Soliloques sur l'Art, Janvier 2019

Evitez ! "Une femme d'exception"

 

Une fois n’est pas coutume : je suis contraint à critiquer et à conseiller de ne pas se déplacer pour un film et une exposition.

 

Le film, tout d’abord. « Une femme d’exception ». Le sujet n’était peut-être pas facile à traiter. La preuve : il n’est pas traité. La femme d’exception réelle, Ruth Bader Ginsburg, Juge assesseur de la Cour suprême des États-Unis, est vraiment exceptionnelle. Son incarnation au cinéma est d’une banalité à mourir d’ennui.

 

De nombreux films ont exalté le courage féminin, les femmes combattantes, les causes « des femmes », celui-là est d’une platitude qui dessert la cause qu’il prétend illustrer.

 

Conclusion : si vous avez une femme d’exception, ce film ne vous apprendra rien, si vous en cherchez une, évitez le film, il vous induira en erreur.

 

Ne vous précipitez pas ! Jean-Baptiste Lequeu

 Lui aussi exposé au Petit Palais, il ne mérite pas autant d’opprobre… quoique. Qui est ce Monsieur ? Un Français des lumières. Il a vécu exactement entre l’Ancien Régime et les années post-révolutionnaires. Il se voulait architecte moderniste, post-post néo-classique, quoique parfois, pré-syncrétiste. Il a proposé des dizaines de projets de théâtre, d’opéra, d’hôtels particuliers qui n’ont jamais été construits. Il a collaboré marginalement avec quelques grands architectes mais n’a jamais su s’imposer. Il est resté un petit fonctionnaire dessinant le soir en rentrant chez lui. Dessins d’architectures, dessins de décorations, de serrureries, dessins industriels, de bâtiments utilitaires…. Mais il a été un suiveur de Ledoux et de Boullée. Il a donné dans les figures à la Messerschmidt.

 

Oublions ses œuvres érotiques… bien qu’elles soient souvent reprises dans les illustrations modernes : son travail lisse et poli leur donne un fini qui fait propre.

 

 

Ce qui sauve cette exposition-là : voilà un homme qui avait une exceptionnelle technique de dessinateur. Si on aime le dessin, on ne perdra pas son temps.

Evitez !" Fernand Khnopff

 

L’exposition, ensuite. Au petit Palais. Fernand Khnopff. En exergue de l’exposition on cite un critique qui insistait sur l’excès de consonnes dans le nom de cet artiste belge !!! C’est peut-être ce qu’il faut retirer d’une exposition méritoire : l’individu est connu, il a une réputation, les portraits de sa sœur en pied ou non, modèle préféré, sont repris sans cesse pour illustrer un peu n’importe quoi. Même chose pour son « Sphinx et Œdipe ». Il fait frémir l’épiderme des critiques en recherche de suggestions érotiques et de perversions modérées. C’est tout.

 

Il a fait, en beaucoup moins bien, comme les préraphaélites anglais, des tableaux bourrés d’androgynes (c’est commode car cela évite de s’embêter avec les histoires de féminin/masculin). En quelque sorte, il a fait de la peinture inclusive. Surtout, il n’a pas cessé de pomper ses contemporains, Odilon Redon, Gustave Moreau, Rossetti, Burne-Jones, un peu Gustave Doré. Il est des peintres qui ne se sont pas souciés de multiplier les représentations féminines, cf Henner, mais ils le compensaient par le charme de leurs œuvres.

 

Khnopff balance ses bonnes femmes vaguement écossaises (ou anglaises) en usant d’une imagerie primaire (le menton en galoche, le teint blafard, les cheveux roux, le regard absent) et n’en change jamais. Il y a sûrement une dominante psychanalytique. Des experts du genre ont certainement étudié son cas. Comme le Petit Palais n’est pas un lieu destiné au traitement des cas de névroses, psychoses et toutes ces choses, revenons à l’art:

 

Ennuyeux et totalement inintéressant.

 


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