes qui avaient traversé L’Estonie de part en part, confondant les nombreux lacs qui embellissent ce pays avec les rives de la mer Baltique s’étaient retrouvées par mégarde sur les bords de la mer : elles avaient été perdues corps et biens pour avoir aveuglément appliqué l’ordre suprême donné aux vaillantes troupes de libération russes : « En avant, sans jamais s’arrêter ».

 

2030, 10 mai : les Etats-Unis ont annoncé que l’enjeu des pays Baltes et même de la Finlande ne vaut pas une guerre nucléaire. Ils ne voient pas en quoi les quelques milliers de Baltes concernés seront plus malheureux sous le régime russe que sous le régime Européen. Au surplus, les trois pays Baltes ayant été complétement envahis par l’armée russe, les Etats-Unis ne voient aucune raison de s’impliquer à posteriori. Le président Vance s’est même offert une belle occasion de se moquer de l’Union Européenne et de ses prétendus efforts militaires. « Ils ne seraient même pas capables de défendre le Grand-Duché du Luxembourg et ses 500 000 habitants installés en plein milieu de la soi-disant Union Européenne, et membre fondateur, avec d’autres Etats corrompus, de la deuxième version du fameux 3ème Reich décadent et raciste sous la forme du « soi-disant fameux traité de Rome de 1957 ».

 

Au sein de l’Union européenne, les choses n’avaient pas été très claires. Elle avait hésité entre la position officielle de soutien indiscutable aux quatre membres partenaires incontestables des accords de défense renforcés passés en 2026 et les doutes et discussions au sein même de la population européenne. Un mouvement nommé « Dantzig » avait inondé les réseaux européens et mondiaux d’arguments contre la participation à la guerre. Le principal slogan, repris par tous les réseaux, avait été « nous n’irons pas mourir pour Dantzig », faisant référence au fameux « couloir de Dantzig » symbole du mouvement pacifiste européen et de son opposition à l’entrée en guerre contre l’Allemagne en 1939.

 

A cette occasion, selon des études confiées aux plus grands cabinets de conseil européens, on avait pu observer que le bellicisme des populations européennes décroissait au fur et à mesure qu’on s’éloignait des frontières russes. Plus précisément, alors que les Portugais manifestaient une parfaite indifférence à l’égard de la « question balte » et un simple vague intérêt à l’égard de la « question finlandaise », les Polonais, les Ukrainiens, et les Autrichiens se sentaient très concernés par les mouvements de troupes russes et se montraient très sensibles à la menace induite par leur concentration depuis deux ans !

 

Notes

La guerre sans mots

C’est une paraphrase de la déclaration que fit Talleyrand lors du vote de l’assemblée sur la condamnation de Louis XVI. Alors que les députés expliquaient leurs intentions de vote tout au long de discours insignifiants, Talleyrand, à la tribune, s’exclama : « La Mort, sans mots »

 

Medvedev : il fut Président, avec Vladimir Poutine comme premier ministre. Il s’agissait de conserver la place de ce dernier qui ne pouvait pas être réélu. Vladimir Poutine à l’issue de la présidence de Medvedev, fut à nouveau élu. Medvedev quant à lui a opté pour des prises de position extrémistes, menaçant les pays de l’OTAN de bombardements en tous genres. Il est considéré actuellement comme le clown extrémiste du Kremlin.

 

Président Vance : vice-président de Donald Trump, il est devenu président des Etats-Unis à la fin du mandat de ce dernier

Accords de défense renforcés passés en 2026 : les pays européens membres de l’OTAN ont en effet passé des accords de défense mutuelle renforçant l’organisation du traité de l’Atlantique Nord. Ils se sont promis aides mutuelles et soutien sans faille en cas d’agression de l’un quelconque des membres des Accords de Défense.

 

 

 

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