Soliloques sur l'Art, Novembre 2022

Matt Saunders, derrière l'image

We know that underneath an image shown there is another image which is more faithful to reality, and that underneath that second image there is still another one, and then one more. Right up to that true image of that absolute and mysterious reality that nobody will ever see. Michelangelo Antonioni.

 

Cette citation d'Antonioni accompagne un petit livret sur Saunders. A juste titre. Antonioni, en particulier dans un "film programme" Blow Up, a posé que l'artiste n'est pas l'homme qui montre ce qui est à voir ou ce qu'il faut voir. Il est l'homme qui fait apparaître quelque chose de nouveau que personne n'avait vu, ni lui-même. L'artiste découvre avec le monde ce que le monde ne connaissait pas. 

 

Derrière les images d'autres images, dans blow up, un crime peut-être... Aussi, derrière une photo on ne verra rien si on ne gratte pas. Jusqu'à l'os !!! En fait jusqu'au papier et de ces grattages surviennent à la vue d'autres images, qui pourtant ne viennent pas se substituer aux premières. Un point commun à toutes ces photos, grattées, défigurées, transformées, c'est le sentiment de tristesse et d'abandon qu'elles portent avec elles. Les images de Matt Saunders sont sombres parce qu'il ne voit pas dans ce monde où se trouve lumière, couleur et transparence.  

Patrick Paufert, chez fondation Taylor

 

Le travail de patrick Paufert est original, selon les normes picturales françaises: l'art, en France, est rarement violent, très loin des hurlements, et à l'opposé de la virulence et de la stridence. Je trouverai peut-être à dire que le "cri" à la française procède souvent du silence assourdissant. 

 

Il est passionnant de constater qu'il existe, fortement marquées, dans nos temps très modernes des traditions picturales ou musicales très fortes. C'est ainsi qu'on trouvera dans les musées comme dans les galeries au Pays-bas, en Belgique, en Allemagne une forte prégnance de la vision "Cobra" du monde. ce serait normal penserez-vous puisque Cobra c'est "Copenhague, Bruxelles, Amsterdam. 

 

Ce mouvement était à la fois l'expression d'artistes qui ne voulaient avoir à choisir entre abstraction et figuration. Mais aussi, comme une partie des mouvements artistiques de l'après première guerre mondiale, ces artistes voulaient dénoncer les absurdités de la guerre dans une forme qui s'opposait aux finesses et délicatesses de la figuration comme au mental "hors du temps" de l'abstraction.

 

Un mouvement du nord qui s'exprima aussi en Allemagne, un mouvement qui ne correspondait pas aux exigences picturales françaises. 

 

C'est pourquoi, il est toujours frappant de rencontrer un peintre français qui se place dans une mouvance du type cobra, tout en en accentuant les caractéristiques; violence des traits, des couleurs, de la conception. 

 

Curieusement, il est proche d'un presque homonyme: Patrick Nupert. 

Il faut voir la peinture de Patrick Paufert, peintre de la violence au quotidient.


 

Enfin un livre simple et souvent drôle sur un sujet que de nombreux sachants s'acharnent à rendre compliqué et ennuyeux

 

Il vous suffira de tendre la main, vers les librairies du net,

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