Dictionnaire des citations

Antoine de Galbert

 

Citations extraites du livre le Mur écrit par Antoine de Galbert, Fage éditions

 

9. … c’est ce que l’on ne peut acquérir qui nous maintient collectionneur. Et non ce que l’on possède déjà.

*************

 

9. … « l’irregardable» n’attise-t-il pas toujours et partout le désir de regarder ?

*************

 

 10. Au moment de redécouvrir des œuvres que je n’ai quelquefois pas revues  depuis le jour où je les ai acquises, je crains toujours d’être déçu.

*************

 

10. Amateurs d’art ou collectionneurs vont se retrouver dans ces pages car nous ressentons tous le même besoin d’échapper à la réalité….

*************

 

11. Le grand marchand Michael Werner disait avoir ouvert une galerie car il ne savait pas quoi faire d’autre.

*************

 

14. (Avant…) …une sorte de simplicité régnait : on était figuratif, Abstrait, Expressionniste ou conceptuel. Chaque collectionneur évoluait dans un domaine spécifique tandis que les grandes collections d’aujourd’hui sont plus influencées par les valeurs du marché que par l’histoire des mouvements. Francis Bacon et Richard Prince sont accrochés sur le même mur. La globalisation et l’apparition de milliers d’artistes dans le monde entier semblent avoir remis en cause une histoire l’art écrite sans doute trop tôt ou trop vite.

*************

 

15. Il m’est très vite apparu que je pouvais aimer une chose et son contraire. Alors que les institutions, elles, s’interdisaient de bâtir des ponts entre les rives. 

*************

 

17. …Mais on devient collectionneur quand on acquiert des œuvres au-delà de sa capacité d’accrochage.

*************

 

18. Les nouveaux collectionneurs ne connaissent l’art qu’à travers les Foires. Et ignorent de ce fait l’essentiel de l’histoire de l’art du XXème siècle. Les galeries qui ne participent pas à des foires sont exclues de la danse.

*************

 

 20. La prise de risque et l’engagement traditionnel du collectionneur qui achète une œuvre avec son propre argent, une fois ses impôts payés, deviennent rares.

*************

 

22. (Sur le galeriste Daniel Cordier) : Cette fidélité sans borne est le signe des grands collectionneurs qui tentent de  forcer l’histoire  à venir rejoindre leurs positions subjectives. 

*************

 

22. Cordier : «Comme beaucoup de collectionneurs, je préfère à ce mot celui d’amateur pour qualifier ma démarche. Il me semble que cela est plus conforme à la manière aléatoire, discontinue et paresseuse dont j’ai choisi les œuvres et dont elles sont agglomérées les unes aux autres comme par un système d’écho…»

*************

 

22. En collectionnant, nous esquissons un autoportrait. La collection est une introspection, un voyage intérieur. Nous ne sommes pas des artistes mais construisons une œuvre en nous emparant de celles des autres. Sans cette relecture de l’histoire de l’art, ce fantasme de vouloir en écrire de nouvelles pages, la collection ne serait qu’une accumulation, aussi riche ou belle soit-elle.

*************

 

22. Mais dans les meilleures collections l’argent ne se voit pas tant les œuvres sont bien choisies et intelligemment présentées, Dans les collections constituées trop vite, c’est l’art qui ne se voit pas.

*************

 

23. Une même œuvre, accrochée dans deux appartements différents, peut paraître magnifique ou dénuée de sens.

*************

 

23. « Le peuple des morts décide de la pérennité des œuvres » Jean Genet

*************

 

23.  Le seul vrai problème pour moi serait de collectionner les mêmes choses que les autres.

*************

 

24.  Une vierge en plastique chinée dans une ruelle napolitaine peut me séduire autant que l’œuvre d’un grand artiste. Mon attachement aux objets et aux œuvres est donc en partie déconnecté de leurs valeurs commerciales ou historiques.

*************

 

24. Appartenant à la famille des « touche-a-tout », ceux qui achèteraient les pyramides du Caire s’ils le pouvaient, je ressens la collection comme un désir de tout posséder.

*************

 

25.  Je ne sais toujours pas si je me suis perdu dans l’art ou si l’art m’a perdu…  

*************

 

 26. Il semble que nous ayons aujourd’hui besoin de magie, de mystère, d’inexpliqué ou d’inexplicable. Besoin de sortir de cette prison aux barreaux de 8.7 cm d’épaisseur, (Pour ceux Qui ne le savent pas encore, c’est la largeur des bandes utilisées par Daniel Buren dans ses œuvres.)

*************

 

33 Je me demande parfois si j’aime l‘art contemporain mais, que cela reste entre nous, car je serais alors assimilé définitivement à un odieux réactionnaire.

*************

 

33. …Ce n’est pas parce qu’une exposition ne coûte rien à l’institution qu’elle est intellectuellement légitime.

*************

33. Nous devons soutenir nos musées pour éviter qu’ils ne deviennent des « têtes de gondole».

*************

 

Quelques ouvrages de Pascal Ordonneau

Promotion est disponible chez Numeriklivre et dans toutes les librairies "digitales"

Au Pays de l'Eau et des Dieux est disponible chez Jacques Flament Editeur ainsi que

La Désillusion et Le retour de l'Empire allemand. 

"La bataille mondiale des matières premières" et "Les multinationales contre les Etats" sont épuisés. 

S'inscrire 

 chaque semaine "La" newsletter (tous les lundis)

et "Humeur" (tous les jeudis)

 

Il vous suffit de transmettre vos coordonnées "Mel" à l'adresse suivante

pordonneau@orange.fr