Pensées 176 à 200

 

Cent quatre-vingt quatorzième pensée

 

Drôles de rêves, ceux-là qui ne font pas rêver


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Cent quatre-vingt treizième pensée

 

Les menaces sont des flatteries autrement.


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Cent quatre-vingt douzième pensée

 

Les mots pour modeler la pensée : retire un paquet ici, plaque un autre là, et recommence jusqu’au moment où la pensée te paraît aboutie.


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Cent quatre-vingt onzième pensée

 

Sois toujours, ici et là ! Ne crains rien, ces deux-là sont toujours ensemble !


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Cent quatre-vingt dixième pensée

 

Un disciple s’extasiait au spectacle d’une feuille virevoltant dans sa chute : « tu devrais chanter la chute de la pierre, elle y met moins d’afféterie.


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Cent quatre-vingt neuvième pensée

 

Bontés de la nature, douceurs de loups et de vipères


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Cent quatre-vingt huitième pensée

 

On ne peut pas revenir


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Cent quatre-vingt septième pensée

 

« Esprit es-tu là ?» Etrange question. 

 

 

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Cent quatre-vingt cinquième pensée

 

À ceux qui lui reprochaient d'inventer sans cesse, le pseudo répondait que le bonheur appartient à celui qui trouve.

 

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Cent quatre-vingt quatrième pensée

 

Lumière de l'âme... Pensait un disciple.
Éteins le soleil, dit le pseudo

 

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Cent quatre-vingt troisième pensée

 

Quel vent pour rider la  surface du temps?

 

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Cent quatre-vingt deuxième pensée

 

Pour l'enfant, demain donne l'idée de l'éternité. Pour le sage, hier, sans cesse.

 

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Cent quatre-vingt et unième pensée

 

Un disciple dit :
« Se mirer dans l'eau »
Le sage dit
« le torrent »

 

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Cent quatre-vingtième pensée

 

Crains le jour où les sages seront à vendre.

Crains plus encore, le jour, où ils trouveront acheteurs.

 

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Cent soixante dix-neuvième pensée

 

Un disciple était très bavard. Le Pseudo le conseilla : « Dire est dangereux. On te croit ».

 

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Cent soixante dix-huitiéme pensée

 

Soliloque : le dialogue pur

 

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Cent soixante dix-septième pensée

 

Le Pseudo aimait à se distraire à faire des bulles. « Lorsqu’elles pètent les bulles trop lourdes font des dégâts. Les miennes ne contiennent que des rêves ».

  

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Cent soixante seiziéme pensée

 

Un disciple intimait le silence autour du Pseudo : « Le sage pense ». Le Pseudo le rabroua. « Alors, le silence sera éternel ».

 

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Pensées 201 à 225

 

 

Deux cent-vingt cinquième pensée

Comment peut-on s’habituer à tout quand on n’a rien ?

 

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Deux cent-vingtième quatrième pensée

Le sage à qui on représentait l’innocence de la nature s’exclama « je préfère l’innocence des enfants »

 

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Deux cent-vingtième troisième pensée

Le sage à qui on représentait l’innocence des enfants s’exclama « les ignorants ne sont pas innocents ! »

 

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Deux cent-vingt-deuxième pensée

Sans le présent, il n’y a ni passé ni avenir.

 

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Deux cent-vingt et unième pensée

Le pécheur qui renverse son panier dans le ruisseau, ne loue, ni ne remercie personne. Il met tout son cœur à retrouver vite et par tous moyens les poissons perdus.  Quitte à laisser les divinités sur le bord du chemin.

 

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Deux cent-vingtième pensée

Si l’obscurité vient quand tu éteins la lumière alors abandonne la Voie et contente-toi de ton chemin.

 

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Deux cent-dix neuvième pensée

Ne monte pas sur un tabouret pour te grandir.

 

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Deux cent-dix huitième pensée

Tu te plains de n’avoir à qui parler. Que ne te plains-tu de n’avoir qui écouter ?

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Deux cent-dix-septième pensée

Les premières victimes des esprits passionnés ne sont jamais leurs adversaires mais leurs voisins de palier.

 

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Deux cent-seizième pensée

A ceux que l’infini effarait, il disait toujours « Crains, ce qui est fini. Il n’y a pas d’issue »

 

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Deux cent-quinzième pensée

Ce n’est pas en secouant ta tête qu’il te viendra des pensées. 

 

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Deux cent-quartorzième pensée

Celui qui reste en place, ne fait pas du surplace.

 

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Deux cent-treizième pensée

Tu dis que le monde se déplace. Pourquoi cours-tu ?

 

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Deux cent-douzième pensée

 Tu dis « A nouveau » alors que tu penses « encore »

    

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Deux cent-onzième pensée

On a dit du Pseudo qu’il plaisantait parfois : il répondait en plissant les yeux: « je suis un farceur de la dernière catégorie, la plus élevée, celle où on ne fait plus rire »

 

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Deux cent-dixième pensée

Un disciple du Pseudo vint un jour le trouver et lui posa cette question : la vérité est cachée dit-on, qu’advient-il si, découvrant sa cache, on la met au jour ? Le Sage répondit. « Elle devient une histoire vraie ».

 

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Deux cent-neuvième pensée

Les cordes du violon ne valent que lorsque l'archet les caresse.

 

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Deux cent-huitième pensée

Le Pseudo s’émerveillait devant les conclusions de la science moderne. Facétieux pourtant, il lança à quelques uns de ses élèves : « le monde est un brouillard d’ondes et de particules. Qu’est-ce alors qu’un coup de poing dans la figure ? »


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Deux cent-septième pensée

L’homme, c’est surtout de l’eau. Méfie-toi des flaques.


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Deux cent-sixième pensée

Deux miracles qui se suivraient et se ressembleraient ? Ça n’a pas de sens ! La multiplication des pains qui se répète ? Plaisanterie ou naissance d’une industrie ?

 

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Deux cent-cinquième pensée

Pour accompagner la marche des armées : de la musique !

 

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Deux cent-quatrième pensée

La  vérité ne frappe jamais avant d’entrer.

 

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Deux cent-troisième pensée

Ne dis pas « mon ami », sans attendre.

 

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Deux cent-deuxième pensée

Pour préciser ses idées, le pseudo usait parfois de mots et d’expressions inconnues.

 

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Deux cent-unième pensée

On ne trouve pas de prise là où il n'y a rien à prendre

 

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