Ralph Gibson

RALPH GIBSON/GILLES MORA : ENTRETIEN

In les cahiers de la Photographie, numéro 22

 

 

87. Je crois fermement que les photographies, une fois prises (et c’est vous qui l’avez dit un jour) deviennent des objets du monde à part entière. Une photographie forte, ce n’est plus l’image de quelque chose, c’est quelque chose en soi. C’est d’ailleurs ce que dit la peinture…

 

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87. En fait, le seul grand article que je pourrais écrire sur la photographie s’intitulerait : « L’éclipse de soi ». Car, à chaque fois que l’on prend une photographie, on supprime dans le monde un peu de place pour soi.

 

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88…. Une des raisons pour lesquelles je prends des photos, c’est que j’aime les regarder.

 

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88. Comme mes photos sont non événementielles, le temps en est affecté.

 

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89. Un des mots-clés de mon travail est le mot « architecture ». Cela implique des principes structuraux, etc., et donc, une parfaite connaissance de la focale utilisée…. Qu’importent les chemins pris pour faire, une photo, pourvu qu’elle soit forte !

 

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89.En fait, nous tentons d’élever aux sommets un médium relativement médiocre, et que tout le monde peut utiliser.

 

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90. Souvent, I ‘objet n’est pas intéressant, mais la cet objet, elle, I ‘est. Comment un objet un mur de brique, peut-il arrive devenir important ? Si on arrive à élucider ce problème, on éclaire un Point capital du mystère de la photographie.

 

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91. Parfois, j’ai l’impression de projeter le paysage de l’intérieur de mon objectif vers l’extérieur, comme un projecteur de cinéma. Vraiment, un photographe doit pouvoir photographier n’importe quoi.

 

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92. Quant au social, je crois que toute photographie en contient forcément une part. Je ne désir, d’ailleurs jamais faire des photographies abstraites, mais photographier le côté abstrait de toutes choses.

 

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97. En photo., il n’en existe qu’un seul : le photographe. En fait., on pense davantage au photographe, en regardant une photographie qu’au romancier, en lisant un roman.

 

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98. En marchant dans la rue, il m’arrive de faire la mise au point avec mes Yeux, et d’être ainsi une véritable triangulation ambulante.

 

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99. Parlant de style, on parle de quelqu’un déjà fini, ne sachant plus quoi faire, ne sachant plus où aller. On peut toujours, à l ‘intérieur du style, chercher à fourrer de nouveaux contenus, mais cela devient quand même très répétitif.

 

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100. Je crois que l’œuvre se révèle toujours supérieure à l’artiste qui l’a produite, et le dépasse même. L’admettre n’est pas un drame : c’est se conformer à la spiritualité de I’ Art. 

 

 

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