Miho Kajioka: « And where the peacocks go ? ».

 

A la Galerie Vu,

Une belle exposition qui montre le travail d’une jeune japonaise : Miho Kajioka sous le joli titre « and where the peacocks go ? ».

Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour vous y rendre. Il faut y aller. C’est un incontournable.

Certaines photos flashent et affirment une présence toute de couleurs et d’éclairs ou de ruptures violentes entre noir et blanc. Et aussi la photographie, comme la peinture, est affaire de format : on sait des œuvres gigantesques qui sont à la fois un hymne aux performances de la technologie et des démonstrations grandioses de ce qui est à voir. La photographie est affaire de regards et d’abord celui du photographe ; Regards portés sur ce que l’âme décèle et fait émerger du monde. Mondes intimes qui surgissent dans le regard porté sur les choses. Choses qui étaient là dans la mémoire, les souvenirs, les rêves et les peurs et qui prennent une vie nouvelle confrontées à ce monde que le photographe tire en y posant son regard.

Certaines photographies attirent l’œil du regardeur vers des choses, des paysages, des objets, des couleurs. D’autres l’invitent vers l’intimité de ce « voyant » qu’est le photographe et lui proposent le déroulement d’une musique intérieure et celui d’images encore floues et faiblement discernables sorties des brumes d’un sommeil qui s’efface.

C’est toute la magie de Miho Kajioka.

Des traces de mémoire, des corps qui émergent d’entre les souvenirs, des jeunes femmes en costumes traditionnels, lointaines qui se détachent soudain d’un paysage fantomatique. De minuscules photos disent la fragilité des sentiments, la délicatesse d’un vol d’oiseau, inscrit en lettres infimes dans un repli de la mémoire.

Personnages parfois minuscules à force d’être lointains qui s’inscrivent comme des idéogrammes sur une toile-paysage.

Ce serait une photographie « littéraire » où l’auteur parlerait de lui (d'elle en fait, puisque Miho Kajioka est une "auteure") et assignerait ses lecteurs à le suivre ? C’est vrai, et tout à la fois, c’est un cheminement qui est ouvert au regardeur et l’invite à retourner en lui-même pour éprouver aussi la légèreté des souvenirs et des brumes, et leur fragilité.  

 

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