Canicule

Cette année-là, au mois d'Août, la canicule s'est installée en Toscane. Une chaleur féroce, mordante, agressive. Nos amis italiens étaient stupéfaits. Oui, bien sûr, en Toscane, il peut faire très chaud... cette fois-ci, il semble bien que la mesure avait été passée. Il faisait vraiment très chaud. Heureusement, la Villa était une belle bâtisse aux murs très épais. Heureusement aussi, les nuits n'étaient pas trop rudement frappées. Et puis, au milieu des vignes et des champs la nuit, l'humidité vient toujours calmer le jeu. 

Peut-on photographier une canicule? difficilement, il faut la retrouver par indices interposés. Indirectement, par une lumière en excés, par une plante qui souffre, par un parterre transformé en paillasson....

voici quelques photos et un extrait, comme d'habitude, d'une nouvelle qui se nomme,Ô surprise.... "Canicule".                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   *****************************

 Canicules...

 

 

(…) Nous observons le mouvement de la lumière qui, malgré tout, malgré les fermetures, les volets, les rideaux lourds en velours de Gène, les volets intérieurs, se glisse et s’insinue. J’imagine une fuite de lumière comme il y a des fuites d’eau. On ne peut pas grand-chose contre l’eau. Elle arrive à passer partout. Essayer de l’empêcher de passer ? C’est impossible. Elle passe. La lumière c’est pareil. Elle arrive aussi à se glisser par les  trous dans les volets, dans tous les interstices entre des volets un peu trop vieux pour être bien jointifs. Elle passe en dessous de la porte (….).

 

La lumière se glisse là où elle a envie de passer. Nous suivons les rais de lumière. Parfois, ils prennent la forme d’un trait, d’un dard, tout droit, fin tuyau de poussière lumineuse qui atterrit sur le sol en brique rougie à l’encaustique et  laisse une trace circulaire blanche, aveuglante. Parfois, c’est une ligne, qui s’est projetée et s’étale sur le sol, dans un concert de rouges resplendissants. Ou bien, c’est une ombre de lumière qui a diffusé en brouillard lumineux au travers d’une vitre à la transparence ancienne, couverte de poussière et de chiures de mouches tout en haut d’une imposte. Regardez ! On dirait une croix. Elle se dessine parfaitement. Le soleil a forcé la jointure entre les deux volets. Et là ? C’est une ombre de fenêtre aux carreaux découpés précisément et projetés sur le sol. Et aussi, la fenêtre est décalquée sur le mur. Chaque vitre s’illumine sous une chaleur rayonnante. Les montants des fenêtres sont devenus de l’ombre projetée. (…)

 

 

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