Dictionnaire des citations, Albert Camus, l'Eté

Albert Camus

 L’été

Gallimard

 

P14. … c’est bien cette solitude peuplée qu’on vient chercher dans les villes d’Europe.

 

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P41. Mais changer les choses de place, c’est le travail des hommes : il faut choisir de faire cela ou rien.

 

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P51. A la longue le sabre est toujours vaincu par l’esprit. (Napoléon à Fontanes)

 

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P53. … trop de gens confondent le tragique et le désespoir.

 

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P54. Ce monde est empoisonné de malheurs et semble s’y complaire, Il est tout entier livré à ce mal que Nietzsche appelait « esprit de lourdeur ».

 

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P62. Il (l’homme) retourne à la misère des hommes que Prométhée voulut sauver. « Ils voyaient sans voir, ils écoutaient sans entendre, pareils aux formes des songes … »

 

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P77. Dans nos plus extrêmes démences, nous rêvons d’un équilibre que nous avons laissé derrière nous et dont nous croyons ingénument que nous allons le retrouver au bout de nos erreurs. Enfantine présomption et qui justifie que des peuples enfants, héritiers de nos folies, conduisent aujourd’hui notre histoire.

 

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 P82. Quelle tentation, pourtant, à certaines heures, de se détourner de ce monde morne et décharné ! Mais cette époque est la nôtre et nous ne pouvons vivre en nous haïssant …

 

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P89. Ce feu d’étoupes qu’Alexandre VI faisait brûler souvent devant lui pour ne pas oublier que toute la gloire de ce monde est comme une fumée qui passe.  

 

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P90. Vous craignez plus que tout au monde de vous ennuyer – et quoi de plus ennuyeux qu’un dîner bien parisien ?

 

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P91. Aucun homme n’a Jamais osé se peindre tel qu’il est.

 

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P93. Dès l’instant où l’on dit que tout est non-sens, on exprime quelque chose qui a du sens.

 

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P102. Il avait vieilli d’un seul coup, et nous avec lui. Cet élan que J’étais venu chercher ici, je savais bien qu’il ne soulève que celui qui ne sait pas qu’il va s’élancer. Point d’amour sans un peu d’innocence. Ou était l’innocence ? Les empires s’écroulaient, les nations et les hommes se mordaient à la gorge ; nous avions la bouche souillée. D’abord innocents sans le savoir, nous étions malmenant coupables sans le vouloir : le mystère grandissait avec notre science.

P110. Il y a pour les hommes d’aujourd’hui un chemin intérieur que je connais bien pour l’avoir parcouru dans les deux sens et qui va des collines de l’esprit aux capitales du crime.

 

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P113. Apprendre une dernière fois ce que je sais.

 

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P124. Ce jour-là, je reconnus le monde pour ce qu’il était, je décidai d’accepter que son bien fût en même temps malfaisant et salutaires ses forfaits. Ce jour-là, je compris qu’il y avait deux vérités dont l’une ne devait jamais être dite.

 

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