Soliloques sur l'Art, octobre 2018

Klimpt, Schiele, Hundertwasser au palais des lumières

 

C’est un espace étonnant que ce palais des lumières : lumières qui viennent de tous côtés, sur les murs, le sol, et même le plafond. Lumières qui bougent au point que les regardeurs peuvent en perdre l’équilibre. Images qui apparaissent, progressivement, par morceaux ou par plans et qui, ensuite, se dissolvent, en taches, en brouillards, en nuits. Successions de plans qui se répètent et se répondent. Où est-on ? Dans un puits illuminé, dans galerie des miroirs, dans gigantesque trompe l’œil.

 

Le public ne bouge pas. Il a commencé, à peine entré, à évoluer dans l’immense espace qui lui est offert. Il a voulu se promener au sein de la multitude des images colorées et puis progressivement, cherchant un bon angle, ou une image différente selon l’angle, selon la dimension, puis, il s’est immobilisé. Seuls les enfants jouent, à se perdre dans le noir, à courir après les scintillements qui fuient sur le sol. Ils sautent dans des images d’eaux de pluie qui explosent par terre. Ils essaient aussi d’attraper des gouttes de couleur, des dessins qui s’approchent ou s’effacent.

 

Pas de bruits, hormis les galopades d’enfants. De la musique, un torrent de musique qui déboule au rythme des images et les porte et les illustre.

 

Cette séance était consacrée à Klimt, Hundertwasser et à Egon Schiele. Tous trois artistes majeurs de la Sécession. Tous trois enfants de la Vienne de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Nous autres Français avons tant haï, l’Autriche et son autrichienne que nous en avons rejeté le génie, dénié les découvertes, et ignoré son art. On ne reviendra pas sur cette haine et ses origines. On se souviendra qu’un Clemenceau détestait encore plus les Autrichiens que les Allemands !

 

La « découverte » des artistes autrichiens par les Français est récente, par le biais de très belle exposition et de livres remarquables. On a alors encensé Klimt, Schiele, Kokoshka, Hundertwasser et quelques autres. Au palais des lumières, sont à l’honneur, Klimt surtout puis, Schiele et Hundertwasser.

 

Le magnifique musée des beaux-arts apparait tout d’abord, doré sur tranche, éclatant de couleurs, sur les murs du palais des lumières. Les œuvres de Klimt qui culminent à des hauteurs inaccessibles sont rendues visibles et explosent en gros plans submergeant les regardeurs de mosaïques dorées et de femmes hiératiques.

 

Et puis, s’ensuivent des œuvres entières de l’artiste viennois, sur des musiques de Wagner, Mahler, Strauss. La luminosité de ses œuvres vient sans cesse s’éclater sur les murs, montrant à quel point la vie, la gaieté de vivre n’ont cessé d’émailler sa peinture. Ce sont avec Hundertwasser et Schiele, trois générations qui se succèdent et vivent la catastrophe que fut la première guerre mondiale et la fin de l’Empire Austro-Hongrois.

 

La lumière de Klimt, les couleurs d’Hundertwasser, les grincements et dislocations de Schiele sont magnifiquement mis en valeur.

 

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