Livre des citations

Fabrice Guénier , Je crois qu'un jour

Ce livre est objet hybride, entre poésie de mots et poésie des images.

 

Je l'ai retrouvé en rangeant des dizaines de livres. Il était avec les livres de poésie. Où je l'avais acheté? Je ne m'en souviens plus. Pourquoi l'avoir acheté? Des mots comme des traces de main ou de pas. Des photos, comme des traces de mots. J'aime ces rapports entre les mots et les images. Quand je l'ai retrouvé, j'ai découvert qu'il avait été écrit par l'auteur d'Ann dont j'ai chroniqué le livre.

J'y ai vu quelques rapports. Je ne les ai pas notés. ça n'avait pas un grand intérêt. Je laisse ça aux généalogistes de la création.

 

"Je crois qu'un jour" est un livre intimiste pour une lecture intime. une plainte pour trop de lucidité et aussi un peu d'acide pour se défaire des vies trop sucrées et des postures trop nobles. On lit des textes qui ont, pour la plupart, leur pendant sous forme de photos qui n'ont pas grand chose à voir avec les textes, ou bien ce seraient les textes qui n'auraient rien à voir avec les photos! Pourtant, ils se parlent et même entonnent un poème d'une même voix comme s'ils parlaient de la même chose. Ce serait hasardeux de le croire, mais ce n'est pas désagréable de le penser.

 

Ce livre, cette poésie, ces images, sont des sortes de battements de cœur, le bruit du sang qui circule dans les veines, celui de l'air qui passe dans une bouche endormie, celui aussi des souvenirs qui s'obstinent à entrer et à sortir, qui ne cessent de mener leur vie, de changer et de nous égarer.

 

Il vous faudra le trouver. C'est un joli objet à lire et à regarder. J'aime ses photos incertaines et ses textes qui hésitent.

Un regret: difficile de retrouver les photos du livre sur internet.

Il faudra que je demande à l'auteur!!!

 

 

 

Journal d’un hiver ordinaire,

aux Editions L

 

Pas de pagination

 

 

 

Tout est fragile

 

Tout est volé.  

 

Je tombe. Ce n’est pas un hasard. Il n’y a personne à prévenir

 

 

 

*******

 

 

 

Ça n’a jamais existé puisque ça n’existe plus.

 

Je garde les images

 

 

 

*******

 

Est-ce qu’on nous a fait croire beaucoup d’histoires ou est-ce qu’on se ment seulement très souvent ?

 

*******

 

Il y a des fêtes parce qu’on préfère ne pas dormir que dormir seul

 

 

 

*******

 

J’ai entendu cet homme un soir qui était en train de se suicider

 

Et qui aurait voulu qu’on lui dise des choses gentilles avant de disparaître.

 

Qui téléphonait à une radio.

 

 

 

*******

 

La berceuse des rêves, des filles qui n’existent pas,

 

et que je n’ai jamais rencontrées.

 

 

 

*******

 

Dehors.

 

Je marche, je passe, j’avance

 

Je passe et je pense.

 

La lumière des réverbères murmure :

 

Connard…

 

 

 

*******

 

Qui a besoin de demain ?

 

Qui a éteint la lumière ce soir ?

 

 

 

*******

 

Dans le soleil pâle, nos ombres immobiles s’allongent, si grandes comme une ancre noire qui nous cloue au sol.

 

 

 

*******

 

Quitter ce qui nous quitte

 

 

 

*******

 

Un jour on comprend brusquement quelque chose.

 

Et puis on l’oublie pour que rien ne change.

 

 

 

*******

 

Il faut continuer à savoir qu’on ne sera pas ce qu’on avait rêvé.

 

 

 

******

 

….  tout indiquait  que la vie serait un très beau calvaire. Une course dans le vide.

 

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