DIVERS... et variés

Il fait tellement froid aujourd'hui que j'ai failli me laisser aller à la blague habituelle et écrire : "d'hiver...". Il faut de temps en temps, parler en vrac... plusieurs sujets. Des centres d'interêts qui se déplacent ici et là. Donc, au hasard. 

Un ami qui m'envoie des textes souvent intéressants me fait parvenir les Dix commandements de la Manipulation de Noam Chomsky. Vous les trouverez pour votre édification sous l'onglet "vos humeurs, vos fureurs".

J'ai aussi laissé un petit texte d'humeur sur l'affaire du Concordia, bâteau naufragé par un marchand d'épate. Plusieurs morts pour la gloriole ratée d'un abruti. Pour le coup ce sont Mes Humeurs, Mes Fureurs qui ont été l'éxutoire.

Et puis, il y a l'Allemagne. Quelques commentateurs pensent que je tire à boulets rouges, comme on tire des salves pour l'honneur. Non pas! Je n'en veux pas plus qu'avant à l'Allemagne. Je dis simplement que, nous autres Français avons trop de passions pour les autres et les regardant nous nous désolons trop facilement. Il faut inciter nos concitoyens à regarder nos voisins en face, dans les yeux, sans émotion ni passion.  Là aussi, aller dans humeurs et fureurs.  et aussi dans les Echos.fr

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Commentaires: 2
  • #1

    Une femme, Agatha Christie.... (vendredi, 01 juin 2012 09:47)

    Tiens , un beau stylo Mont-Blanc, du même nom que le massif.Elitisme et raffinement....

  • #2

    Anonyme (samedi, 08 juin 2013 17:01)

    Un très, très beau texte:

    Le mal des mots

    « En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
    Le silence, l’espace affreux et captivant…
    Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
    Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve. »

    Le Gouffre, in Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire

    Ses mots me manquent. Les mots me manquent. Étrange et douloureuse sensation que de se trouver pour ainsi dire à cours de mots, quand ils coulaient de source, qu’ils se déployaient, en abondance depuis tant d’années, en un vigoureux torrent devenu fleuve, vital et impétueux, d’où s’étaient échappées de sinueuses rivières, épanouies en un fertile delta.
    Mais à présent, le lit des mots est asséché. Le flux retiré. Leur rumeur clame en amont. C’est au loin que mes mots se heurtent avec fracas contre un infranchissable barrage, avant de refluer inexorablement vers les siens. Anciens, lointains. Combien me manquent ces mots et combien ce manque est vain !
    Les siens, les miens. Il m’en souvient tant. Le goût des siens sur mes lèvres rappelle encore celui du miel. Les miens ? Sa langue venait les cueillir en douceur au bout de la mienne. Ils ne manquaient pas de chair. Ils ne manquaient de rien d’ailleurs. Le souffle de ses mots sur ma peau, au creux de mon cou, le long de mon dos, sur la pointe de mes seins, tel un vent chaud caressant des dunes brunes et mouvantes, appelait les miens, ardents, hardis, façonnés d'un désir propre à lui brûler le cœur.
    Essentiels étaient nos mots. Si nous ne pouvions les dire, nous nous les écrivions. Si nous ne pouvions écrire, nous savions les relire. Nous buvions les mots avec volupté, nous nous nourrissions de leur substance en grâce. Les mots abritaient le serment, c’était le sang mêlé dans le pacte d’enfants. A la vie, à la mort. Sacrés mots. Consacrés.
    Il ne s’agissait pas d’un flot incessant de mots pour dire des mots. Chaque mot naissait dans le sens qu’il devait prendre et être reçu comme tel sans ambiguïté. En offrande. Nous parlions ainsi des mots que nous nous adressions, en évoquions l’origine intime, définissions leurs couleurs et leurs musiques, leurs parfums et leurs essences, leurs répercussions en motions, leur chair en émotions.
    Pourtant, les mots n’exerçaient aucune tyrannie entre nous, au contraire ils étaient heureux, nous avions toujours le mot pour rire, nous en jouions en vers et contre tout, nous nous prenions aux mots, nous nous les passions, jamais à moitié, ni couverts. Non que nous ayons été plus amoureux des mots que l’un de l’autre, loin s’en faut. Seulement, nous nous unissions en eux, en même temps qu’ils nous unissaient. Nous les entendions dans le prolongement de nos corps aimés et âmes sœurs. Autrement dit, nous étions attentifs à ce que les mots jaillissent directement du cœur, nous nous efforcions d’échanger la langue la plus pure, la plus originelle.
    Nous filions, mot pour mot, le parfait amour. Fin mot de l’histoire.

    Extrait de La Métaphysique des aimants, Zoé Balthus

 

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