Le Viaduc des Arts

Il faisait beau, je m’étais imaginé que l’exposition de la collection de Marin Karmitz à la Maison Rouge était ouverte… mais c’était pour le lendemain ! Alors, quand il fait beau, n’était-ce pas le bon moment pour une ballade et puisque j’étais juste à côté du viaduc des Arts, la fameuse trouée verte qui toute déployée fait bien deux ou trois kilomètres, pourquoi ne pas l’arpenter quitte à se limiter à sa première partie…

 

C’est une idée amusante que ce viaduc, il offre au piéton un univers augmenté. On marche au-dessus de la ville, dans un univers végétal, et quand on le quitte pour retrouver le niveau des trottoirs et des chaussées, on retrouve la ville, ses boutiques, ses bruits et ses émanations de pot d’échappement….

 

Voici quelques photos prises au smartphone, à la volée, certaines un peu bancales, d’autres un peu floues… un jour j’y retournerai avec du vrai matériel. Telles qu’elles sont là, il faut en dire deux ou trois mots et signaler les images sympathiques.

 

Dans un trou de verdure qui fait cadre, la gare de Lyon grisaille : ville contre campagne ?

 

Une architecture de fou : un commissariat de police installé dans un immeuble au fait duquel un architecte, ou bien kitsch, ou bien dangereusement hostile à la police, ou tout simplement nul (et son commanditaire avec : belle illustration des risques et des horreurs de « l’art administratif ») a installé une frise constituée de reproductions gigantesques de « l’esclave mourant de Michel Ange » avec un gigantesque trou dans le dos. (Le propriétaire de l’œuvre, le Musée du Louvre, a-t-il donné son accord pour cette reproduction insensée ?)

 

En bas, parmi les boutiques installées sous les arches du viaduc, celle d’un bottier. Un jeune bottier fraîchement installé : une boutique à la devanture de chaussures qui font rêver ! Laissez tomber les Converse, les Adidas et autres baskets, allez sous le viaduc des Arts, il y a là un bottier qui sait ce que chausser veut dire…

 

Belle promenade, et aussi, prenez un pot, les terrasses sont vastes et arborées, le viaduc tient bien, ses arches massives sont rassurantes ! S’il pleut le spectacle vaut vraiment la peine de s’asseoir à l’intérieur.

 

Et de toute façon, pensez à cette recommandation :

 

« Prenez, prenez la peine, la peine de vous asseoir,

Prenez un verre de bière si le cœur vous en dit… »

 

 

C’est Prévert qui l’a dit.

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