Photo reportage, Brice Portolano

 

 

Quelques choses que j’ai notées sur le « Photo-reportage » 

 étant membre du jury de la Bourse du Talent #69 Reportage .

Sur 12 candidats, j'en ai choisi 4 que j'ai commentés. Brice Portolano est le premier de cette série. 

 

Le diaporama des photos est disponible en suivant le lien ci-dessous

 

ARCTIC LOVE | BRICE PORTOLANO

 

Et voilà que vient s’appliquer les derniers mots de mon énoncé des principes (voir Photo-reportage). Le risque qu’encourrait le photographe avec pareil thème : la photo, belle comme une aurore boréale.

 

L’adéquation parfaite entre l’objet du reportage et son rendu imagé sont frappants. Cette adéquation si parfaite à mes yeux m’a imposé cette fantaisie que, sûrement, ces photos avaient été prises par un photographe amoureux. Amoureux de la fille dont il racontait l’histoire. Amoureux des paysages et des animaux vers quoi elle était tendue, qui en étaient, et le cadre de vie, et la raison de vivre.

 

Le récit se déploie naturellement entre images de traîneaux qui avancent au loin et leurs traces noires, légères, effilées, qui se distinguent sur une étendue totalement blanche. Les ruptures sont toujours fortes, entre l’intérieur surencombré du chalet où le peu de place paraît être une sorte de compensation contre l’immensité des plaines de neige. Où la lumière faiblement dorée d’une lampe à pétrole repousserait l’éclat absolu des aurores boréales.

 

Brice Portolano raconte ainsi en notations simples et sans romantisme, le rapport fort de son héroïne avec les animaux. Bien au-delà de ce qu’on pourrait qualifier de rapport affectif, il rend l’idée d’un rapport nécessaire. Dans un univers totalement, absolument dangereux, la survie tient à une qualité de lien, entre homme, nature, animaux. La dernière image d’une marche solitaire symbolisée par des marques de pas répond très intensément à la première ou chien et maîtresse font corps.

 

Monde dangereux et pourtant le photographe ne saisit ni violence, ni combat, ni drames. C’est d’une douceur qu’il rend compte, par la couleur, les nuances, le blanc, le bleu et, parfois, le vert éclatant des nuits sombres. C’est une partie très délicate de ce reportage qui ne s’attache pas à présenter « une géographie », des plaines de neige, des forêts, l’attirail habituel des photos façon « Géo ». C’est un reportage sur le choix, l’idée de la vie qui anime la jeune femme, toute à cette nature, vouée à la vie dans celle-ci, avec elle.

 

 

Si les photos sont belles, peut-être les doit-on à cette idée de vie dont tout le reportage est empli.   

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