Lors d’un discours prononcé le vendredi 13 février 2026 à la Conférence de sécurité de Munich, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vouloir faire de la Bundeswehr, l’armée allemande, « la plus puissante d’Europe ».
Soutenu en ce sens par les industriels allemands (les vrais détenteurs du pouvoir en Allemagne) il s’est autorisé à penser que les Français devaient mettre leurs compétences aéronautiques et spatiales en commun et permettre à l’Allemagne de les acquérir sans autre forme de procès : les Allemands ne sont-ils pas les meilleurs industriels, ingénieurs, gestionnaires ? N’ont-ils pas montré en des temps difficiles qu’ils pouvaient tenir tête au monde presqu’entier ?
« Qu’on leur donne la couronne de l’Europe » crient les Germanophiles.
Proposer la couronne aux Allemands a-t-il un sens ? A ce stade de créativité, il faut se poser des questions car une fois la couronne donnée, il sera trop tard pour la reprendre ! Reconnaissons-le, la gouvernance à l’allemande est très pauvre quand elle n’est pas simplement sanglante.
La dernière expérience à l’occasion de laquelle les Allemands se sont lancés dans la construction d’une Europe unie, c’est-à-dire Allemande dans leur opinion, s’est terminée dans un bain de sang ravalant les guerres napoléoniennes au rang de promenade de tourisme. On dit qu’ils ont changé et sont, aujourd’hui, férus de démocratie et de respect du genre humain. N’ont-ils pas récupéré une brebis égarée, l’Allemagne de l’Est par exemple ?
Avoir les clefs de l’Europe entre les mains signifie-t-il : promouvoir le « modèle » allemand et le mettre en œuvre dans les pays de la zone euro au moins et ceux de l’ensemble de l’Union européenne, au plus ? Quand l’Allemagne dit « je ne veux pas d’obligations européennes » ; quand ses syndicats proclament qu’ils ne veulent pas travailler avec les entreprises françaises pour réaliser « l’avion de combat européen du futur », quand elle laisse dire par tel ou tel membre du Bundestag que, pour rétablir ses finances, « la Grèce n’a qu’à vendre quelques iles », n’use-t-elle pas d’autorité ? Si aucun pays ou responsable non-allemand ne proteste contre pareilles intrusions ne doit-on pas en conclure que « l’imperium » est déjà bien réel.
Ne serait-ce pas alors une façon élégante que de « mettre les Allemands en commun » en leur mettant une couronne sur la tête !
Ces questions conduisent à cette autre : quand et où les Allemands ont-ils été efficaces pour eux-mêmes et les peuples dont ils avaient la responsabilité tout au long de l’histoire de l’Europe ? Ceci nous renvoie à l’histoire longue. Or, à considérer l’Allemagne dans un temps « long » on se trouve en face d’une curiosité : elle est absente ! Autant, partant de très loin, peut-on évoquer la France et même de l’Angleterre, autant, en remontant dans le passé, évoquer l’Allemagne sur un plan politique est un contre-sens !
Notre enquête ayant pour objet d’évaluer les titres de l’Allemagne à être le patron et le guide de l’Europe, il est normal de rechercher des faits et gestes qui, au travers de l’histoire, les valideraient. Quand on dit qu’elle est « absente » de l’histoire, on se demande en fait de qui on parle lorsqu’on prononce ces mots : « Allemands » ou « Allemagne » ? Quel pays ou groupe de pays s’est nommé « Allemagne » dans le passé, peuplé d’Allemands (évidemment) ayant sa personnalité politique et territoriale propre ? Réponse : aucun jusqu’à 1871 ! Et encore… ! L’Allemagne en tant que Nation (Ein Reich, Eine Sprache, Ein Land) a moins de 150 ans ! Ça ne pèse pas lourd au regard du millénariste « Saint Empire Germanique » ! Ou au regard de la France et de l’Angleterre.
A bien regarder de près, c’est la Prusse qui n’avait jamais fait partie du « Saint Empire» et encore moins de l’Empire Austro-Hongrois, qui a «fait l’Allemagne» après s’être servie au passage sur les petits Etats, dits "allemands" et les autres (danois par exemple) !
Nous arrivons donc à ce point crucial: L’Allemagne, première nation économique et industrielle de l’Union Européenne qui devrait jouer un rôle-clé dans son approfondissement après avoir joué un rôle essentiel dans son établissement, n’est en aucune façon une communauté politique animée par une vocation partiellement ou totalement universaliste. Lorsqu’elle a revendiqué le principe de l’unité dite « Allemande», le processus d’unification qu'elle a mis en œuvre a usé de tous les moyens violents, annexion, destruction, invasion, passages en force. Et, finalement, soumission au roi de Prusse devenu Empereur Allemand (et non pas "des Allemands").
Alors vient cette dernière question : si, dans l’histoire, l’Allemagne apparaît pour ce qu’elle est, une volonté de société mono-culturelle, un rejet de ce qui n’est pas «de langue allemande », une union destinée à former une puissance de feu supérieure à celle de ses voisins, comment se trouve-t-il des Européens suffisamment naïfs pour lui apporter une couronne et leur hommage-lige ?
Tuer un enfant, violer un enfant, c’est monstrueux.
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Il aurait dû démissionner.
Un général en chef qui faillit ne doit-il pas être démis de ses fonctions ? Un PDG dont les cours de bourse s’effondre ne doit-il pas être sorti des affaires ? Le coach d’une équipe de
football…. Cessons de produire des preuves ! Tout ceci est de l’ordre des évidences : l’homme en charge (ou la femme) ne peuvent pas demeurer dans leur poste quand ils ont failli ou quand leurs
collaborateurs, subordonnés et autres sous-fifres n’ont pas assumé leurs missions. Reconnaissons que dans l’affaire de la malheureuse Lyhanna tout s’est conjugué pour désigner sans doute le
coupable : c’est le ministre de la Justice.
Lequel ministre a contribué à rendre difficile le travail de ses collaborateurs. Il les bombardait de notes, d’instructions et de recommandations diverses, véritables tsunamis
administratifs, noyant les responsables locaux, les poussant à la faute. Il les jetait même en pâture aux hommes et femmes de bonne volonté. A ce point du drame remarquons le sursaut du personnel
du Tribunal d’Auch : « Les personnels du tribunal d'Auch (Gers) ont adopté une motion dénonçant une « vindicte populaire » encouragée par « un discours politique décomplexé » ».
Dans tous les métiers, il y a de la casse : le chirurgien qui rate son opération, le banquier qui a diffusé des conseils frelatés etc. La Justice n’est pas exempte de cette triste
statistique des loupés, c’est pourquoi nous ne blâmerons pas le personnel du tribunal d’Auch quand il proteste contre la vindicte Populaire dont il est victime.
Ils n’ont pas de chance ces serviteurs de la justice en province : une seule affaire, un seul criminel peut-être deux ou trois, suffisent pour embraser l’opinion locale, nationale et
presque internationale alors qu’à Paris, la vie des responsables demeure cool malgré les signalements de violences sexuelles sur mineurs de 52 animateurs périscolaires employés par la Capitale.
Songez-y : 52 ANIMATEURS ! et pas de marche blanche, pas d’appel à la démission du Maire de Paris pourtant responsable du personnel en charge du recrutement.
Le maire de Paris a-t-il seulement des enfants candidats à des soirées pyjamas ? Tranquillement, le maire de Paris annonce un plan de lutte contre les violences sur mineurs. Et dans le
même mouvement, il va déposer une plainte contre le ministre de l’Education nationale : celui-ci n’avait même pas vu que dans les crèches de la ville de Paris régnait une sexualité débridée. Des
éducateurs recrutés sur leurs compétences et sur la base de critères approuvés par « l’exécutif » de la capitale ont transformé les lieux éducatifs pour les plus jeunes en lupanars pour
pédophiles. On dit même que le matériel vidéo de la Ville était mobilisé pour créer des souvenirs et distribuer aux amateurs les « bonnes images » de partouzes à base de
nourrissons.
Mais voici que personne ne demande la démission du maire de Paris. Ce ne serait pas sa faute si ses services n’ont pas été capables de recruter des professionnels de la petite
enfance.
C’est alors que vient se poser une question délicate et légère comme le vol du Papillon qui déclenche un typhon au-dessus de la Jamaïque : pourquoi avoir hurlé à la faute du ministre de
la Justice et exigé sa démission et ne l’avoir pas fait vis-à-vis du maire de Paris ? Peut-on trouver une réponse dans leurs appartenances politiques : l’un serait répressif à outrance, un
fasciste évidemment, quand l’autre revendiquerait ses convictions pour une vie sans contrainte pour tous âges confondus car il est interdit d’interdire
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