Nouvelle page 8

 

 

Rêver                  

Quant à Platon, il est aussi du singe descendu....et il reprit, en tant que philosophe cette décision essentielle: ne pas se laisser-aller, ne pas laisser-faire, ne pas laisser passer, ne pas remonter dans l'arbre, si facile.


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Penser                

Le barbare est celui qui ne sait pas parler la bonne langue ou qui, faute de l'avoir bien apprise, lui fait dire des choses falsifiables.


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Dire                      

Les phrases dont le sens est si vaste et dont les termes sont si aisément falsifiables sont, ou bien des formules sans sens, ou bien des sens qui n'ont pas encore épuisé leur formulation.


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Aimer                  

« Un amour excessif est un amour coupable." Kundera

 J'aime la formule parce qu'elle fait partie de ces phrases "floue" dont le vague du contenu est compensé par une ouverture, par le grand air. Elles sont comme ces grèves qui ne décrivent pas la mer, mais, dévoilent qu'on peut en dire beaucoup de choses. Et en même temps, à défaut de grève, pas de vue sur la mer. Elles ferment les portes du non-dit, de l'indicible et de l'inter-dire. Ce sont des phrases "matrices". Elles invitent à la déclinaison. "une passion excessive est une passion coupable", " une volonté excessive est une volonté coupable", "un effort excessif est un effort coupable". Regardée de très près pour voir comment elle fonctionne, on vient bien que c'est aussi une phrase « vecteur ».

 

Elle est donc orientée. Vers "devant nous". Elle contraint la pensée à penser. Une matrice n'est pas un passe-partout ni un couteau suisse. On ne dira pas "un meurtre excessif est un meurtre coupable", "une haine excessive est une haine coupable", "une paresse excessive...".

 

Elle oriente la réflexion sur l'inscription de l'homme dans son projet et non pas dans sa destruction. A ce titre, elle est l'émanation d'une volonté de penser et de voir, c'est à dire de faire que le monde ait une image qui tienne par opposition aux feux des météorites, à l'explosion des bulles de savon et la dissipation du brouillard. En effet, comme elle boucle sur elle-même, elle contient en elle-même son projet de débat et de questionnement. Car, si on ne peut pas dire, "un meurtre excessif est un meurtre coupable" on peut dire "un amour coupable est un amour excessif".


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Rire                      

Tous les auteurs n'ont pas pris de la hauteur même lorsqu'ils ont reçu des prix. L'ascenseur intellectuel marche de moins en moins bien dans nos sociétés modernes.

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Regarder                           

Le nu, en peinture et plus encore en photo, n'est pas naturel et ne relève jamais d'une soumission au sujet mais d'une construction du regard.

Malheureusement, les beautés "picturales" sont le plus souvent le fruit d'une pulsion, d'un désir à fleur de glandes et feraient meilleure impression dans un catalogue de fin d'année d'une firme de pneumatique que dans un musée.


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Dieu     

Dieu n'est que le débiteur ultime.

L’usurier ?

C’est l’Homme.

Dieu, n’est autre qu’une création de l’Homme.

 

Balayons sur l’instant les arguments idiots qui disent que faire de Dieu une créature de l’Homme, c’est en avoir une idée dégradée. C’est bien, au contraire, avoir une idée dégradée de l’Homme que de ne pas le croire capable de créer un Dieu. Ce serait avoir une idée pire encore que de le croire capable de créer un Dieu dégradé. Rompez les rangs ! Ce qui devait être dit, est dit…

 

Sauf que, maintenant, la question du mensonge revient dans sa pureté originelle. Et il faut la prendre du plus haut possible. On est un peu sur la montagne, profitons-en ! L’homme créant Dieu, ne fait pas « ce-qui-est »…puisqu’avant qu’il l’ait créé, « ce n’était pas». Créant Dieu, il ment, puisqu'il énonce "ce qui n'est pas", qui est l'essence même du mensonge. Au surplus, il se ment, énonçant une histoire sans queue ni tête! Il se ment en pire quand il annonce qu’il croit, que ce qui n'est pas "est" et inversement, en toute (bonne) foi. L’Homme créant, créerait donc du mensonge ? Tout comme l'Homme créant Dieu.


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Art                        

QUESTIONNER LA NAISSANCE DU BEAU.

Le plus simple est d'aller directement vers le laid. Il y en a davantage et il ne risque jamais de passer inaperçu.


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Survivre                             

Celui qui se pare de conscience aurait tort de penser qu'il a rempli une condition nécessaire de l'état de scientifique. Et puis, mon affection pour Rabelais n'est pas si inconditionnelle que sa formule me convienne absolument. Combien d'âmes ont sombré dans les marigots de la bonne conscience ? Ne mêlons jamais les jeux de la conscience et les jeux de la Science. Cela nous évitera les Lyssenko de tous les pays, les anti-darwinismes des fondamentalistes et la mauvaise conscience d'Heisenberg.


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Survivre                             

L'hésitation sur l'identité prend des dimensions très terre à terre de nos jours avec tant de types qui se demandent s’ils ne sont pas des nanas. Est-ce l’effet pernicieux de n’être qu’une chose et une seule et de ne l’agir qu’absolument ? Bien dommage. Alors, que cette hésitation est si porteuse de pensée et de fabrication de l'humain. Entre silence et parole, Diable et Dieu, entre mouvement et stabilité, entre raison et sentiment, entre langage et bruit, entre corps et âme, Jeckill et Hyde, Dorian Gray et son portrait, et Beckett enfin.


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Mourir                

L'intensité atroce de la peur devant le néant qu'une lueur et quelques pleurs révèlent.

 

Enfin, le livre qui vous dit tout sur un Paris qu'on ne veut pas montrer, un Paris méconnu, un Paris retrouvé.

Il vous suffira de tendre la main, vers les librairies du net…. aux adresses suivantes

 

 

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