Motu Proprio/Aimer


 

Comment peut-on être aimable avec qui vous hait?

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Le bonheur n'est pas une espèce de petit oiseau qu'on tient serré dans sa main, enfermé, et qui s'élancerait dans les airs au moment propice, pépiant, et folâtrant. Ce n'est pas plus une fleur au sein d'un bouquet harmonieux. Le bonheur fait penser à la graine d'une plante étrange, qui donnerait des fleurs et des fruits extraordinaires, au premier instant de sa mise en terre. Etrange plante cependant, dont la floraison et la fructification imposerait tous les jours plus d'attention, plus d'investissement. Une plante fort peu économique puisqu'assortie d'un rendement nécessairement décroissant.

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Je connais des instants que j'aimerai voir suspendus, comme volent, suspendus à un souffle, la plume ou le morceau de papier ou le sac en cellophane.

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Il n'est pas nécessaire d'être aimé, c'est simplement agréable.

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Fraîcheur d'une âme, de la jeunesse, d'un sentiment.

Fraîcheur des bouquets de fleurs coupées

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L'ingénuité est indispensable au rapport amoureux;

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Désirer une femme fait partie de l'ordre naturel; ne pas lui sauter dessus tout de suite, fait partie de l'ordre social.....

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Les américaines qui ont progressivement mis en place une protection farouche de la femme aboutissent à un résultat qui s'approche de celui des pays musulmans extrémistes: les appétits sexuels doivent procéder de façon voilée.

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Différence entre le sourd, l'aveugle et la femme (ou le mari) trompée: les deux premiers ne feignent pas de ne pas entendre ni de voir.

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La révolution avait inventé la conscription: le soldat gratuit, voilà la nouveauté disait Céline. Selon Denis de Rougemont L'occident aurait créé l'amour: mettre la femme à la portée de toutes les bourses ?

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Quelle tristesse que de ne pas être aimé. Plus triste encore: en avoir besoin

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Aujourd'hui, culte du corps de la femme. Quel denier pour ce culte?

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Mon Dieu, qu'il est difficile de persister dans la bonté!

Pour quel rapport, je vous le demande?

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Le besoin d'être aimé est source de grandes souffrances, si absurdes pourtant: pourquoi attendre de la part des autres ce que l'on a bien du mal à leur offrir soi-même.

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Je n'aimais pas ta préférence pour la route de la montagne le long des ravins. "Ta crainte s'y perdra. Elle oubliera l'ombre sinistre des précipices" souriais-tu. Pauvre succès. Après m'avoir quitté, ma crainte s'est attachée à ton ombre tremblant qu'un gouffre s'en empare.

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Je veux que tu t'envoles à mes risques, au loin des périls. Je les tiens bien en laisse. Quand tu reviendras, ils te lécheront les pieds en rampant.

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Te pensant, les yeux fermés, je ne me trompe jamais de chemin. Il suffit que Je suive mes rêves de toi.

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Protégez-moi des désirs dégradés en envies.

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Plaisir de l’amour qui inspire ou sentiments enflés à l’oxygène ? Air pur des mers, des montagnes et des plaines ou pantin qui s’emmêle dans ses fils usagés. Aime-t-on l’amour….ou l’aimée ?

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L’ai-je inventée ? Et si c’est le cas, pourquoi, cet amour que j’aurais imaginé, devrais-je le dénigrer ? Quel pire ai-je à craindre de mes œuvres ? Que la réalité peine derrière la fiction bien plus qu’une fiction qui s’emparerait de la réalité

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Nous nous sommes trouvés sur cette exigence, ne pas se perdre en lieu commun. Ne nous quittons pas sur des banalités. Ne disons rien tout simplement. Ou bien, des mots, brefs, acérés, pour une coupure nette, épargnant même la douleur. « C’est fini ». Ou « au revoir ». Ou même « merci, infiniment »….

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Je n'aimais pas ta préférence pour la route de la montagne le long des ravins. "Ta crainte s'y perdra. Elle oubliera l'ombre sinistre des précipices" souriais-tu. Pauvre succès. Après m'avoir quitté, ma crainte s'est attachée à ton ombre tremblant qu'un gouffre s'en empare.

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Je veux que tu t'envoles à mes risques, au loin des périls. Je les tiens bien en laisse. Quand tu reviendras, ils te lécheront les pieds en rampant.

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Le soleil sait chaque soir, malgré son poids et malgré la mer jalouse, renaître et briller. Il n'est jamais hésitant dans cette course à la naissance. N'hésite pas non plus et cours, tes flammes te suivent.

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Tu ne peux t’être dissoute quand je resterais d’un bloc

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Je vous apprendrai.... « l'érotologie mathématique et infinitésimale». Je révérai d'une érotique quantique, de septièmes ciels au sein de l'énergie noire, de torpeurs darwiniennes précédant la reproduction de l’espèce et d'extases transcendantales agglomérées par César en compressions molles.

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Peut-on écrire l'amour, sans amour à qui le dire?

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Le trop dire d’amour n’est pas un trop plein qui se déverse dans le cœur aimé, c’est un vide en soi qui cherche à se combler. Aragon aimait-il Elsa ?

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Peut-on échanger des sourires avec des inconnus… et si oui, contre quoi ?

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Les chants inachevés sont-ils de ceux qui résonneront le plus longtemps ?

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L'objet du désir inassouvi est-il coupable?

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L'objet du désir est-il le désir qui se morcelle et se disperse ?

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Nous pleurons les villes que la pluie dissout, nous les avions arrachées à la terre, la nature efface nos traces.

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On n’est riche que de soi-même, mais sans les autres on s’appauvrit. Ou bien, on se couvre d’épines, et on contemple rageusement le désert qui vous entoure.

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Souffrir des souffrances de l'être aimé, et plus on aime, remonter dans le temps des souffrances. Mieux souffrir? Mais aussi délivrer et recréer.

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L’ai-je inventée ? Quelle prétention ! Elle était là, avant cette histoire que j’écris, ces mots que je dépose. Elle peut dire aussi qu’elle m’a trouvée ! Et qu’elle à ouvert une des portes qu’elle préfère, grande assez pour que passent les ailes qu’elle m’avait prêtées.

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Tu me serais prétexte. Faute d’imagination, ou ayant épuisé mes ressources, je me serais saisi d’une proie de rêve, pour la dépecer en mots d’esprit et en belle tournure. Prédateur au stylo qui épuise sa victime, au lent fil de phrases ciselées. Et quand ce serait vrai ? C’est le désir de la victime qui qualifie ou disqualifie le crime.

 

 

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