Soliloques sur le Vaste Monde: décembre 2016

- En prison les banquiers islandais

- Il faut se méfier des lents

- Moi-Président sera-t-il un roc ou un caramel mou? (paru dans les Echos du 14 novembre 2012)

- Elections: luttons contre le mensonge (paru dans les Echos)

En prison, les banquiers islandais

 

La condamnation qui vient de tomber sur la tête d’une belle brochette de banquiers, fonctionnaires, agents de change et autres intervenants dans l’univers bancaire et financier islandais devrait nous plonger, nous autres français, dans de sombres pensées. On pense à un récent procès où les arguments conjoints de naïveté et d’incompétence prononcés avec l’œil humide de la victime innocente ont pu éviter à une ancienne ministre qu’on la prenne pour une ministre et qu’on lui prête des connaissances économiques et financières.

 

Les Islandais ne sont pas gens à écouter de telles sornettes de la part de leurs responsables financiers et bancaires, publics ou privés, élus ou sous contrat de salarié. Il faudrait donc les féliciter. Et d’ailleurs c’est bien ce qui se passe. Les Agences de Notation ont relevé la note de l'Islande. Et le FMI, a adressé un petit mot sympathique, non pas pour féliciter l’Islande d’avoir puni et taxé ses dirigeants incompétents mais pour le redressement opéré durant ces 8 dernières années.

 

L’Islande revient de très loin pour autant son histoire récente est-elle emblématique ? Est-elle un cas, utile pour imaginer les faillites bancaires de demain ?

 

Déroute d’un bon élève

 

L’Islande en 2008, était dans une situation analogue à celle du Portugal et de l’Espagne. Ces pays avaient « tout bon ».  En 2007, la dette publique ne s’élevait qu’à 22 % du PIB.  L’Islande membre de l’Union Européenne avait refusé d’adhérer à l’Euro, ne voulant surtout pas se trouver enfermée dans des contraintes « bruxelloises ». Les anglo-saxonneries financières l’avaient touchée, la dette était devenue un sport national. Les Islandais se firent Américains, s’endettant massivement pour leurs logements et pour satisfaire une consommation effrénée. Les banques islandaises prêtaient en devises étrangères dont les taux d’intérêts étaient beaucoup plus « sexy» que les taux indigènes.

Mais aussi les banques Islandaises, dont le marché national (326 000 habitants, presque la moitié du Luxembourg) ne permettait pas une grande expansion s’étaient lancées dans la grande aventure de la Finance Internationale, grappillant sur les flux monétaires passant à portée d’ordinateur ce que l’Islande faisait aux baleines passant à proximité de ses côtes. Elles prospéraient pour le plus grand bonheur des Islandais puisqu’en 2007 l’Islande occupait la 1ère place mondiale selon l’indice de développement humain (IDH) des Nations Unies. Avec un PIB par habitant de 50 000 $, l’Islande paradait à la 5ème place des pays les plus riches du monde (grâce à la finance et non pas aux baleines) !

 

Les agences de notations, sans classer triple A ce petit pays, le gratifiaient de leurs bonnes notes, A+ pour les unes, AA pour les autres…

 

Elles auraient pu avoir des doutes : le total des bilans de banques locales était lourd par rapport au PIB du pays. Pire, 80% de la dette nationale extérieure qui culmina en 2008 était sur inscrite sur le bilan des banques locales. Or, pour un PNB à 1 279 milliards en 2007, cette dette s’élevait à 9553 milliards de couronnes islandaises.

 

En septembre 2008, la crise frappa ce petit pays méritant ! Les agences de notation dégringolèrent sa note de A à BBB… d’un seul coup. Du jamais vu.

 

Tous coupables ?

 

En 2016, neuf banquiers se sont vus infliger 47 ans de prison. Déjà, en 2014, la presse rapportait que l’ancien responsable de la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 est condamné à 12 mois de prison, dont trois fermes, par un tribunal de Reykjavik. L’ancien directeur de la banque Kaupthing, déclaré coupable et emprisonné dans une précédente condamnation, vient de voir sa peine prolongée de six mois.

 

Les chefs d’accusation ne sont pas très reluisants : financement abusif d’actions, manipulation de cours, mensonges commerciaux etc . Les banques en difficulté finançaient l’acquisition de leurs propres actions par des particuliers ou des investisseurs lesquels remettaient ces actions à la garantie du prêt consenti…. Une parfaite cavalerie financière. Un maquillage de bilan bien organisé !

L’Etat Islandais dût nationaliser les banques. Il récupéra non seulement des actifs financiers pourris, mais aussi les dettes à l’égard des déposants islandais. Dans la corbeille, des milliards sous forme de prêts immobiliers, ou à la consommation, des crédits auto, des crédits bien au-delà des revenus d’une masse de particuliers.  Ces prêts étant souvent formulés en devises étrangères, l’effondrement de la couronne islandaise (- 50% en moyenne) eut un effet catastrophique sur le poids des remboursements des particuliers et des entreprises.  Il fut même plusieurs mois où l’Islande n’importât plus aucun 4X4 ! La ruine.

 

« La coopération dynamique avec le FMI a permis de préserver le modèle social nordique de mon pays » s’exclama un peu plus tard le Président de la République islandaise. Bonne chose, en effet, encore qu’il n’eût pas été mauvais que les banques fussent contrôlées par leurs pouvoirs publics. Mais elles s’occupaient si bien du bien-être des ménages. A cette époque, on ne débattait pas des vertus du libéralisme : l’Etat avait tort par principe, le marché avait raison et les régulateurs étaient des empêcheurs de danser en rond. Quant aux particuliers, ils avaient, faute de limites, pris le goût à la spéculation.

 

Aujourd’hui, c’est presque fini. Encore un ou deux ans et l’Islande redeviendra une économie moyenne. On ne chipotera plus pour aller chasser la baleine. Aujourd’hui, on achève le travail, on condamne les responsables de cette débâcle, le FMI est content de l’Islande et les 4X4 commencent à refleurir…

 

Les referendums du déni.

 

Il ne faudrait pourtant pas oublier que les Islandais ont fait tomber la foudre sur les déposants britanniques, danois et néerlandais. Quand on dit « les Islandais » ce n’est pas une généralisation stylistique: les Islandais, mâles et femelles confondus, à condition d’être en âge de voter, ont décidé qu’ils ne rembourseraient pas un liard des dépôts que ces étrangers cupides avaient déposé sur les comptes à terme mirobolants proposés par les banques islandaises dont la « célèbre » banque en ligne Icesave.

 

En deux consultations (2010 et 2011) lesdits déposants anglais, danois, ou tout bêtement européens découvraient que le peuple Islandais refusait, purement et simplement de les rembourser.

Aujourd’hui, quand tous félicitent les Islandais pour le courage et la lucidité de leurs juges qui ont su punir les méchants (les dirigeants des banques) et protéger les gentils (les Islandais-pas-banquiers) il peut être utile de rappeler que la méthode de l’Islande, pour ne pas trop démolir le beau modèle social que le FMI salue et dont la population profite, a consisté à spolier des déposants étrangers ! Beau message !

 

 

On dira que les nouvelles règles en matière de faillites bancaires ont pour effet de placer les créanciers des banques en première ligne et, parmi eux, leurs déposants ; on dira donc que les Islandais avaient anticipé ! On dira peut-être aussi que traîner en justice des dirigeants coupables de négligence, d’incompétence, voire de tromperie et de manipulation est parfaitement légitime. Ils étaient responsables donc coupables. On ne devra cependant pas oublier que le déni à l’égard des déposants étrangers ne sera pas compensé par les jugements qui viennent de tomber. Les condamnations exemplaires des 47 dirigeants ne rendront pas leur argent aux déposants étrangers !

 

C’est un beau message envoyé aux tenants du libéralisme bancaire et financier.

Elections: luttons contre le mensonge

Eradiquer la culture du mensonge? Un vrai défi pour le Candidat. Tournant en rond dans la salle du Think Tank de campagne, il hésitait quand il sentit une lumière se poser sur son front. La Lumière contre l’Obscurité. Le Vrai contre le Faux. Le Beau contre le Laid. Le Bien contre le Mal. Bien sûr ! Il tenait le bon argument ! Il s’en prit violemment aux membres du Think Tank.
 
"Vous n’y arrivez pas ! L’idée maîtresse vous échappe encore. Vous êtes nuls. Parce que vous ne pensez qu’à tricher avec le peuple. A le tromper. A l’endormir"
 
Le visage illuminé d’un sourire de mâle défi, il lança :
« Il faut que la lumière soit !»
 
"Il faut que nous parlions vrai ! À partir d’aujourd’hui, c’en est fini des mensonges ! Il faut éveiller le peuple et le faire naître à un monde nouveau"
 
Aux Français, il faut dire les choses telles qu’elles sont. Les vraies choses. Même les choses qui font mal.
Les Français en ont assez des mensonges, ils nous disent : "Stop ! Fini les mensonges! Dites les choses comme elles sont. Stop de nous embobiner ! Comme la dernière fois, en 2012 ! Et avant en 2007," en 2002…!"
 
Dans les têtes des conseillers, progressivement, comme l’albatros après une course maladroite, certaines pensées tentaient de décoller « On ne peut pas tout dire, quand même ! », « Il y a aussi des secrets », « On ne va pas donner le code pour le feu nucléaire », « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, on sait cela depuis l’antiquité », « La vérité toute nue, c’est comme les femmes dénudées… il faut savoir choisir le modèle!»…
 
Le Conseiller « extra », celui qui n’intervenait qu’en cas de coup dur, se leva. « Cher Candidat ! Je ne défigure pas ta pensée si je résume ainsi : « Il faut dire la vérité, c’est à dire : ce qui est et rien que ce qui est ».
 
Le Candidat sourit en guise d’approbation.
 
«Pourtant, tu ne peux pas être élu sur le programme  "tout ce-qui-est  et rien que ce-qui-est" ? On comprendrait que tu ne veux rien changer. Que tu ne veux voir que les choses qui sont et pas les choses qui devraient être. Celles qui n’existent pas encore ». Le Candidat se rembrunit.
 
Le Conseiller continua : « Quand tu parles de la France de demain, tu parles d’une France qui n’existe pas, par définition ! On ne peut quand même pas dire que tu mens ! »
 
"Alors?" fit le Candidat, d'un air malheureux...
"Alors, fais comme tout le monde ! Raconte des histoires. Raconte de belles histoires. Ce que tu as fait. Ce que tu aurais fait. Ce que tu feras … "
Le Candidat risqua : « Et si je n’ai rien fait ? Qu’est-ce que dis ? »
 
Le conseiller laissa tomber.
« Invente. Ils oublieront »

Il faut se méfier des lents

Rappelez-vous ce mot de Paul Valery : « Achille immobile à grands pas ». Achille qui musarderait et prendrait son temps ? Prendre son temps ? Dans notre monde d’aujourd’hui ? Dans le monde d’internet ? Ce monde où on pense « tout de suite ! ». « Une pizza ! », elle arrive chez vous, toute chaude. Un besoin de transport et voilà Uber qui a déroulé le tapis rouge alors que vous n’avez pas même fait l’intégralité du numéro d’appel. Et les bitcoins ? Comment comprendre, sauf les honnêtetés douteuses ou les coups fourrés à l’anglaise, qu’il y ait encore du lent quelque part ?

Le lent a-t-il une chance de survivre dans notre monde du  "vite", du "tout de suite" et du "aussitôt" ? Le lent est-il même pratiqué ? Se trouve-t-il des lieux dans le monde et la société où le lent se nicherait encore ?  Des êtres lents ? On sait que le «Paresseux » n’est pas rapide. Mais des hommes lents ? Ou des hommes qui prennent leur temps pour dire des mots ou pour prendre des décisions ?

Cessons ces questions futiles. Le lent est une arme. Comme le lourd. Comme le gluant. Ils vont ensemble le plus souvent. Considérez la tactique du Président Normal. A tous ceux qui l’adjurent de se prononcer enfin : « "François doit se prononcer", "à trop tarder, il se porte tort…", François oppose son bon sourire fin. Et ne dit rien. La parole, comme la nature, ayant horreur du vide, le « dire rien » des uns stimule le « dire beaucoup » des autres même s’ils n’ont rien à dire. La lenteur à parler provoque les excès de vitesse langagière et des courses au discours. Avec carambolages au programme.

Lui, installé dans sa parole rare, laisse le vide se remplir de discours creux et voit jeter les mots comme on se jette à l’eau, trop vite. Que les discoureurs rapides sachent bien nager ou non n’est pas essentiel. En revanche, dans l’eau lourde et gluante du marigot, il faudra surtout durer. Le but est à portée de quelques petits mois, comme le Mont-saint Michel n’est qu’à quelques centaines de mètres de sables mouvants.

On ne peut pas courir bien vite dans les sables mouvants. Le gluant vient donner un coup de main au lent. Et le lourd, s’y met aussi : le sable mouillé pèse des tonnes à chaque pas.
Lui, sur la rive, observe la course de tous ceux qui en appellent « au vite, au tout de suite, à l’aussitôt ». Pour survivre dans les sables mouvants, il faut être lent et bouger le moins possible. Il voit beaucoup d’agitation. Parfois, pour avancer, ils marchent sur des têtes !

Lui, immobile, tournant le dos à la terre ferme et aux matins clairs, laisse le lent, le lourd et le gluant faire leur besogne. « Dans la terre grasse, lentement, le grain croît ».  

Moi président sera-t-il un roc ? Ou un caramel mou ?

 

La Commission Jospin a rendu son rapport. Les commentateurs commentent. L’essentiel, on le trouve dans la partie : recommandations sur la « nature du Président ».

 

 

La Commission Jospin qui avait à répondre à la question « Statut ou statue ? » a voulu en étendre le champ à la problématique suivante : « la matière dont un Président doit être fait ».  Le faut-il en bois ? Le faut-il en marbre ou en argile ? Autant d’exemples dont on voit immédiatement qu’ils sont ultra-signifiants. 

 

Pour autant, la Commission Jospin a voulu éviter les pièges de la langue courante et de la sémantique populaire : c’est trop vite dit que le Président étant capable de rester « de marbre », doit être constitué de cette matière. Ou extrapoler du fait qu’il n’est pas « de bois » pour en déduire que ce matériau doit être banni bien qu’écologique… Les chausse-trappes étaient multiples. La Commission a donc requis les services et les conseils du CNRS. Les départements « Minéralogie, formes et cristaux complexes », « Technologie culinaire et matériaux innovants », et, plus généralement, tous ceux qui sont spécialisés dans tous les domaines relatifs aux matières, matériaux et matériels, ont été mobilisés.  

 

Un rapport a été rédigé, remis à part, confidentiellement, entre les mains de Moi-Président.  

 

Ce sont des extraits de ce rapport que nous livrons ici, dans l’esprit et la forme de sa présentation à Moi-Président. On l’a résumé aux passages utiles et marqué par des points de suspension tout effet de style superflu. On a conservé dans leur intégralité, quelques remarques de Moi-Président ajoutées de sa main, en rouge.

 

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Matériaux tranchants, durs et brillants.

 

Matière métallique: L’Or.

 

… exclure toute référence à ce métal. Trop de critiques adressées à l’or. Cultes. Veau d’or. Tas d’or et Arpagon. L’or est incorruptible mais corrompt absolument. L’or est sonore. Le Prédécesseur a fait trop de bruit avec l’or. Ça ne lui a pas porté chance. À éviter absolument.

 

Note de Moi-Président : il n’y a de richesse que d’hommes. L’or est une relique barbare. Le Président serait condamné à ne plus pouvoir dire un mot.

 

Matière métallique : le Fer.

 

Il vaut mieux ne pas penser asseoir l’autorité de Moi-président sur ce métal et sa déclinaison, l’acier. Le Fer pèse trop lourd dans le passé franco-allemand… et maintenant Franco-indien…Utilisé, il y a peu, par les Anglais. (Voir l’expression : Dame de Fer). …« Monsieur de fer » aurait peu de force et de crédibilité. « Iron Man » serait une appellation aussi désastreuse que « Golden Boy ». …. Pour mémoire : Matériau pire que l’or, le Fer rouille. Et aussi, insister sur les risques de déviations du sens : Fer Blanc par opposition aux fers de couleurs.

 

Note de moi-président en rouge: éviter le fer… Trop de références émotionnelles : » marquer au fer rouge », « jeter dans les fers », « la route du fer est coupée ». J’aurai droit aux courts-circuits en prime.  Entre Krupps et Mittal, Angela et Fleurange : Autant donner à Moi-président des verges pour qu’il se fouette lui-même !

Matière carbone : le Diamant

 

On lui associe brillant et brio. Un Président en Diamant, gage de solidité et de transparence. Force symbolique : les belles alliances sont en Diamant. Angela y sera sensible. Bien qu’il ne soit pas bio-dégradable, il est écologique : on dit « diamant de la plus belle eau ». C’est du carbone définitivement piégé, à l’inverse du charbon.  Le Diamant permet de couper le verre…. ne peut pas servir à grand-chose pour un Président. Mais on ne sait jamais….

 

Note de Moi-Président : Sûrement pas le Diamant. Cf. les diamants de Bokassa…cf aussi les noces. Eviter tout risque d’ambigüité avec Elle-Première dame.

 

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Le rapport a ainsi passé en revue un certain nombre de matières dont Moi-Président pourrait être fait : le titane, l’uranium, l’amiante, le mercure, le plomb, le zinc…qui toutes ont été écartées pour des raisons tenant à la mythologie grecque (titane), à leur incapacité à évoluer (le plomb se refuse obstinément à se transformer en or) ou parce qu’un Président liquide est une idée trop compliquée (le mercure) . Moi-Président a rayé rageusement d’un coup de stylo rouge le cas de l’amiante. Le Président de la Commission a noté qu’inventorier cette matière avec les autres n’était pas très adroit, même si l’intention était de proposer un Président à l’épreuve du Feu. « En temps de paix, Moi-Président ne sera jamais mis à l’épreuve du feu ».

 

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Suite du Rapport.

 

Commentaire d’un des membres de la Commission.

 

« Le Président de la Commission avait insisté pour que créativité et liberté d’esprit soient au rendez-vous. … « Pensez à toutes matières ! ». Il avait ajouté avec cette pointe d’humour inimitable d’un marrant discret, « pensez  matières chimiques, agricoles, alimentaires, matières premières, secondaires et tertiaires, matières qui assouplissent ou qui freinent... »

 

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Matière composite : le caramel mou.

 

La commission ne l’a pas retenu pour plusieurs raisons parmi lesquelles : mauvais pour les couronnes sans que cela renforce les républiques.

 

Moi-Président a marqué en rouge. « Aucun rapport avec Moi-même Moi-Président : Un caramel mou est carré ».  

 

Matière composite : le soufflé.

 

On ne l’évoquera pas davantage : Moi-président à déchiré les pages et demandé qu’on se sépare du jeune administrateur civil par le concours interne  « qui n’a rien compris à la politique ». Dans le même esprit, le même avait traité des bulles de savon et des statues en glace.

 

Matière composite : la gelée

 

De nombreuses pages ont été consacrées à la gelée …Elle a un énorme avantage : sous les coups, elle ne se déforme pas…. matériau à mémoire de forme. Modelée en Moi-Président, elle revient à la forme initiale, même après des échanges avec Angela Merkel, David Cameron ou Eva Joly. Une expérience menée avec le Premier Ministre donne de bons résultats.

 

Moi-président a fait un long commentaire positif. On ne peut pas le reprendre entièrement. Il mentionne que, parfois, on peut ne pas revenir à la forme initiale… Moi-Président, modelé socialiste en gelée, peut terminer libéral sans qu’il y ait eu pertes de matière, de densité ou de poids.

 

Matière première industrielle : le Caoutchouc

 

Il est clair que ses performances : extension-rétraction en font un matériau idéal. Il est ludique et sérieux sous des aspects identiques : les enfants jouent avec des balles en caoutchouc, les forces de sécurité aussi. L’exercice budgétaire et les propositions de réductions des dépenses publiques ressortissent du saut à l’élastique. On donne l’impression de prendre tous les risques et finalement on revient à peu prés d’où on était parti avec de belles émotions en prime.

 

Moi-président n’a pas annoté. Il a conservé par devers lui cette partie du rapport pour réfléchir. Elle a été retirée de la version définitive.

 


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