Soliloques sur le Vaste Monde, janvier 2019

- Maman! bobo!

- Les gilets jaunes contre les banques : retirez l’argent!

- Alors, Isabelle, qu'est-ce qu'ils disent les gilets jaunes autour de vous?

- Qui se pose, s'expose-t-il?

- 80 km/h : aller jusqu’au bout de l’expérience

- La tragédie des Sans-Dents

- La trappe jaune : quand l’argent des gilets file à l’étranger

Maman! bobo!

Aujourd’hui, le grand truc des fameux GJ, c’est de parler de leurs morts et de leurs blessés.

 

Il n’y a pas eu de morts de GJ. (Quelle aubaine cela aurait été pour dénoncer un pouvoir dictatorial et violent !)

En revanche, les occupations de ronds-points par les Gilets Jaune ont tué 20 fois !

 

Et nos blessés, au moins 1900 et 20 personnes éborgnées disent les gilets jaunes, comme si cela permettait d’oublier les 20 morts !!!

 

Il faut aborder la question scientifiquement.

La moyenne des manifestants par « séance » s’élève à 100 000 personnes (toutefois en baisse). 12 séances donnent 1,2 million GJ/total séances. Total blessés, +ou- 1900.  Soit une sinistralité de 1°/°°. Donc, sur mille manifestants, un seul a des risques d’être blessés. Si ces "mêmes mille" manifestent 12 fois, le taux s’accroît et s’élève à 1%.

 

Cherchons des points de comparaison : le nombre d’accidents de voitures par automobiles circulant en France, par exemple : 38 millions d’automobiles donnent 80 000 tués et blessés soit …2°/°°.

 

Le tabac, 672 000 malades sur 67 millions d’habitants, soit 1% ! 6 fois plus que les manif. GJ.

L’alcool : 1 200 000 malades soit 1,6% etc...

Conclusion : il est moins dangereux de se faire refouler par un CRS que de fumer, boire ou circuler en voiture !!!

 

Deuxième conclusion, plus sérieuse celle-là : l’absence de morts et le petit nombre de blessés, montrent à quel point les forces de l’ordre ont été remarquablement formées et organisées.

 

 

Les gilets jaunes contre les banques : retirez l’argent!

Comme le dit wikipedia « Bank runs have also been used to blackmail individuals or governments”.  En 1830, pour mettre dans la panade le duc de Wellington, chef du gouvernement anglais, des opposants incitèrent les citoyens de ce beau pays à un bankrun: "To stop the Duke go for gold!". Dans le wild west américain, au beau milieu du XIXème siècle, lorsqu’on voulait faire sauter un concurrent banquier, on faisait planer le doute sur ses opérations, on laissait penser qu’il puisait dans cet argent pour son profit. Résultat : une panique et les déposants qui courent pour obtenir de leur or. « Go for gold ».

 

 

Le Bankrun est donc un événement économique classique : Qu’obtiennent les clients des banques quand ils vont réclamer le remboursement de leurs avoirs ? Si la Banque est en bon état, Ils reçoivent des billets de banque ou des chèques de banque.

 

On tourne en rond ?  Prenons le cas des chèques de banque. Pour les encaisser il faut avoir un compte dans une banque !!! Si elle est française, on tourne vraiment en rond ! On peut ouvrir un compte dans une banque étrangère.  Ainsi, pour faire sauter les banques françaises et faire la peau du système bancaire français, les gilets jaunes apporteraient les belles et bonnes économies des Français aux banques anglaises, allemandes… Et américaines pourquoi pas !

 

Mais s’ils reçoivent des billets de banque ? Si les Gilets jaunes sont citoyens, la seule solution, c’est le matelas : Il ne faut surtout pas qu’ils dépensent leurs billets.  Il faut les retirer de la circulation ! La raison est évidente. Si on veut faire la révolution en renversant les banques, subsiste le risque que les alliés des banques, le marchand, l’industriel et les fournisseurs de services viennent à leur secours. Si ces gens-là reçoivent des billets de banque en paiement des achats, des consommations et des investissements, il est à parier qu’ils iront les déposer en banque. Un boutiquier est un boutiquier, il ne pense pas révolution…. Et du coup toute l’efficacité à attendre du Bankrun serait perdue. On tourne en rond ?

 

En plus, tout mettre sous les matelas, c’est dangereux. C’est déjà imprudent de se promener dans les rues avec des billets de banques entassés dans un sac poubelle ou une sacoche usagée. C’est encore plus déraisonnable de les confier à un matelas où ils sont à la merci d’inondations, d’incendie, des voleurs et des farces des enfants qui pourraient les confondre avec les billets du jeu de Monopoly. Il faudrait les déposer dans des coffres ? Dans les coffres des banques ? On tourne en rond ?

 

Oui, décidément, car les billets de banque sont émis par la Banque de France, retirer l’argent des banques reviendrait donc à le remettre à une autre banque : La pire, puisque c’est la banque des banques !

 

 

L’idée de retirer son argent des banques pour faire le révolutionnaire est pire qu’une gaminerie, c’est une  manifestation caricaturale de l’absence de formation économique des Français. 

 

80 km/h : aller jusqu’au bout de l’expérience

 

 

La fameuse histoire des « quatre-vingts à l’heure » n’est pas finie, semble-t-il. Le gouvernement annonce une baisse massive du nombre de morts sur la route en Août et une baisse non moins massive des blessés. Ce serait donc de bonnes nouvelles. « Objection » disent les adversaires de cette mesure. Est-on bien sûr que cette baisse est due aux mesures iniques et vexatoires prises par les pouvoirs publics, bien décidés à casser l’auto, son compagnon, l’automobiliste, ainsi que l’élite des automobilistes, le conducteur ?  Les « anti » demandent des vérifications scientifiques. Ils ne veulent pas se contenter d’à peu près. Ils ne veulent pas se laisser rouler (ce qui est logique quand on défend l’automobile).

 

Cette revendication m’a fait penser à une autre tout aussi grave. La vaccination contre la rougeole. Cette vaccination a fait des morts. Or, on se demande à quoi elle sert puisque la rougeole a quasiment disparu. Bien sûr, les « pour » de la vaccination disent que c’est parce qu’elle était largement administrée que la rougeole a disparu. Ils disent (en truquant les statistiques évidemment) que depuis qu’elle n’est plus obligatoire la rougeole est revenue et tue.

 

Quels points communs entre ces faits sociaux qui ne sont pas grand-chose face à la menace nucléaire et au réchauffement de la planète ?

 

Le point commun c’est la vérité scientifique : qui peut prouver que la baisse de la mortalité automobile est due à la baisse de la vitesse autorisée sur certains tronçons de route ? Qui peut prouver que la remontée des cas de rougeole est liée à la diminution du taux moyen de vaccination ? Prouver cela veut dire des chiffres, des comparaisons suivant des protocoles vraiment scientifiques.

 

Il y a une solution : l’expérimentation. Il faut choisir des « cohortes », par exemple, on prend une région au nord de la France et une au sud. Au nord, on met des panneaux 80, au sud des panneaux 90. On prend une famille Dupond (10 personnes) au nord (80) et une famille DuPont au sud (90) . Si, dans la famille DuPont (90), on compte trois morts contre 1 dans la famille Dupond (80), alors, on peut s’interroger. Afin d’être sûr, on continuera l’expérience. Si la famille DuPont (90) était rayée de la carte, on serait sur le chemin de la vérité scientifique.

 

Muni du protocole scientifique « automobile 80 ou 90 », on pourrait alors extrapoler à la rougeole. On prendrait cette fois un échantillon plus vaste, 100 000 enfants dans deux régions, par exemple. Dans une région, pas de vaccination et dans l’autre, au contraire, vaccination à 100%. On fait les comptes au bout de 5 ans. Si, dans ce délai, les 100 000 sans vaccins ne sont plus que 70 000 alors que les 100 000 avec vaccins sont 95000, on est en droit de proposer de continuer l’expérience.

 

Pour être sûr.

 

On n’a jamais le droit de se détourner de l’expérience avant de prendre une décision.

La trappe jaune : quand l’argent des gilets file à l’étranger

Les premières analyses sur la portée macro-économique (pas d’ironie là-dedans : macro-économie est un mot qui existait avant Macron) des mesures (démesures ?) du Président Macron (pas d’ironie : Macron est aussi un mot qui existait avant le Président) sont en train de tomber. Parmi leurs conclusions : l’Allemagne dit merci à notre Président, tout en suggérant qu’il renouvelle ces libéralités; pas trop souvent cependant pour éviter qu’il s’ensuive des effets inflationnistes outre-Rhin.

 

Qu’en est-il donc ? Où les Allemands prennent-ils que les mesures macronésiennes pourraient leur apporter joie et félicité (c’est-à-dire pouvoir d’achat) ?

Reprenons les analyses. Tout d’abord, les applaudissements des Allemands mettent en lumière un mécanisme économique bien connu depuis que J.M.Keynes l’a décrit : la trappe monétaire.

 

Keynes exposait que l’injection d’argent dans l’économie avait des effets bénéfiques sur les investissements (le fameux multiplicateur) et la consommation. Un bémol toutefois : le profit tiré de cette injection d’argent pouvait être contrarié par deux phénomènes sociaux et structurels.

 

Le premier est absolument évident : si l’argent déversé est épargné en totalité, il ne se passe rien ! Généralement, plus le taux d’épargne est élevé, plus faible est l’effet de l’injection de monnaie. C’est ce que Keynes dénonçait sous le terme très explicite de « trappe à monnaie ».

 

Mais la trappe à monnaie ne se réduit pas au taux d’épargne. La propension des consommateurs à s’offrir des biens fabriqués à l’étranger détourne le nouveau flux de monnaie vers les pays exportateurs. Pour la France, qui va voir s’égarer à l’étranger l’injection de monnaie « jaune », l’effet est le même que celui du taux d’épargne… à une différence près : si l’argent qui part à l’étranger ne nourrit pas l’activité économique nationale, elle stimule en revanche l’activité des pays qui nous fournissent les biens et les services importés. Voici la deuxième face de la trappe à monnaie. L’argent déversé par notre Président ne profitera pas seulement à des entreprises françaises donc à l’emploi français mais aussi aux entreprises étrangères !

 

Or, l’Allemagne est le principal partenaire économique de la France. Les Français, quelle que soit la couleur de leurs gilets, sont friands de produits allemands en tous genres. Donc, les Allemands sont contents: leurs affaires en France vont s’en trouver stimulées. (Justement, l’économie allemande a un petit passage à vide). Les Asiatiques aussi seront contents. On sait que la prime de scolarité déversée chaque année pour la rentrée scolaire et les fournitures des enfants déclenche des achats de téléviseurs hyper modernes, de smartphones « dernier cri » et aussi de drones pour prendre des photos de la voisine dans son bain. Ce sont des produits très largement importés, si n’est exclusivement. 

 

 

Au moins, pourra-t-on se consoler en se disant qu’on va provoquer une remontée du taux de l’inflation chez les autres. Bien fait pour eux: ils détournent la manne des gilets. Tant pis pour les industriels français qui rient jaunes: ce sont d’infects ploutocrates, des suppôts de Macron.

Alors, Isabelle, qu'est-ce qu'ils disent les gilets jaunes autour de vous?

 

 

Quel est le sens du journalisme au milieu du déferlement des vérités « smartphone », des journaux « page facebook », de la photoshopisation et des logiciels de manipulation des textes. La réponse serait le « live », des journalistes qui sont jetés « au contact » dans les chaudrons sociaux, économiques, telluriques ? les croit-on ignifugés ? Les croit-on vaccinés contre toutes les épidémies sociales et populaires ?

Où est le journalisme quand l’expédition des journaux est empêchée ? Quand les journalistes sont insultés, battus, menacés de viol ? Il y aurait des journalistes des champs, chair à canon de l’information, livrés aux violences populacières et des journalistes des villes, ceux des hebdo, héros des plateaux télé, protégés contre les risques de l’information à chaud ?

L’information n’est pas un cadeau « bonux » qu’on trouve dans le paquet « démocratie et liberté des peuples ». On ne mesure pas sa force et sa qualité à l’aune des « alors, Isabelle, qu’est-ce qu’ils disent les gilets jaunes autour de vous », ni aux courses à l’image, à l’émotion, au témoignage de rond-point. « Monsieur l’Obersturmbahnfûhrer SS, que pensez-vous des réactions hostiles des accapareurs, riches propriétaires des boutiques dévalisées par la foule justicière » ?

Le métier de journaliste n’est plus celui du reporter (ou rapporteur). Ce ne peut pas être non plus celui de l’émotion et de la conviction. Il doit être celui de la vérité, qu’on teste, vérifie, critique et qui se garde bien des réponses d’Isabelle, plongée dans un marécage fangeux.

Qui se pose, s'expose-t-il?

 

Dans ma newsletter 399, j’avais évoqué cette question morale, style bac de philo (quand le bac de philo existait) : ceux qui se montrent, sont-ils responsables de s’être montrés ? Ou, dans une formulation un peu plus concentrée : « qui se pose, s’expose-t-il ? ».

 

Nous avons eu, récemment un bel exemple pratique, de cette question philosophique : constatant la violence des "Gilets jaunes" à l’égard d’une équipe d’information, une ancienne ministre a lancé « les journalistes sont-ils "responsables" des violences qu'ils subissent ? ». Manifestation stupide de la part d’un commentateur irresponsable ou réponse à une question essentielle ?  

 

Le mouvement de la fureur populaire, (celui des Gilets Jaunes, évidemment !) nous produit parfois de ces formules « percutantes ».

 

« Si des gens, manifestants ou non, ont tant envie aujourd'hui de s'en prendre aux symboles du luxe, c'est en grande partie de sa faute » (au luxe) .

 

Donc, c’est clair, comme la ministre le suggérait, comme le Nouvel Observateur le proposait « (se) montrer, c’est provoquer ».

 

Et là, franchement, ça fait sens, c’est un propos de valeur universelle. Prenons les femmes, (voilà un exemple qui a une valeur universelle, il y en a partout) : si on a envie de les courser, c’est en grande partie leur faute. Leur sexe fait trop symbole.

 

Les juifs qui portent une kippa, ou les musulmanes qui s’enveloppent dans leur burqa, se posent en juifs et en musulmanes et s’exposent donc, à l’admiration et au respect des autres pensent-ils peut-être, mais en fait à l’hostilité haineuse, doit-on constater.

 

Si on a envie de casser la figure aux enfants intelligents à l’école, c’est en grande partie leurs fautes, pourquoi montrent-ils leurs 20/20 ?

 

Dans certains pays africains, des activistes se sont mis à couper des jambes : certaines ethnies sont en effet de belles tailles.

 

Si on a envie de violer une journaliste, il faut reconnaître qu’en tant que femme (voir plus haut) elle excite et aussi qu’en tant que journaliste, elle en rajoute.

 

Et ainsi de suite. La réponse est donc claire « Nos actes nous suivent » prétendait un philosophe français un peu oublié, Jean-Paul Sartre. Formule incomplète sur la responsabilité. Il fallait ajouter : « ce que nous sommes, nous précède ».

 

Plus simplement « tout le monde, et chacun, est coupable, à tous moments ».

 

Les faux-esprits avaient inventé la présomption d’innocence. Il faut revenir vers la présomption de culpabilité. L’histoire abonde d’exemples de punitions méritées : Lavoisier qui fait le savant : la République n’en a pas besoin » ; Galilée, qui détourne la circulation des planètes ; Socrate, qui se promene avec une tête de penseur ; et les milliers de salauds de chinois qui faisaient les sachants. Les gardes rouges n’en ont fait qu’une bouchée.

 

Pensez-y un peu : quand vous recevrez un coup, ce sera en grande partie votre faute.

 

 

Mais, dans tous les cas, appliquez la recommandation de Chateaubriand : « si on vous donne un soufflet, rendez en quatre n’importe la joue ».

La tragédie des Sans-Dents

 

 

 

Les Sans-dents : la fameuse caricature attribuée à François Hollande était une métaphore sur leur mise sur le carreau ou leur renversement dans le fossé.

 

Les sans dents, ce sont ceux-là, sans capacité, ni désir, ni volonté à mordre dans la vie à pleines dents. Ceux-là, qui n’ont pas ou plus l’envie de planter leurs crocs dans quelques tranches d’existence, juteuse, savoureuse, prometteuse. Ceux-là, à qui on a seriné que monter au cocotier, c’est prendre le risque de montrer ses fesses. « La vie n’est pas une course infernale, à la richesse, au pouvoir et au plaisir. Tu es faible, c’est une force. Victime, tu as le droit de vivre innocent. Les carnassiers ne vivent pas vieux. Reste là où tu es, c’est la sagesse.».

 

Les sans-dents ont été mis sur le bas-côté de la société au sens large du terme, politique, sociale, économique. Longtemps payés pour ne rien faire, ou peu, ou de façon illusoire. Pas bien payés, mais, ils l’étaient. Longue cohorte de boulots pas toujours précaires, garantis pour une belle partie de la vie, sans risques et sans responsabilités. Pour rester sur le côté. Des régions entières de France en dépendent. Revenus venus de la sécu, revenus des départements, des régions, des hôpitaux, aides en tous genres, services de toute nature depuis le travail du deuil et le soutien psychologique des adultes jusqu’au para-scolaire et au post-opératoire. Se sont ajoutés, leurs retraités et ceux des autres secteurs économiques. Se sont ajoutées, familles monoparentales, femmes abandonnées avec marmaille, femmes au foyer, veuves avec pensions de réversion façon minimum sécu.

 

Tout un peuple de victimes du grand « dégagement ». Ils étaient en trop, en surnombre, superflus. Enfermés dans des étendues pavillonnaires, grisailles maussades collées sur des horizons figés. Vestiges fissurés des consumérismes jeunes et ensoleillées. Et pas cher.

 

Les pouvoirs de gauche et de droite les avaient débarrassés d’impôts, de taxes sociales, de charges salariales. Pour qu’ils ne bougent plus.

 

Ils ne payaient plus rien, ni la cantine pour les mômes, ni la bibliothèque et le médecin encore moins. La condition, recevoir et ne rien demander, remiser les dentiers et, plutôt que de remplir leurs devoirs citoyens, remplir les papiers d’exonération fiscales et d’aides sociales.

 

Chaque année apportait son lot d’exemption et l’assortissait d’un lot de revenus sociaux. Jusqu’au jour où ne payant rien, ils découvrirent qu’ils ne recevaient plus grand-chose. Quoi de pire : découvrir que la machine à exemption pouvait profiter à d’autres. Quoi de pire, que découvrir, quand on ne paye rien, que « seuls ceux touchant une pension au-dessus de 1200 euros (et jusqu'à 2000) » bénéficieront des réductions de la CSG. Quoi de pire quand on a voulu échapper à la ville qui oppresse que se voir enfermé sans clôture dans des villages avec ronds-points et réverbères inutiles.

 

Et demain sera le genre humain : la longue procession des retardataires, des pensionnés, des petits boulots publics, des femmes abandonnées, des hommes sans ambitions a atteint le bout de la falaise. Ils voient par centaines les audacieux qui s’envolent et décrochent les timbales. Eux se voient par centaines, dévisser lentement au long de profondeurs molles.

 

« Alors », le gardien de phare … « dit, je m’en fous ! Et il éteint tout … Au loin, un navire fait naufrage ».


Enfin, le livre qui vous dit tout sur un Paris qu'on ne veut pas montrer, un Paris méconnu, un Paris retrouvé.

Il vous suffira de tendre la main, vers les librairies du net…. aux adresses suivantes

 

 

Amazon 

Cultura 

Fnac 

Decitre 

La librairie

Price Minister

Les Libraires 

The horse goddess 

Quelques ouvrages de Pascal Ordonneau

Panthéon au Carré est disponible aux éditions de la Route de la Soie.

Promotion est disponible chez Numeriklivre et dans toutes les librairies "digitales"

Au Pays de l'Eau et des Dieux est disponible chez Jacques Flament Editeur ainsi que

La Désillusion, le retour de l'Empire allemand, le Bunker et "Survivre dans un monde de Cons".

"La bataille mondiale des matières premières" et "Les multinationales contre les Etats" sont épuisés. 

S'inscrire 

 chaque semaine "La" newsletter (tous les lundis)

et "Humeur" (tous les jeudis)

 

Il vous suffit de transmettre vos coordonnées "Mel" à l'adresse suivante

pordonneau@gmail.com