Collection Greenberg

Quand une collection est aussi une œuvre d’art.

Greenberg à la Fondation Cartier-Bresson.

 

Un grand collectionneur est aussi un grand artiste et les grandes collections sont aussi des œuvres d’art. C’est aller trop loin ? C’est dénier à l’artiste le monopole de la « vision » ? Je crois que le collectionneur est aussi un homme qui « voit » et veut parfois, pas nécessairement, donner à voir. Il ne crée pas au titre de la création artistique. Il crée pourtant, premier de tous à voir qu’il y a « à voir » ; à voir qu’il y a eu une vision. Par lui, l’artiste, celui qui crée, celui qui « voit » sort de son monde intérieur et s’ouvre plus complétement encore au monde qu’il fait émerger.

 

Howard Greenberg, fut un grand collectionneur et en ce sens un grand artiste. Menant au travers des autres sa quête personnelle de la vérité qui est le seul signe par quoi une œuvre d’art se distingue. Rassemblant, pour les faire se rencontrer, toutes les quêtes de cette vérité.

 

La Fondation Cartier-Bresson accueille une partie de cette collection qui laisse stupéfait de tant de pertinence et de capacité à « voir ». De tant de talent, finalement sans lequel « choisir le bon tirage de la bonne image au bon moment » n’est qu’un vœu pieux.

 

Difficile de parler de l’exposition par elle-même car ce ne serait qu’une litanie où seraient récités les plus grands noms de la photographie. Cartier-Bresson, bien sûr, mais aussi, Drtikol, Weston, Lange, Bravo, Steilein, Evans, Sekaer, DeCavara, Sommer, Koudelka….Howard Greenberg a saisi la photographie comme on approche l’universel. Photographie de l’homme « trop humain » et de l’abstraction la plus pure, photographie de l’homme dans ses drames et dans les moments infimes de sa vie, photo entre beauté et horreur, entre joie et souffrance.

 

 

Il y a deux façons de voir cette exposition : ou bien on y va dans l’idée de réviser ses classiques, ou bien on y va pour découvrir cette vérité au-delà des hommes, au-delà du monde que poursuivait Howard Greenberg.

 

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Frantilek Drtikol : « photographier, c’est-à-dire tenter de saisir à partir des formes intérieures de l’homme ce qui signale son âme et témoigne d’elle. Voici mon pain, mon pain en tant que tel, et non pas seulement le moyen de l’atteindre. Pour peu que je sois retenu un certain temps loin de mon travail, la faim et la soif me saisissent, je suis malheureux, et je pleurerais pour me mettre à photographier ».

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