Soliloques sur l'Art , septembre 2018

Jean-Baptiste Isambert, chez Artphotoby

 

Chez Arphotoby Sophie Leiser

40 rue de la Tour d’Auvergne

75009 paris

Jusqu’au 16 octobre

 

C’est une jolie exposition. Sophie Leiser expose bien : les photos de Jean-Baptiste Isambert ne me feront pas mentir.

 

Il est jeune et maîtrise bien son appareil. Partant de paysages en tous genres, il produit un art qu’on pourrait croire abstrait et qui parle pourtant de formes et de réalités … imaginaires. Belle maîtrise de la couleur, contrastes intéressants et audacieux.

 

Formes simples qui appellent le regardeur à penser à des horizons, des mers et des bancs de nuages. Jean-Baptiste Isambert fait partie des "passeurs", ceux-là qui font venir les regardeurs au-delà : « beyond », non pas « beyond the Looking-glass » mais «  beyond the image ».

 

Un passeur parce que ses images appellent les rêves à s’exprimer. Le regardeur est porté par les images, il peut imaginer, s’imaginer et se laisser porter.

 

A voir vite

MAD ou Multiple Art Days

A la Monnaie de Paris,

 

C'est le dernier jour, le 16  septembre. 

Foncez, c'est étonnant. 

une foultitude d'éditeurs d'art: aussi bien des gens qui éditent des artistes que des artistes qui éditent. Pour les amoureux du Papier, du livre, du signe, des lettres, des litho. Pour les amoureux des pages qu'on coupe, des pages qui ne sont ni encollées, ni brochées, ni (horreur) agrafées....

La collection Mellon au Musée de la Chasse

Musée de la Chasse

62 rue des Archives

75003

 

 

Pour l’amateur de chevaux et de sports équestres, le plaisir sera complet. Le richissime américain, Paul Mellon et son épouse, Bunny, ont constitué une impressionnante collection de peintures équestres. L’essentiel de cette collection se trouve maintenant, à la suite de donations, au Virginia Museum of Fine Arts.

 

Par chance ou par suite de négociations habiles, une partie de cette collection a été prêtée au Musée de la Chasse et de la Nature. Belle synergie sur le thème de la nature, car le musée de la chasse, fruit de la donation des époux Sommer montre une splendide collection de trophées, armes à feu et tableaux autour de la chasse.

 

La scénographie de cette exposition est plaisante, structurée et augmentée par l’installation de stalles dont les parois sont recouvertes de tableaux intéressants et souvent remarquables. On y trouve en abondance ces œuvres anglaises de la fin du XVIIIème siècle et du début du XIXème qui glorifiaient les sports de la chasse dans leurs différentes versions et attitudes : meutes déferlant dans la nature anglaise, cavalier posant ou courant et sautant. On y voit de très belles images de chevaux portraiturés comme des personnages d’importance. On y voit aussi ces célèbres images de courses et de passage de haies dont le mouvement est demeuré totalement irréaliste pendant des décennies, les artistes privilégiant l’impression du mouvement et de la vitesse, plutôt qu’un rendu anatomiquement exact.

 

Puis, à la fin du XIXème siècle, des artistes français viendront donner une touche particulière à cette collection. Il s’agira moins de glorifier le cheval sous toutes ses formes et dans toutes ses activités que de faire du cheval un prétexte à peinture. Degas, Delacroix, Monet incarnent ce changement par le moyen de très belles œuvres.

 

On n’oubliera pas, visitant la collection Mellon de se promener dans les salles d’exposition courante du Musée. Une splendide scénographie confère à une muséographie très riche, le plaisir d’une promenade éclectique et pensive. Moi, qui ne suis en rien chasseur, je ne peux pas ne pas m’éterniser devant les collections d’armes à feu. Merveilles de mécaniques (on comprend en les regardant pourquoi, horlogerie et mécanismes d’armes à feu sont à ce point parents), splendeurs de gravures sur les canons, marqueteries d’ivoire, funèbre noirceur des armes d’acier que les temps modernes font succéder à l’armurerie du passé, captivent et font rêver.

 

Tout est élégant dans cet hôtel, les ferronneries des escaliers, celles des suspensions et des appliquent, tout est fait pour vous surprendre, puis que mêlés aux œuvres « classiques » on trouve des œuvres contemporaines, dont ce cerf fait de boules de verre qui illuminent une très grande salle.

 

 

Une très belle exposition au sein d’un musée de charme. 

La biennale des antiquaires à Paris

Grand palais.

Jusqu'au 16 septembre.

 

Il fut un temps où la Biennale des Antiquaires était le lieu privilégié de la Haute Epoque, des meubles à "marqueterie", des cartels et des bronzes, des chaises belles mais fragiles, signées évidemment, Jacob, Leleu ou Carlin, des tapis d'Aubusson dans leurs "jus" et des surtouts de table de deux mètres de long en argent et vermeille venant en direct de la famille du grand veneur de l’Électeur de BurgBerg. 

 

Il fut un temps où on pouvait se rêver Fouquet, sans l'emprisonnement, Laws, sans la faillite, ou Fould, sans le traficotage boursier. 

 

On aurait eu un grand hôtel particulier dans le Faubourg Saint Germain (à l'époque où on pouvait ainsi rêver, les beaux hôtels du Marais étaient encore occupés par les bronziers, le traitement de métal et les peaussiers). On aurait eu des valets de pieds pour porter des flambeaux dorés et une armée de femmes de ménage pour épousseter les bois vernis et les fauteuils recouverts de soie sauvage. 

 

Mais c'est passé: la Haute Epoque prend une place de "ouf" dans des appartements trop petits. Les meubles en marqueterie ne sont plus "marketable", Charlotte Perriand et ses copains des années cinquante ont pris la place des artisans du Faubourg Saint Antoine. Les cabriolets du Duc d'Artois ne trouvent plus preneurs, sauf dans les musées. 

 

C'est ainsi que la Biennale des Antiquaires est en train de muer. Bien sûr, on trouvera les fauteuils du roi (louis XVI, peut-être); c'est certain, il y aura Florence de Voldère pour proposer ses incroyables tableaux flamands du XVIIème siècle. On aura aussi des bronzes dorés et des cartels hautains. Mais ce qui monte de plus en plus, ce sont les tableaux, les grands maîtres d'autrefois jusqu'aux maîtres d'hier. Hier, c'était il y a un demi-siècle, c'était en 1968 !!!

 

Pourquoi pas, si c'est beau, élégant, intéressant ou surprenant? La Biennale des Antiquaires n'est pas faite pour nous attrister et nous faire prendre conscience du douloureux problème des migrants...

 

Plutôt que de commenter les galeries, j'ai présenté les œuvres en les rapportant parfois à leurs auteurs. Il y avait vraiment de très belles choses!!!

 

PS: à voir particulièrement l'étonnante oeuvre impressionniste de Francis Picabia.


Enfin, le livre qui vous dit tout sur un Paris qu'on ne veut pas montrer, un Paris méconnu, un Paris retrouvé.

Il vous suffira de tendre la main, vers les librairies du net…. aux adresses suivantes

 

 

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