Soliloque sur l'Art, Art Basel

Chronique sur deux évènements parisiens

Comme d’habitude, les foires à l’art, de Paris se tiennent sur le même laps de temps… résultat, pour pouvoir arpenter lesdites foire, il faut faire des heures de course à pied des heures de piétinement devant les œuvres et plus souvent encore derrière les regardeurs qui, parfois regardent très longtemps des œuvres qu’ils font semblant d’avoir envie d’acheter. Surtout lorsqu’ils sont accompagnés de leurs épouses.

Je vais cependant essayer de restituer avant que tout ferme quelques impressions d’art, quelques enthousiasmes de non-acquéreur ( j’ai pas les moyens), et aussi quelques envies de dénigrer (détruire dit-elle).

J’ai envie de commencer par cette mauvaise disposition d’esprit. « Critiquez, critiquez, il en restera toujours quelque chose « comme ne l’a jamais dit le prince de Bénévent et duc de Talleyrand.

 

Je commencerai par quelques Français. Certes, ceux que j’ai vus ne sont plus en mesure de faire ombrage aux jeunes pousses, mais Art Basel, n’est pas fait pour les talents qui essaient d’émerger. Quant à Modern Art Fair, c’est une foire aux marchands, qui ne se soucient pas de faire de la recherche-développement !

 

Martin Barré, Claude Viallat, Simon Hantaï

 

Alors, en quelques mots, quelques français ! Commençons par un artiste très représentatif de l’art moderne d’il y a une trentaine d’années, Martin Barré. S’il fallait tresser une couronne de laurier à ce peintre, il faudrait le faire en liaison avec le combat que mènent les Français contre l’inflation. L’austérité des moyens de Martin Barré est exemplaire et ce n’est pas lui qui aura abusé de la couleur et de tous les tubes qui vont avec. De même ne se sera-t-il que très rarement intéressé à la ligne courbe. L’austérité exemplaire que nous avons relevée le conduisit tout naturellement vers la ligne droite, seule ou avec des parallèles. Rappelons que selon un journal spécialisé dans la critique d’art, Martin Barré serait un des peintres les plus considérables de son temps. En tout cas, il y en avait au moins un à l’exposition d’Art BASEL.

 

Moins austère dans la forme mais tout autant frugal quant au contenu, Claude Viallat. De même que Martin Barré a été poursuivi par l’obsession de la ligne droite, Claude Viallat l’a été par la forme du haricot. La peinture moderne a remis en cause le statut de l’objet après avoir pulvérisé celui du sujet. Claude Viallat est allé très loin dans la mise en cause de l’objet puisqu’il en a choisi un seul et l’a répété sans cesse :  l’essentiel de l’œuvre de notre peintre est constitué de haricots, mis soigneusement en ligne, les uns après ou à coté des autres. Cela pourrait paraître austère, comme on l’a vu chez Martin Barré. En vérité, bien que les haricots proposés au regardeur soient de toutes les couleurs, on ne peut pas évoquer ne pas une recherche austère : la reproduction obsessionnelle de haricots appartient bien au genre austère (comme par exemple, l’obsession du Noir, chez Soulages).

 

 

Achevons notre tour d’artistes français par Simon Hantaï. Lui aussi est mu par une obsession dont on peut se demander si elle n’a pas pour origine la contemplation enfantine des travaux des lavandières dans les lavoirs de la France profonde. De fait, l’œuvre de Simon Hantai, consiste essentiellement dans le résultat de pliures de draps, préalablement teintés de couleurs. L’originalité du procédé tient au fait que l’artiste fait exactement l’inverse de ce à quoi s’attachent les lavandières : il met de la couleur quand les autres la retirent. On rejoint cette recherche de l’austérité qui animait les deux artistes précédents. 

 

 

Quelques grandes signatures

Comme dans toutes les grandes foires, il faut relever les grands artistes, ceux qu’on ne présente pas car, tout le monde (les gens cultivés et bien élevés) les connait. J’ai posté dans mon blog des photos emblématiques de quelques-uns de ces incontournables. Donnons des noms : Dubuffet avec un tableau (le Président) étrangement coloré quand les œuvres de cette période sont plutôt monochromes ; Warhol (évidemment) quelle foire serait imaginable sans quelques fleurs du grand artiste ? Wesselmann, et ses silhouettes de femmes bronzées (sauf les seins tout blancs qui se détachent sur fonds de corps bronzé). Eugène Leroy, que j’ai chroniqué, il y a quelques temps, avec des œuvres très « disparition ». Per Kirkeby, vient de faire son apparition, avec une très belle œuvre dans l’esprit impressionniste. Il y avait aussi un Delvaux. Tous ces peintres nous ont quitté…

 

Il y avait aussi une « boutique Picasso », preuve de l’indéniable démocratisation du grand peintre et peut-être annonce que s’en suivront aussi d’autres boutiques pour d’autres peintres.

 

Pour terminer, je nommerai, sans les commenter plus avant, des artistes que je ne connaissais pas et qui m’ont séduit. Les photos seront annexées sur mon blogue.

 

Certains d’entre eux ont fait l’objet de chronique : sur le site pascalordonneau.com, consulter la liste des expositions.

 

Mes coups de cœur

 

Nicole Wittenberg, réalisme coloré. Ouattara Watts, très créatifs, particulièrement intéressant. Miriam Cahn, que j’ai chroniquée, il y a quelques mois, une peinture violente, très engagée. Matthew Brannon, à la limite du collage. Bob Thompson, peintre américain, Carol Rama, italienne très proche d’un surréalisme sombre…

 

En conclusion, une belle exposition et intéressante

Des images

Art Basel

Ces images non pas pour donner des indications sur ce qui est bien et ce qui ne l'est pas mais pour illustrer un regard. Celui du regardeur qui a rédigé cette chronique. 

 

On reconnaitra Simon Hantaï et Claude Viallat 

les autres images (imparfaites malheureusement- prises de vue difficiles compte tenu de la foule des regardeurs.

 

1-Lydia Clark

2-Carol Rama

3-4-5 Bob Thompson

6 -7 Eugene leroy

8- Mathew Brannon

9- Miriam Cahn

10- Oustara Watts

11-Nicole Wittenberg

 


 Comprendre les Non Fungible Tokens (NFT) en 20 questions

 

 

 

 

Il vous suffira de tendre la main, vers les librairies du net,

Babelio, Amazon, Fnac, books.google, BOD librairie et l'éditeur: Arnaud Franel Editions

 

 

 

Quelques ouvrages de Pascal Ordonneau

Panthéon au Carré est disponible aux éditions de la Route de la Soie.

Promotion est disponible chez Numeriklivre et dans toutes les librairies "digitales"

Au Pays de l'Eau et des Dieux est disponible chez Jacques Flament Editeur ainsi que

La Désillusion, le retour de l'Empire allemand, le Bunker et "Survivre dans un monde de Cons".

"La bataille mondiale des matières premières", "le crédit à moyen et long terme" et "Les multinationales contre les Etats" sont épuisés. 

En collaboration: Institut de l'Iconomie

S'inscrire 

 chaque semaine "La" newsletter (tous les lundis)

et "Humeur" (tous les jeudis)

 

Il vous suffit de transmettre vos coordonnées "Mel" à l'adresse suivante

[email protected]