Novembre 14


- newsletter numéro 200

- Les très grandes banques sont-elles dangereuses?

- la querelle des anciens et des modernes en Economie


Newsletter numéro 200



Pascal Ordonneau. Newsletter numéro 200

Chères toutes, chers tous,

200 !!! La deux centième newsletter!!! Je n’en crois pas mon clavier!!! Une pareille newsletter doit être brillante, plus encore que les autres (si cela est possible!!!) ou bien, au contraire, on ferait comme si de rien n’était. On passerait son chemin, on dirait « tiens 200 ! » et on continuerait en sifflotant de manière insouciante…

Pour attaquer le sujet « 200 », pour m’assurer que « 200 » a un sens particulier j’ai mené une enquête. Par exemple : qu’ai-je écrit lorsque parut la centième ? Ce fut simple et austère: « Maintenir le flambeau. C'est tout! Pas plus! C'est déjà ça!» Pas de flonflons, pas de feux d’artifice. Tracer le sillon. D’un autre côté, quel fut la 200ème pensée recueillie à la suite du cheminement de Laeu-Tso, dit le Pseudo? Comme toutes les autres ce fut une pensée mystérieuse.

«Quand on aime, on ne compte pas »… dit le vulgaire. «Alors, dit le Pseudo, on oublie».

Ne comptons pas les newsletters! Suivons les préceptes du Sage: nous oublierons mieux et, libres de tout passé, nous pourrons sans effort progresser dans l’avenir. 

1)   La Série «Bunkerland» continue, en voici une nouvelle livraison: «Bunkerbank contre BCE»

Nous sommes à l’ère des séries. Alors je m’y suis mis. Voici donc, un nouvel épisode de ma série sur les mœurs et les coutumes du Bunkerland.

http://www.pascalordonneau.com/2014/11/11/bunkerbank-ou-le-combat-de-la-bundesbank-contre-la-bce/

2)   Paris Photo 2014: un très beau cru

Quand vous recevrez cette lettre, la fête de la photo sera achevée. Dommage, je n’ai eu le temps que de m’y rendre deux fois. Un enchantement. Bien différent de décidément très convenue «FIAC».

http://www.pascalordonneau.com/2014/11/13/paris-photo-2014/

3)   Emile Bernard : l’artiste entre homme libre et liberté amère

Surdoué, voici Emile Bernard. A la naissance des façons de voir qui forgeront le regard durant le demi-siècle qui suivra. Mais aussi jaloux de sa liberté. Artiste au fond de l’âme, à ses risques et périls. Passionnant :

http://www.pascalordonneau.com/2014/11/11/emile-bernard-changer-d-ennui/

4)   Le troisième volet de mon « contre Duchamp »

C’est que l’individu est coriace et que son cadavre, exquis peut-être, est bien défendu par une bande de sectaires plus obtus et agressifs que de vulgaires sicaires. Vous pourrez, une fois cette lecture purgative faite, passer à autre chose et considérer l’art contemporain avec sérénité. Et si Duchamp vous paraît toujours agressif, il vous restera toujours une ressource rustique: une bonne gousse d’ail!

http://www.pascalordonneau.com/2014/11/10/marcel-duchamp-contre-duchamp-3/

5)   Laeu-Tso, dit le Pseudo : Quatre cent treizième pensée

« Les rêves éveillés sont de la réalité en suspension »

http://www.pascalordonneau.com/mots-d-auteurs/pensées-de-laeu-tso-le-pseudo/

6)   Bonnes feuilles de «Le retour de l’Empire Allemand ou le modèle imaginaire»

A lire dans le Chapitre 11

«Une projection d'Eurostat faite en considérant qu’il n’y aurait pas d’apport migratoire, donne une dimension critique à cette régression. Elle part de 2015 avec 80,6 millions d’habitants (ce qui est déjà erroné car c’est le niveau atteint en 2011 !!!). En 2030, la population serait revenue à 75 millions, en 2040 à 70 millions… et en 2060 à 58 millions. La France quant à elle aurait atteint 70 millions d’habitants un peu avant 2050.

Les conséquences sont considérables et mécaniquement conduiront l’Allemagne à perdre sa prééminence économique dans le prochain quart de siècle, ce qui a conduit Paul Krugman à prédire que l’Europe vivrait sous les auspices d’un Empire Français dès les années 2040».

Il ne faut pas hésiter: pour tout savoir il faut se procurer le «Livre» et pour cela le commander en suivant ce lien : Jacques Flament Editions

http://www.jacquesflamenteditions.com/139-le-retour-de-lempire-allemand/ mais aussi toutes les librairies « en Ligne », dont Amazon.

Bonnes lectures,

Les très grandes banques sont-elles dangereuses?

 

Les poncifs se sont multipliés depuis que la crise bancaire a frôlé l’effondrement des systèmes. Le fameux « too big to fail » est devenu une sorte de « scie » que les banquiers centraux entonnent lorsqu’il leur faut démontrer qu’ils pensent à l’avenir. Il faut que les Grandes Banques soient mises au pas et, très précisément, qu’elles renforcent leurs fonds propres. Qui n’approuverait ces propos ? Qui ne se retrouverait pas dans cette déclaration tonitruante de Mervyn King, l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, "les banques qui sont trop importantes pour faire faillite sont trop importantes pour exister".... Lire dans les Echos.fr en suivant ce lien.

Humeurs 78, la querelle des Anciens et des modernes en économie

 

Humeurs : entre bonne croissance et mauvaise croissance, une querelle ?

 

On aurait envie de dire que la dernière querelle entre les Anciens et les Modernes tourne autour du taux d’endettement public ! Il y aurait d’un côté une mauvaise croissance, pleine de bulles (pas du champagne) qui telles les ganglions des pestiférés vont éclater et disperser partout des aérosols de bactéries de peste et d’un autre côté, une bonne croissance, faite avec plein d’économie réelle, la vraie, celle qui ne doit rien à la monnaie, idéalement des bagnoles qui se garent toutes seules et dont le diesel émet des rugissements feutrés.

On aura tout de suite reconnu dans la mauvaise croissance, celle des Etats-Unis. Elle est assez malpropre quand on regarde les choses de près : du quantitative easing « en veux-tu en voilà !», sans vergogne et sans honte. Une FED qui a financé les déficits publics sans rechigner. 3000 milliards de dollars giclés dans l’économie en 4 ans. La croissance de celle-ci est encore plus douteuse quand on constate ce n’est pas de la « vraie économie réelle ». Elle est fictive. Ce sont des entreprises pleines de vent - des Google, des Facebook, des Twitter - qui font la « une » ou bien des entreprises de gadget comme Apple. Elles font des profits avec du vent et, en plus, s’installent chez le mieux offrant fiscal, au gré des alizés opportunistes.

De l’autre, la bonne croissance. Celle qui fait fi des facilités monétaires. Celle qui dit qu’il n’est de bonne économie qu’avec une solide base industrielle avec des vrais ouvriers dans des vrais usines résonnants de bons bruits mécaniques et bourrées de machines en fer et en os. Cette économie-là est pure de toutes dettes étatiques, de tout déficit, de toute bulle. Elle ne bouge pas beaucoup en ce moment ? Elle est même à l’arrêt ? C’est bien normal ! Quand on s’inscrit dans l’histoire longue, on ne s’en tient pas aux injections de monnaie qui sont à l’économie réelle ce que le botox est à l’esthétique faciale.

Le côté un peu sinistre de cette bataille on le trouve sous la plume des commentateurs : dans un même article vous lirez que les Etats-Unis ont trouvé la pierre philosophale, la planche à billet, le fameux QE, c’est-à-dire finalement une explosion de la dette publique, (19 000 milliards de dollars, 110% du PIB) quelques lignes après vous lirez que les pays européens, écrasés par la dette publique (11 000 milliards, 90% du PIB) sont coincés, machine grippée. Grain de sable contre pierre philosophale : le combat éternel entre le réel et le virtuel.

La conclusion ? Les Allemands ont raison, le déficit budgétaire c’est de la mauvaise monnaie, il ne peut en sortir que de la mauvaise croissance. Les Américains ont tort, l’équilibre budgétaire c’est de la bonne monnaie, il ne peut en ressortir que de la bonne stagnation.


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Au Pays de l'Eau et des Dieux est disponible chez Jacques Flament Editeur ainsi que

La Désillusion et Le retour de l'Empire allemand. 

"La bataille mondiale des matières premières" et "Les multinationales contre les Etats" sont épuisés. 

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