Soliloque sur le Vaste Monde, juillet 2025

Un témoignage de la population grâce à un micro-trottoir de la chaine, XYZ*

Avertissement : la série des micros-trottoirs (technique qui consiste à aller au-devant des vrais gens pour recueillir leur opinion, brut de décoffrage et libre de toute influence partisane, morale ou publicitaire) avait commencé avec le temps du Covid et celui du grand combat en faveur de l'hydroxychloroquine. Nous en reprenons la collecte et la diffusion tant les deux problématiques paraissent semblables, avec au milieu, dans les deux cas, le peuple qui souffre en lutte avec le grand capital.

On notera que Mélina et Marie-Caroline existent vraiment mais sont des pseudonymes.

On rappellera que les pétitionnaires représentent  moins de 2% de la population française.

 

 

Un témoignage de la population grâce à un micro-trottoir de la chaine, XYZ*

La pétition contre la réintroduction de l'acétamipride, un pesticide néonicotinoïde.

 

Mélina, la cheffe des infos : Chers téléspectateurs, nous allons rejoindre Marie-Caroline pour notre désormais habituel micro-trottoir grâce auquel nous pouvons aller au plus près des « fame zé dé zome» de la France profonde. Nous avons la conviction qu’il faut, au-delà, de ceux qui savent, aller interroger ceux qui ne savent pas. Ils ont, nous en avons la certitude, toujours quelque chose à nous apprendre.

 

Mélina : Marie-Caroline, vous êtes dans une petite ville du Grand-Est, nous n’en dévoilerons pas le nom car il n’est pas dans notre politique de déclencher des réactions de peur ou d'angoisse. Vous allez nous faire toucher du doigt comment tout se passe dans ce coin de France, si terriblement éprouvé. C’est à vous Marie-Caroline.

 

Marie-Caroline (elle est en train de tousser derrière son masque « grand public ») : Bonjour, Mélina, alors, comme vous venez de le dire, je suis dans une région qui a été dévastée par la réintroduction de l'acétamipride, cet horrible pesticide néonicotinoïde, que les Français dénoncent.

 

Mélina : A raison Marie-Caroline, et c’est un dur combat : la France doit se confronter aux 26 pays européens qui ne l’ont pas interdit.

 

Marie-Caroline : C’est vrai et c’est ça aussi l’exception française !

 

Mélina : Bien vu, Marie-Caroline ! et on sait combien la résilience est puissante et forte parmi les habitants de notre petite ville du Grand-Est.

 

Marie-Caroline (elle est un peu essoufflée d’avoir beaucoup toussé) : Tout à fait. On dit qu’un homme averti en vaut deux.

 

Mélina : Vieux proverbe français…

 

Marie-Caroline (elle tousse, mais moins fort qu’au début) : Du coup, c’est heureux ! Cela a permis de compenser les décès qui ont touché 50% de la population….

 

Mélina : Pensez-à vous, Marie-Caroline, comme nous le recommandons à tous nos auditeurs. La réintroduction de l'acétamipride, ce pesticide néonicotinoïde comporte des dangers.  Le pire, c’est que maintenant, il nous arrive de l’Europe entière.

 

Marie-Caroline : Nos interlocuteurs nous le disent tous : il y a un scandale. Le gouvernement ne fait rien pour empêcher le nuage de pesticide de franchir les frontières !

 

Mélina : Contrairement à Tchernobyl. Il faut bien le dire.

 

Marie-Caroline : Les gens d’ici pensent qu’il y aurait des complicités au plus haut niveau. Ils pensent que si on avait l'hydroxychloroquine du bon docteur Raoult, cela ne se passerait pas comme ça. Ça protégerait contre l'acétamipride, cet horrible pesticide néonicotinoïde.

 

Mélina : Très intéressant Marie-Caroline. Nous reprenons l’antenne Marie-Caroline. Allez vite vous faire soigner Marie-Caroline.

*Nous ne livrerons pas le nom de la chaine, ce serait contraire à nos règles de gouvernance.

 

L'abbé Pierre, le retour

La tendance au victimisme prend des dimensions de plus en plus surprenantes. L’affaire « abbé pierre » , (il faut bien lui donner son vrai nom depuis la découverte de la dépravation de cet ignoble individu) à elle-seule a ringardisé Gilles de Rais, Barbe bleue et tous les ogres qui trainent leurs guêtres dans les contes de Grimm, d’Andersen et d’Hoffmann réunis. Quand on lit le récit de ses turpitudes on ne peut pas ne pas être épouvanté : Sade lui-même, par pudeur, se serait abstenu de rendre compte des parties fines de l’abbé.

Avant que de faire un sort à ces horreurs, je pense utile de revisiter certains aspects de la vie du « monstre ». Je le pense utile car je crains que ce qu’il a accompli, ce qu’il a incarné, ce pourquoi on l’a utilisé, va être précipité dans les poubelles de l’histoire sans chance de retour. Revenons sur les monstrueuses infox qu’il avait su instiller jusque dans les jeunes esprits innocents.

Je me souviens des « histoires de l’oncle Paul » dans le journal Spirou. Beaucoup m’ont frappé au point qu’images et dialogues viennent régulièrement se rappeler à mon souvenir. Ainsi de Surcouf prisonnier des Anglais et pourtant les tançant d’importance. Je me souviens aussi d’un diable d’homme, tout en noir, béret compris, la barbe blanche flottant au vent, débout sur une sorte de barricade et appelant les Français à l’aide des plus démunis. Je me souviens de ce dessin qui montrait de « braves gens » chargés de matelas, d’oreillers, de batteries de cuisine, de vêtements qu’ils venaient les déposer au pied de l’Abbé, répondant à son « Appel ». Rappelez-vous comme il sonnait haut et fort, ce beau mot d’ « Appel ».

On sait maintenant que toutes ces images n’étaient que des plaisanteries sinistres ! Niaiseries puériles que ces foules portées vers l’aide aux malheureux !  L’immonde tartufferie animée par le clown en noir n’appelait à secourir les pauvres que pour mieux le gaver de chair fraîche. On les comprend, ces dirigeants d’Emmaüs qui s’efforcent de cacher d’où ils viennent et comment ils ont pu prospérer. On ne peut pas se vanter très longtemps d’être né dans le fumier et d’avoir prospéré grâce à son exploitation attentive et incessante.

Oui mais, il faut penser aux victimes n’est-ce pas ! On ne peut pas, maintenant qu’on sait, les laisser sur le bord du chemin « Laissez venir à moi…. » les mots que l’abbé disait peut-être, sont repris par les associations pourchassant l’infamie pour en extraire des plaintes. (Moins nombreuses qu’au début comme l’a fait remarquer un journaliste. Le filon s’épuiserait ? Les victimes seraient plus difficiles à convaincre ?)

Pour moi, je suggérerais que les poursuites soient continuées, non pas contre l’abbé mort depuis longtemps mais contre l’entourage de l’abbé. De fait, si tant d’enfants se sont trouvés abusés par cet ignoble individu, comment se fait-il qu’on se soit ingénié à lui en envoyer ? si tant de jeunes filles frappaient à sa porte, il faut croire qu’elles n’en étaient pas dissuadées, qu’on ne leur avait rien dit ?

On ne savait pas, disaient les Allemands, devant « la révélation de la solution finale ». On ne savait pas disent, les parents, « les associatifs » qui ont sacrifié des enfants sur l’autel de la générosité, du bénévolat et du dévouement désintéressé aux malheureux. On ne savait pas… ! Mais, ce n’est pas vrai ! Tout le monde savait que l’Abbé était un obsédé sexuel. Si on avait réussi à le coller dans une grotte, il aurait produit des fantasmes pires que ceux de Saint Antoine. Tous le petit monde de la bonté, du dévouement, de l’abnégation était au courant que leur tête d’affiche n’aurait pas déparé Pigalle.

Mais voilà le mort est responsable ! il ne peut plus répondre pour ses méfaits ! Les autres, ceux qui auraient dépensé des fortunes pour se payer son béret comme d’autres pour s’offrir le chapeau de Napoléon, ceux qui se sont servi du nom de l’abbé mettant en avant la belle image, le bon sourire, la barbe de gentil grand-père, ceux-là qui conduisaient mentalement et parfois physiquement les petits enfants et les jeunes filles vierges vers l’Abbé, ceux-là, ne sont pas poursuivis.

 

Luttons contre l’horrible acétamipride

 

 

Ils ont gagné ! la pétition a eu un succès incroyable : 2 millions de signataires. Prés de deux millions de Français sont contre l’horrible acétamipride, ce pesticide néonicotinoïde, qui, rien que son nom fait frémir, est porteur d’effondrements génétiques et biologiques à venir. Il fallait avoir peu de conscience scientifique pour ne pas voter « non » à la réintroduction de ce fléau chimique dont la seule justification est de satisfaire les comptes d’exploitation des agriculteurs. La pétition a été justement lancée et a justement recueilli des millions de suffrages (en fait 2 millions ou un peu plus) malgré les départs en vacances.

 

Il faut relever que la pétition a été parfois fort critiquée: certaines personnes interrogées en micros-trottoirs pensent que, lancée juste avant les vacances et comme cela a été le cas pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien, elle pourrait être une manœuvre politicienne.

 

On pourrait aussi essayer de réfléchir un peu plus loin : 2 millions, c’est à peine 2% de la population. La « grande victoire » ressemble au score électoral (genre Berezina) du vert Yanick Jadot ou de Valérie Pécresse aux dernières élections présidentielles.

 

Mais aussi, réfléchissons encore plus loin : cette pétition doit nous renvoyer aux principes fondamentaux de la démocratie française, ceux qui disent que tout vient du peuple (et va au peuple), ceux qui défendent cette belle idée que nous avons retrouvé il y a peu de temps dans l’introduction à un micro-trottoir : « Nous avons la conviction qu’il faut, au-delà, de ceux qui savent, aller interroger ceux qui ne savent pas. Ils ont, nous en avons la certitude, toujours quelque chose à nous apprendre ».

 

De fait, cette pétition nous en apprend beaucoup sur le sens des responsabilité de nos concitoyens. Aurait-on lancé une pétition sur le sujet suivant « faut-il supprimer les impôts » on aurait eu un score à faire blêmir les pétitionnaires de l’horrible acétamipride. C’est limpide, le score d’une pétition dépend de qui on vise et qui on veut pousser à l’action car une pétition n’est pas autre chose qu’un appel à agir. En général, c’est au gouvernement qu’on s’adresse, on exige de lui une action forte pour qu’enfin « cela cesse ». 

 

Il faut en déduire qu’une pétition qui ne comporterait pas un appel à l’action gouvernementale ou pire qui exigerait son inaction ne pourrait être qualifiée de pétition et serait vouée à l’échec. Par exemple, une pétition telle que celle-ci : « Il faut que les nuages de Tchernobyl soient frappés de OQTF », n’a aucune chance de rencontrer son public. En revanche, une pétition genre « arrachons les vignes pour lutter contre l’alcoolisme » serait assurée d’un beau succès. Dans le premier cas personne n’est visé, donc échec de la pétition, quand dans le second, seul un petit groupe de « profiteurs » (ceux qui ne pensent qu’à leur compte d’exploitation) sera touché par l’action à mener : arracher les vignes, d’où le succès de la pétition (et même certains citoyens pétitionnaires, proposeraient leur aide pour tout arracher).

 

Revenons sur terre et pensons vraiment à la santé de nos concitoyens : en France, en 2019, 45 % des adultes de 15 ans ou plus sont en surpoids ou obèses (14 %). Sachant que le surpoids est le premier pas vers l’obésité, ne serait-ce pas l’occasion d’une belle pétition : « Il faut interdire l’obésité par des mesures contraignantes » qui aboutirait à des propositions de lois du type : pas de remboursement sécu en cas d’excès de poids ; ou pas de RSA pour les obèses.

 

Pour se résumer : une pétition sérieuse repose sur une obligation d’agir imposée aux autres. La pétition n’a de fondement solide que si elle condamne une petite partie de la population, soit à la ruine, soit à l’exil. Les « autres » en question doivent donc être minoritaires.

 

Ne pas oublier cependant que la méconnaissance à peu près totale du sujet de la pétition est un gage de son succès.

 


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