Florence, entre couleurs et saveurs...

Les images de Florence, ici, une inversion des valeurs? ce n'est pas la Florence qu'on doit voir? L'envers du décor ou par delà le miroir? Ce sont aussi des moqueries, peut-être? Pour ne pas voir Florence dans toute sa beauté, prendre des photos par en-dessous. On me dira que "Parce que vous étes écrasé par sa beauté, par la multitude des monuments, des palais, des musées, alors, vous prenez la ville par la dérision et vous contentez de photographier des marchands de glace et de souvenirs".

 

J'aime les reflets de Florence dans l'Arno. Je passerais des heures à photographier la ville, ses églises, ses palais qui s'écoulent lentement au fil du fleuve, et qui tremblent aux piles du Pont Vieux. Mais aussi, je suis émerveillé par l'armée en marche des David, de Michel Ange et de Donatello, modèles réduits entre athlétes de foire et petites gouapes de lupanar. Les reflets de Florence disent qu'ils faut aussi considérer les grandes oeuvres comme si elles continuaient leur course et allaient de l'avant. Peu importe les multiples, les réductions.

 

A deux pas des David sous cellophane, les glaces sous plexiglas. Fruits aux formes ambigûes qui dégoulinent un peu, rochers de couleurs tendres aux aspérités amollies. Couleurs vives sur les étals contre l'harmonie des nuances à la surface du fleuve. L'ombre d'un David précéde sa blancheur de paccotille. 

 

J'aime me promener dans Florence à la rencontre des moments sublimes et des artifices insignifiants.

 

Et aussi, ajouter un conte... toujours en cours d'écriture. Raconter Florence? Je ne saurais plus le faire. Trop tard. La réver ...

 

On ne reviendra donc plus à Florence?

 

 

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On ne reviendra plus à Florence...

 

 

 

(...)    Le scandale a été d’obscurcir ces moments simples. Ou, devrait-on le dire d’une autre façon : le scandale, c’est que ces moments simples ne seront plus.  Les amoureux de reflets ne seront plus amoureux. C’est la façon la plus simple de le dire. Ils perdront le désir même.

Je parle comme s’il n’y avait que des  balades le long des quais d’un fleuve.  La vérité est que je me promène justement le long de l’Arno, sur la chaussée qui domine le fleuve de très haut, en direction du « vieux pont », le regard capté par des images de palais brouillés dans leurs reflets tremblants. J’aime cette vision détournée des rives de l’Arno. J’aime ne pas me sentir contraint d’admirer les rives et les bâtiments qui les rythment. Les regarder au travers de leurs reflets tremblés, troublés de tourbillons ou striés de petites vagues quand passe un canot léger. Dans l’insécurité de leurs reflets, ils perdent un peu de leur condescendance et ne viennent plus me tancer, ni me rappeler avec beaucoup d’arrogance qu’ils ont été contemporains de choses grandes, belles et importantes.

J’avance doucement le long du quai, coté « Seigneurerie ». Le temps est doux. Le soleil de ce matin d’août est franc. Il ne joue que de ses rayons. La moiteur, la torpeur, filles jumelles de la canicule n’entreront en  scène que vers 11 heures. A l’instant, à huit heures, le soleil est un jeune combattant fier de ses vraies armes. A peine émergé d’une ombre encore fraîche, un rayon, deux, créent un contraste saisissant. Je sens ma peau trembler qui ne sait s’il faut parer au chaud ou au frais.

J’avance doucement aussi parce que je veux réfléchir à ce qui nous arrive. A tous. Aux habitants de Florence. Aux amoureux de la ville, comme moi. A tous ceux qui,  par passion, s’imaginent entretenir une relation singulière avec Florence. Florence que j’aime ne peut pas ne pas m’aimer, n’est-ce pas ? Je l’aime tant !".....

 

Florence, du fond des eaux.

Florence, au fil des regards.

 

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