Urbanisme, urbanité et théâtre à Cirolo, à Loretto et à Osimo

Où le décor se révèle face cachée de la Vérité

Le décor se révèle telle la face cachée de la Vérité: dans l’univers italien, les villes sont-elles des décors ou bien le théâtre est-il consubstantiel à la ville ? Loin de Rome et des évidences, loin de Florence à qui les architectes doivent tout, loin quand même des villes idéales que sont Vicence et Sabbionetta, la leçon est administrée.

Un architecte sans grande réputation me dit un jour que les Italiens avaient le « don des façades ». Voici comment les enseignements sont perdus et comment croyant connaître quelques notes d’une phrase musicale on s’imagine avoir résumé une symphonie. L’art italien n’est pas dans les façades comme l’art français des villes n’est pas dans quelques pignons chantournés des immeubles haussmanniens. Il est tout dans l’art du théâtre, c’est-à-dire à la fois dans la vérité des apparences et dans la distance qui s’impose au spectateur.

Les façades, les cours, les places, les enfilades, les arcatures et les portes que je propose ici viennent de cités qui n’ont pas la notoriété des divas mentionnées plus haut. Elles n’en témoignent que mieux de l’art italien de la cité. Elles ne fonctionnent pas à l’esbroufe ou à l’épate comme parfois Florence, comme souvent Venise, comme toujours Rome ! Elles sont elles-mêmes, habitées, vécues, villes pour des citadins d’hier et d’aujourd’hui, villes qui ne cessent depuis des siècles de proposer leur urbanité.

Comment ne pas se sentir « urbain » dans pareilles villes, avec la part de jeu et de théâtre que l’urbanité, la civilité, la citoyenneté imposent : pour ce jeu-là, les Italiens nous le disent, il faut un cadre, il faut l’ancrer dans le monde des idées et des peintures idéales, il faut aussi l’animer, s’en faire l’acteur, le personnage et le témoin. Ainsi, les petites villes de Bologne, de Cirolo, de Loretto et d’Osimo, sont à leurs modestes dimensions la démonstration épurée de ce que théâtre et décors urbains signifient pour l’art italien de la ville.

Ps : il faut toujours garder en tête qu’un décor de théâtre peut dire le vrai à ce point que le démonter au motif qu’une autre pièce de théâtre va être mise en scène devient criminel. C’est bien ce qui est arrivé au décor installé pour la première représentation d’une pièce de théâtre dans le premier théâtre à l’italienne, celui que Palladio conçut pour Vicence. Il est toujours en place, près de six siècles après avoir été installé. Un décor qui dure montre la nature réinventée par l’homme dans toute sa vérité.

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