Nouvelle page 6

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N'est-il pas préférable de courir vers ce qu'on se veut être que de rester avec ce que l'on pense avoir trouvé. Vivre ne se fait-il pas au risque de trébucher, et plutôt que d'être centré, n'y a-t-il pas une fêlure initiale, par quoi le temps s'insinue nous donne vie, brisant l'immuable, désaxant les moyeux et nous jetant dans le mouvement....

 

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Survivre              

Les alternatives sont combatives donc réductrices. Etre entre les deux, c'est une très belle formule. Et si le désir était d'abord ce qui nous assure que nous resterons entre les deux et que nous n'irons pas nous perdre dans la branche mal arrimée d'une fausse alternative. Et si le désir était cette fêlure où le temps s'infiltre et vient nous intimer de ne pas arriver et de demeurer entre-deux.

 

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Ecrire                   

Faut-il croire à ce qu'on écrit? Ou faut-il simplement être cru?


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Survivre              

Le droit de citer est imprescriptible: devoir de mémoire et droit de détournement réunis. Ne dit-on pas, depuis la plus haute antiquité  "citez, citez, il en restera toujours quelque chose".


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Survivre              

Peut-être le plaisir de montrer beaucoup à peu est-il plus vrai que la jouissance de montrer peu à beaucoup !


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Vaticiner            

Quand on pense au temps qu'on gagne avec tous ces progrès technologiques on n'a plus le temps de penser au temps qu'on perd.....


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Penser               

Effet de souffle de la pensée....les idées qui ne veulent rien détruire mais qui cassent tout en passant


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Vaticiner             

Imaginez que les grandes douleurs se mettent à parler: ne sera-ce pas là l'occasion d'une horrible cacophonie. Surtout si elles se livrent à cette manifestation originale toutes en mêmes temps. Les unes, s'efforçant de dominer le tumulte, hurleraient, les autres prendraient des bâtons pour les faire taire. Ou, au contraire, autorisant les grandes douleurs à s'exprimer, on découvrirait à cette occasion qu'elles sont muettes parce qu'elles n'ont rien à dire ou rien que des banalités. Genre "je suis malheureux parce qu'on a été méchant avec moi". Peut-être sont-elles muettes sans s'en rendre compte et ne pouvant émettre un son, s'imaginent que leurs supplications tombent dans l'oreille de sourds? Elle n'est pas du tout évidente cette histoire de douleurs qui causent ou qui se renferment!


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Souffrir               

La souffrance est tout à fait socialement correcte! de nos jours, on un fait un étalage permanent. il y a les people qui souffre officiellement parce que, cette semaine, ce ne serait pas mal de souffrir un peu, histoire de montrer qu'ils ont humains eux aussi. Il y a les souffrances des politiques, avec un peu d'humidité dans les yeux pour montrer que leurs adversaires n'ont pas le monopole du cœur. Il y a les victimes très éloignées d'un accident de voiture, qui souffrent de la souffrance qu'ils auraient pu avoir et, rien qu'en regardant la télé qui se disent qu'il faut qu'ils aillent dire qu'ils souffrent. Il y a tous ceux qui doivent être aidés par les services psycho socio, de l'AP, des aéroports, de l'armée du Salut, de l'armée tout court pour qu'ils puissent faire leur deuil, celui de la mort d'une feuille morte, de l'alcoolique qui s'est arrêté sur une voie de chemin de fer au moment où passait un TGV etc...Et puis, il y a les vrais souffrances de gens qui sont irréels à force de souffrir, on se demande même si à force d'années de souffrance, dans l'indifférence générale (Somalie, Darfour), il n'y a pas un mérite extraordinaire à continuer de souffrir. A moins que le mérite revienne à ceux qui regardent la télé et sont capables de maintenir leur tête haute, au-dessus de tous ces torrents de boue.

 

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Vaticiner            

45 years ago. Que pensions-nous de nos parents quand, en 1967, ils écoutaient des variétés venant tout droit de 1922...Damia, Marlène Dietrich, Fernandel... les goualantes et les beuglantes, le verbe parigot grasseyant ou les accents (inventés) du midi avant Pagnol. Et les chansons tirées de la grande guerre, avec leurs histoires de troufions et les piou-piou à l'accent traînant du nord. Les roses blanche pour les jolies mamans et les gants blancs qui vont si bien avec les casoars. Les bals musettes et les hommes en frac. Et les rêves de Fric. Ou les cauchemars de Fritz. On serait dit que tout ça c'était ringard?


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Penser                

A MARCEL DUCHAMP QUI DISAIT "c'est le regardeur qui fait l'œuvre", je dis, ayant croisé des tonnes de regardeurs aujourd'hui, qui faisaient la queue pour aller s'adonner à leur vice, que ces regardeurs là ne font pas l'art. Ni l'œuvre, ils vont au musée comme d'autres allaient aux bains, ou, dans les églises, pour prendre une ration de spirituel. Les regardeurs de Duchamp font l'œuvre comme les communiants font le saint sacrement.


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Rêver                   

Un rêve forcé, c'est une ambition


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Rêver                  

J'aime les montres en panne qui, deux fois par jour, donnent l'heure, parfaitement; j'aime mes vieux agendas où je fixe mes rendez-vous pour l'une ou l'autre de ces heures. Seul moyen de forcer les rêves à venir au moment dit et non pas quand ça leur chante.


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Survivre              

Mes rapports avec les bêtes et la nature en général ne me portent pas à les photographier sauf à en faire un support pour la réflexion ou pour montrer que dés que l'homme se rêve "naturel" ou bien il tombe dans le sirupeux et l'eau de rose anthropocentriques ou bien dans la violence et l'horreur de la prétention à la surhumanité. (naturelle).


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Parler                  

Je n’ai jamais su parler légèrement


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Ecrire                   

Valery en face d’un carnet : hésitations entre contenance et contenus… un peu de contention parfois.


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Lire                       

Qu’est-ce qu’un enfant de 14 ans peut comprendre à Niezsche ?

 

 

 

 

 

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