Vanille

Vanille


La Finance et la Banque sont réputées pour leur capacité à créer, gérer et vendre des produits financiers de la plus haute sophistication. C’est à ce point qu’on a parfois envie d’évoquer ces produits si rares et complexes comme on parle des vins. On évoquerait alors des « produits financiers de garage », inventés avec amour dans le secret d’une arrière soupente ou dans un box de parking par quatre copains sortis de l’X, d’HEC, de l’école des Chartes…


Mais, qui peut le plus peut le moins, il leur arrive aussi de proposer des produits financiers classiques d’une immense banalité, car il y a toujours des investisseurs à faible capacité intellectuelle ou dont le comportement est désespérément conventionnel et classique.


Ces produits financiers destinés aux gens basiques et simples sont surnommés : Vanille. En français ! Car, originellement, on le devine, ce terme a une origine anglo-saxonne : Vanilla.


Dans le domaine des « dérivés » (voir ce terme) on parle de produits « vanilla » par opposition aux produits dérivés « exotiques », et lorsque c’est franchement très simple, on dira qu’ils sont « plain vanilla ». Les option dites « put », « call », les variantes « floor », « collar » dans le domaine des taux d’intérêts sont des produits « vanille ». (voir ces termes)

Pourquoi vanille, et pas café, ou caramel, chocolat ou pistache ?…. Parce que dans les salles de marché, la crème glacée la plus basique de toutes les crèmes glacées basiques est sans doute la crème glacée à la vanille….


On pourrait penser, que puisque ce sont des produits simples, les choses se déroulent simplement, un peu comme un compte à terme dans une banque où à l’échéance, on encaisse les intérêts puis on réfléchit à autre chose ou on recommence. Mais non ! Même les choses simples peuvent aboutir à des désastres. C’est ainsi que les premières annonces de l’affaire Kerviel, dans La Dépêche du 24 janvier 2008 pour prendre un exemple, commentaient les événements ainsi : « La Société Générale a indiqué jeudi que la fraude de 4,9 milliards d'euros dont elle a été victime de la part d'un de ses courtiers, portait sur des produits appelés "plain vanilla", un terme utilisé dans la finance et qui en français veut dire "vanille pure". »

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