Dictionnaire des citations, Leon-Paul Fargue

in Le Piéton de Paris

Le Piéton de Paris

Léon-paul Fargue

Gallimard

 

13. L’inspiration, dans le royaume obscur de la pensée, c’est peut-être quelque chose comme un jour de grand marché dans le canton.

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13. Ne me confondez pas, s’il vous plaît, avec les parnassiens, que d’ailleurs, j’admire, ayant un faible pour les orfèvres contre les quincailliers.

 

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21.   …ces quartiers cernés de cheminées d’usines, lacs de zinc où la rue d’Aubervilliers se jette comme une rivière de vernis.

 

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21. Le prix de la vie y est certainement moins élevé que partout ailleurs, mais les commerçants sont hostiles au crédit.

 

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24. Rue de la Charbonnière, les prostituées en boutique, comme à Amsterdam, donnent à l’endroit un spectacle de Jeu de cartes crasseuses.

 

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28. Pour moi, le dixième (arrondissement), … est un quartier de poètes et de locomotives.

 

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31. J’ai trouvé, me disait récemment un Anglais, pourquoi les parisiens ne voyageaient pas : ils avaient Montmartre.

 

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32. Nous serons bientôt obligés d’inventer des centenaires pour rappeler aux mémoires parisiennes l’existence de ces quartiers qui disparaissent.

 

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40. …Car le meilleur client de café du monde est encore le Français, qui va au café pour aller au café, pour y organiser des matches de boissons, ou pour y entonner, avec des camarades, des hymnes patriotiques.

 

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65.  …depuis le fameux jour où Franklin, qui séjourna à paris, 1, rue Singer, de 1777 à 1795, installa pour la première fois en France un paratonnerre dans une dépendance de l ‘hôtel Valentinois …

 

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68. La chronique scandaleuse ou dramatique de Passy-Auteuil est assez pauvre. Le crime ne s’y manifeste qu’avec d’infinies précautions.

 

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69. Poétesse américaine… inonda son lit d’essence, y déposa quelque dix kilos de beurre, cinq à six livres de persil, s’étendit languissamment sur ses draps, déposa encore sur sa poitrine une motte de beurre, par coquetterie, et mit le feu à une allumette. Au bout d’une petite heure, tout le quartier sentait la grillade.

 

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71. poème d’un inconnu

 

Au temps où je dansais la gigue,

J’aurais pu faire un bel enfant.

Mais à présent, ça me fatigue,

Je ne suis plus qu’un ci-devant.

J’en ai marre de l’élégance

Et des chansons d’amour

Adieu, Messieurs ! Vive la France !

Moi, je remonte dans ma tour.

 

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72. …rien n’est plus de Paris qu’un quai de Seine, rien n’est plus à sa place, dans son décor. Léon Daudet consacre plus de cinquante pages aux seuls quais, à ses bouquinistes et librairies d’occasion.

 

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73. Sur le plan littéraire pur, le quai joue le rôle d’un baromètre et remet les réputations en place. On aura beau lire et relire des courriers littéraires, examiner à la loupe les feuilletons de la critique, les tartines de publicité rédactionnelles, interviewer des mandarins ou des experts, il faudra toujours revenir aux quais pour obtenir une parcelle de la vérité.

 

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93. Paris, ville des crimes passionnels et des coups de poignard.

 

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98. La plupart d’entre eux, du reste, commerçants aimables, infiniment doux et sérieux, condamnent sévèrement la paresse et la saleté des émigres de Galicie ou d’Ukraine, dont les habitudes font, à leur sentiment un tort considérable au peuple Élu.

 

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107. … la place Royale, aujourd’hui appelée, place des Vosges en l’honneur du premier département français qui solda ses contributions en l’an VIII

 

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108. la place Royale et les rues du Marais ont été abandonnées aux classes moyennes. L’ombre des voyous court sur les murs là où se dessinait jadis la silhouette des carrosses.

 

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149. Saint- Germain-des-Prés … venir prendre un bain intellectuel, à l’heure de l’apéritif, le long des librairies qui se mettent en boule ou des terrasses qui gazouillent comme un four à frites.

 

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150. Le Café des Deux Magots, ….où des Américaines presque riches, presque belles, mais pas très propres et la plupart du temps pompettes, viennent bâiller et se tortiller devant les derniers surréalistes dont le nom traverse l’océan s’il ne dépasse pas le boulevard.

 

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151. Lipp reste pour moi l’établissement public n° 1 du carrefour et évoque par instants l’autorité de l’Etat…

 

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161… ces coquettes sans cœur qui inondent le marché… Forain eut un des mots les plus féroces de sa carrière, et des plus justes : « Elles ne savent jamais de quoi elles rient … » 

 

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162. Il faut être né à Marseille pour se vanter d’être Marseillais, ou Vienne à pour proclamer qu’on est Viennois. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir vu le jour à Paris pour être parisien.

 

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163. Un étranger riche est un étranger. Un Parisien riche est un Parisien, un parisien pauvre également. C’est une sorte de teintes ? cela correspond à Ia qualité d’un tissu.

 

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169. Le progrès ? dit avec raison Mac Orlan. On vous balade dans une usine pendant une heure : turbines, courroies, dynamos, etc. C’est pour tailler un crayon …

 

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197. 0n ne sait guère que le fondateur de l’hôtel Ritz fut un homme comme vous ou moi, et qui s’appelait Ritz, comme Flaubert s’appelait Flaubert et M. Thiers, M. Thiers.

 

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204….Enfin, Roosevelt, alors gouverneur de l’État de New York et candidat du parti démocrate à la présidence, vint rendre visite à sa mère souffrante qui séjournait au George V à cette époque.

 

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212. Pendant la guerre, le Crillon porta successivement le nom de Grand Quartier Général de l’Etat-Major anglais, puis de Quartier Général des officiers généraux du corps expéditionnaire américain au moment de l’entrée en campagne des Etats-Unis. Le président Wilson y habita tout le temps que durèrent les séances mémorables qui aboutirent au Traité de Versailles et à la Société des Nations. 

 

 

 

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