Soliloques sur le vaste Monde: mars 2016

 

- Repentances et sentiments humides

- Reconnaître la qualité du management à la française (dans le Huffington Post)

- "Lâcher de billets" contre "revenu citoyen" (repris par le Courrier Financier)

- La monnaie n'est plus un Nil généreux. (repris par le Courrier Financier)

- Le petit bout de plastique et le retrait des Mars (repris par le Courrier Financier)

- On a perdu des migrants

 

Repentances et sentiments humides

«Nous nous repentons ! Oui, nous nous repentons !». EP. Jacobs, dans «la Marque Jaune», fait répéter cette antienne aux victimes du Docteur Septimus transformés en zombis décérébrés pour avoir douté du génie du fameux Docteur. Nous nous repentons! EP. Jacobs aurait-il eu une vision ? Durant les années qui suivirent, la repentance deviendra le thème préféré des hommes politiques à tendance «humanisme humide».

Les Allemands s’étaient repenti. Les Français qui bêlent à la belle Allemagne se dirent qu’eux aussi avaient à se repentir de quelque chose.

La repentance française la plus dégoulinante parmi les repentances françaises vit la République Française s’excuser d’avoir fait passer l’Algérie du moyen âge à l’ère moderne en un peu plus de cent ans.

Or, la malheureuse Algérie, colonie turque, revenait de loin! Écoutons Tocqueville, qui commenta la conquête de l’Algérie: «Ce prétendu gouvernement turc n'était point … un gouvernement mais une continuation de conquête, une exploitation violente du vaincu par le vainqueur. Non seulement les Turcs s'étaient établis sur les côtes d'Afrique en étrangers, mais …pendant trois cents ans … (ils vécurent) comme des nouveaux venus qui arrivent dans le but de faire leurs affaires particulières et non point pour administrer le peuple conquis ».

Étrangement, il n’est jamais venu à l’idée des Algériens de se retourner vers leurs anciens maîtres, les Turcs, pour en exiger repentance et réparation.
Ne devrait-on pas le leur imposer ? Ils commenceraient par les Algériens, puis les Arméniens puis, plus tard, les Kurdes…

« Lâcher de billets » contre « revenu citoyen »

 

 

 

Les méthodes quantitativistes des banques centrales, les fameux QE qui consistent à injecter des quantités massives de monnaie dans les circuits de l’économie, semblent ne pas suffire. Méthodes peu orthodoxes ce ne sont, s’il faut écouter le sémillant Jens Weidmann, que des déviations démoniaques dont l’idée n’a pas pu germer ailleurs que dans l’esprit pervers d’un économiste latin.

 

Dans ces conditions, on imagine les cris d’effrois monétaires à l’encontre d’un diable quantitativiste qui se prendrait à rêver de balancer des billets de banque du haut d’un hélicoptère. Cette drôle d’idée serait venue au jour dans le cerveau qu’on pensait bien fait de l’homme qui a changé la face du monde de la pensée économique : Milton Friedman, le fondateur de l’école de Chicago, le héraut du libéralisme économique retrouvé, le pourfendeur des écoles keynésiennes et de toute forme de « New deal ». Cette magnifique idée : distribuer l’argent pour qu’il aille via les petits ruisseaux former de grands fleuves limoneux a été repris par Ben Bernanke ancien Président de la FED qui aurait recommandé le procédé aux responsables économiques du Japon pour trouver un moyen de tirer ce pays de l’état de langueur dont il ne parvenait pas à sortir.

 

Le thème est simple : l’argent du QE injecté dans l’économie par les banques centrales via l’ensemble du système bancaire se révèle infructueux parce que ce dernier ne parvient pas à avoir une vision positive de l’économie : les banques forment barrage. Dans ce cas, il faut aller directement du producteur au consommateur de monnaie. Le banquier central distribuera l’argent comme du haut d’un hélicoptère et les consommateurs enchantés de l’aubaine courront consommer l’argent distribué. Et la machine économique s’ébranlera comme une bonne vieille locomotive. Après quelques éternuements inévitables, elle reprendra un rythme de croisière « satisfaisant ». Tant que ce rythme ne sera pas assuré on n’hésitera pas à remettre un ou deux coups d’héliportage de billets.

 

Les moyens ? Des bons d’achats, des promesses de réduction d’impôts ou bien des petits billets à consommer tout de suite pour que le citoyen joue son rôle de consommateur et non pas celui d’épargnant… certains ont même proposé de la monnaie « fondante » dont la durée de détention ronge la valeur.

 

Ces méthodes révèlent une incroyable désinvolture à l’égard du bon peuple des consommateurs, c’est-à-dire le bon peuple tout court. Loin d’être les agents économiques indépendants et avisés de la théorie économique, les consommateurs deviennent des courroies de transmission. Ce n’est pas trop différent des carottes que le paysan agite devant son âne. Chercher par tous moyens à déclencher le désir de consommer donne à l’économie et à sa pratique une image plutôt malsaine.

 

Ne vaut-il pas mieux travailler à l’idée d’un revenu « citoyen minimum » ? Plutôt que l’hélicoptère qui « balance des billets », il s’agirait de bâtir une société qui protège et donne accès à la richesse collective. Imaginer pareil revenu suppose évidemment de « penser » la société et non de la bombarder.

 

 

Le petit bout de plastique et le retrait des Mars

repris par le courrier financier

Autrefois, se tenir en retrait était une qualité, une sagesse, celle qui se refuse aux vains enthousiasmes de l’action. Puis, la langue évoluant, "retrait" est devenu actif. "On retire".

Il serait réducteur de rappeler que l’épargnant peut retirer son argent ! Pourtant, les retraits sur les livrets A ont pris des dimensions cataclysmiques. Ne parlons pas des capitaux qui se retirent d’une place financière comme la mer à marée basse, ni des retraits en panique dans le monde de la finance et des épargnants. On est bien loin du retrait des sages ! Le retrait ne touche pas que les flux monétaires ou les flux maritimes. On ne retire pas au nom de quelques lois de la physique financière ou économique. C’est un processus grave qui relève de la moralité économique et managériale. Le retrait est devenu une manifestation incontournable de la pathologie des entreprises. C’est la contrition du monopoleur. Ce sont les pleurs publics des managers japonais en pleine déroute. Le retrait est maintenant devenu une façon d’exécuter les puissants sur la place publique.

Causes futiles

Ils sont irrésistiblement menacés de basculer dans le retrait pour des causes qu’autrefois on aurait dites « futiles ». Témoin, le géant du chocolat Mars obligé d’annoncer le retrait de barres chocolatées dans 55 pays après qu’un consommateur a trouvé « un petit bout de plastique » dans un produit issu d’une usine néerlandaise.

Le retrait d’un produit est une humiliation et une punition. L’entreprise est atteinte dans sa fierté, dans l’esprit d’excellence dont elle s’enorgueillit. Elle est punie par là où, dans un univers libéral, cela fait le plus mal : ses bénéfices, qui endurent les surcoûts liés à la découverte du « petit bout de plastique ». Qu’il est dur le grand bruit médiatique du petit bout de plastique planté dans une barre chocolatée ! Et le bruit de l’air-bag japonais qui se gonfle aléatoirement et qu’il faut retirer par millions ? Et aussi, la viande de cheval mise pour de la viande de bœuf. Et les dents dans les Hamburgers. Le retrait s’était imposé par tous moyens, à tous prix. Que dire aussi des bagnoles germaniques aux logiciels frelatés qu’il fallut retirer précipitamment ?

Responsabilités sociales

Retrait, pour cause d’incompétence, de manque de transparence, retrait pour tromperie, retrait pour manque de vigilance: la vie des entreprises d’aujourd’hui, et des hommes qui les dirigent, est devenue lourde de ces exigences et de ces responsabilités sociales. Le principe du retrait s’insinue par tous les interstices de la société. Ce produit n’est pas fiable, retirez-le! Cet aéroport va gêner les riverains, retirez le projet. Tous ne sont pourtant pas frappés ! Ne dit-on pas que les politiques qui retirent vite les projets de lois impopulaires ne se sentent pas concernés par un retrait anticipé de la vie politique. C’est dommage! Quand ils démériteraient, on les retirerait comme on le fait des airbags défaillants ou des barres chocolatées enrichies au plastique ou des mauvaises peluches. Ou bien, on leur demanderait de pleurer en public comme au Japon.

Reconnaître la qualité du management à la française

 

 

Les salariés français sont-ils essentiellement aussi mauvais que les managers de la même origine ? C’est la question que ne s’était pas posée le journaliste du monde qui commit en 2007 un de ces poulets nullissimes, de la catégorie des « autofrenchbashing chronicles », qui font tant plaisir aux lecteurs des journaux destinés aux «cadres supérieurs et professions intellectuelles ».

 

Peut-être serait-il judicieux que la presse d’information généraliste confie ses enquêtes sur les « élites », les «patrons», les « managers », les «créateurs de start-ups», à de vrais journalistes, avec une vraie connaissance des sujets qu’ils traitent. On me répondra que c’est une question de budget : ce type de profil, n’est pas fréquent et donc, n’est pas donné, alors, on prend ce qui est disponible sur le marché et pas cher. C’est ce qu’on nomme, le journalisme Low-Cost.

 

Mais peut-être suis-je trop injuste : depuis 2007, le Monde a changé ! (Sans jeu de mots)

 

Le management français serait nul !

 

Hélas, si le Monde a changé, le journalisme low-cost a plus que jamais le vent en poupe.

En 2015, un canard confidentiel s’efforçait de sortir de l’anonymat en lançant un article sur le thème le plus éculé et le plus ringard qu’on puisse imaginer : « Le management à la française vivement critiqué par les étrangers ». Ce journaliste avait mené une enquête internationale. Il en livrait les conclusions. Terribles comme d’habitude. Résumons : plus les Français sont élevés dans la hiérarchie des entreprises, plus ils sont nuls. C’est l’opinion de leurs cadres étrangers.

 

L’article du monde cité plus haut, très orienté « poncifs éculés » en avait mis une autre couche ! Je cite, tant sont atteints ici les sommets du ridicule journalistique: «Ces défauts managériaux n'empêchent pas les grandes entreprises françaises de réaliser d'excellentes performances. Mais elles sont de plus en plus le fait de leurs filiales et managers à l'étranger ». Le journaliste « low cost» commentait donc la remarquable performance de la France qui lui vaut d’avoir le premier rang rapporté à son PNB pour les entreprises multinationales et d’être leader mondial dans un très grand nombre de domaines de pointe, en expliquant qu’elle le devait aux «managers à l’étranger». Heureusement, nous faisait comprendre subliminalement ce journaliste, qu’il y a des Allemands dans Airbus industry et des Anglais chez Total.

 

«Existe-t-il encore en 2015, un "management à la française?» s’interrogeait gravement un journaliste du dimanche. (Vous savez, un de ces journalistes qui font du journalisme comme les peintres du dimanche font de l’impressionnisme et répètent sans se lasser les leçons de Monet depuis une centaine d’années). Et il ajoutait finement que ce n’est pas ce dont on pourrait s’enorgueillir le plus : les cadres étrangers des entreprises françaises en ont beaucoup sur la patate. Dans les entreprises françaises à l’étranger, pouvait-on lire, il est très gênant d’avoir à parler en français, sans compter que les cadres français détachés sont arrogants etc etc. ne pas oublier que les Français ne savent prendre de décisions qu’autour de la machine à café, comme dans les grandes rédactions des journaux parisiens.

 

Les cadres français, ne sont pas nuls !

 

Pourtant, il demeure un point de contradiction que les journalistes low-cost ne parviennent pas à réduire. D’un côté donc, le management à la Française est nul, vertement critiqué par les étrangers qui, d’ailleurs, relèvent la fermeture d’esprit des Français, leur arrogance de surdiplômés et leur incapacité à s’exprimer dans le langage des autres (sans s’interroger évidemment sur la capacité des autres à s’exprimer en langage français !!!). De l’autre, les jeunes Français, vont valoriser leurs beaux diplômes dans les entreprises étrangères à l’étranger, dont on dit qu’elles les trouvent (les diplômes) remarquables et qui sont prêtes, tant elles apprécient les talents (des jeunes diplômés) à verser des salaires, des bonus et des primes sans commune mesure avec ce qu’elles verseraient à des « locaux » ou des « indigènes », c’est-à-dire à des Anglais ou à des Américains, pour des niveaux de recrutements identiques !

 

Et, ici ou là, on découvre que l’enseignement français n’est pas le monstre de ridicule et d’inefficacité que les journalistes réprouvent (peut-être parce qu’ils se sont sentis un peu victimes d’un système qui ne leur donnait pas de bonnes notes !). On apprend que l’Insead est placée au premier rang pour son MBA, que Sciences PO est au quatrième rang mondial en « sciences politiques et relations internationales, que Polytechnique est toujours inclassable mais « vend » à prix d’or ses diplômés aux entreprises étrangères banques ou industries.

Les journalistes low-cost ne se sont pas préoccupés des conclusions d’une étude qui a montré que les Français diplômés des Grandes Ecoles Françaises (vous savez, celles-là qui fabriquent les arrogants tricolores) étaient payés entre 25 et 30% de plus que leurs homologues locaux.

 

Zut, alors ! A l’étranger, les managers français, nuls aux yeux de leurs équipes, seraient surpayés par leur hiérarchie. Alors, le journaliste low-cost sortira son argument : « oui, mais ce sont des traders », ce qui est synonyme de gros bonus et d’éthique « loose ».

 

Laissons ce journalisme-là mariner dans son jus et porter préjudice à l’image du « Management à la Française » auquel il ne comprend rien. Revenons sur quelques informations qui, sûrement, relèvent de la pure intox : la bourse de Londres, le fameux London Stock Exchange est dirigé par un Français, le patron de Rio Tinto est un Français, celui de Generali, aussi, et celui de Takeda, le japonais, et celui d’Accenture. Alain Guillemoles à qui on doit cette cure de lucidité, en citent d’autres parmi lesquels Carlos Goshn et se plait à imaginer de Castries, ex numéro un d’Axa, dans un rôle de superbanquier à la tête d’une institution anglaise.

Où veut-on en venir avec cette volonté de massacrer à la tronçonneuse une certaine forme de journalisme « à la Française » si heureuse de se mettre dans les traces du journalisme anglo-saxon empiffré de french bashing ?

 

Et si on ne criait plus avec la meute ?

 

La question est celle d’une déontologie professionnelle qui semble bien oubliée ou mise de côté.

 

Crier avec la meute est plus commode que de se mettre en travers ou, surtout, de se mettre de côté pour ne pas se faire embarquer dans les événements et en devenir les prisonniers voire les esclaves.

 

Le journalisme Low-cost, c’est un selfie bidouillé. C’est l’image floutée pour les besoins d’un lectorat qui n’aime rien tant que de dégommer « ceux qui se poussent du col ». C’est raconter une France où tout patauge, non pas parce que cela relève de l’information, mais parce que c’est le type d’information qui plait.

 

Passerons-nous un jour à un journalisme qui oubliera les « sensations » douloureuses, qui perdra le goût à l’autodérision et qui en finira avec l’autoflagellation ?

 

 

Ce journalisme-là, se passionnerait aux succès français. Ça changerait. 

La monnaie n'est plus un Nil généreux

Plus les banques centrales lancent leurs fameux « quantitative easing » et plus les comparaisons avec la météo et l’agriculture se multiplient.

 

Les révolutionnaires français considéraient que comme le Nil les Assignats étaient un flot riche et généreux porteur de récoltes et de richesses. De nos jours, il paraît que les uns attendent que le Nil monétaire de la Fed et de la BCE nous apporte les bienfaits que nos compatriotes d’autrefois attendaient du roi des fleuves. Mais il parait aussi, selon les autres, que ces flots de monnaies se répandent sur l’économie des pays occidentaux comme les pluies torrentielles dans le sud de la France. Au lieu de s’enfoncer dans la terre généreuse, les voilà qui dévalent sur des terres qui se refusent à être fertilisés. La terre se rebelle et le limon n’est plus que de gadoue.

 

L’économie est-elle devenue cette terre ingrate et hostile ? Ou bien, on se tromperait sur ceux qui doivent labourer et cultiver en usant les flots déversés. On se tromperait aussi sur leur nombre. Y a-t-il tant d’entrepreneurs pour prendre cet argent et mettre en valeur leurs projets ? les flux monétaires passent pas les banques. Est-on sûr qu’elles sont prêtes à répartir les fleuves de monnaie entre les demandeurs de capitaux ?

 

 

La monnaie dévale et parfois stagne, formant des mares putrides. Tout s’inverse. L’argent ne passionne plus grand monde. On voit même qu’il faut payer pour devenir créancier. Les taux sont devenus négatifs. Les épis de blé rentrent sous terre.

On a perdu des migrants

« On ne peut pas perdre plus que ce qu’on a ». Ce beau dicton, vient, une fois n’est pas coutume, nous rappeler de sages vérités.

 

Quand on se propose de le sonder au plus profond, on entend lui faire dire que les pertes marquent toujours l’importance du perdant. Sa taille. Son chiffre d’affaires. Sa richesse en d’autres termes. Ou sa puissance. « Quand on est grand, on ne perd pas petit » serait une bonne variante.

 

Voilà l’argument : les Allemands ont perdu 150 000 migrants quand les Français s’arrache les cheveux pour savoir où sont passés une quinzaine de milliers de chômeurs. On voit dans quelle cour joue la France ! Réduite au niveau d’une épicerie de province, elle compte les vis, les boîtes de petits pois et les malabar un par un, des fois qu’il en manquerait. Rien à voir avec l’Allemagne.

Les Allemands, eux, peuvent perdre 50, 100, 120 mille migrants, ils ne commencent à s’émouvoir qu’à 150. C’est un vrai grand peuple. Les grands ratages ne sont pas pour les médiocres et les petits.

 

Néanmoins, ils savent que plus personne n’acceptera jamais qu’on puisse perdre 150 000 êtres humains en moins de 6 mois. Il faut compenser : demander aux Allemands de l’Est de se dévouer ? Autrefois, ils ne pensaient qu’à migrer. Ce sont donc des migrants « an sich ». Ou bien, faire venir des Chinois.

 

 

Il faut absolument en finir avec cet écart statistique : demander à VW son logiciel ? 


Quelques ouvrages de Pascal Ordonneau

Panthéon au Carré est disponible aux éditions de la Route de la Soie.

Promotion est disponible chez Numeriklivre et dans toutes les librairies "digitales"

Au Pays de l'Eau et des Dieux est disponible chez Jacques Flament Editeur ainsi que

La Désillusion, le retour de l'Empire allemand, le Bunker et "Survivre dans un monde de Cons".

"La bataille mondiale des matières premières" et "Les multinationales contre les Etats" sont épuisés. 

S'inscrire 

 chaque semaine "La" newsletter (tous les lundis)

et "Humeur" (tous les jeudis)

 

Il vous suffit de transmettre vos coordonnées "Mel" à l'adresse suivante

pordonneau@gmail.com