Magali Lambert, venus du jamais mort

Galerie VU, 

Jusqu'au 27 octobre 2018

 

 

De bric et de broc ? Ou bien, retour à Nadja ? Ou enfin, "Vanité des vanités"…. Magali Lambert serait-elle à la croisée de plusieurs chemins ? Le chemin du conte, celui de l’impertinence, mais aussi l’austère chemin de la dénonciation ou encore celui, faussement débonnaire, qui est bordé d’arbres-questions et pavé de cailloux-réponses, « ceci n’est pas une pipe » ?

 

J’aime le chemin-conte. Parce que je crois que la photo, comme la peinture, tous les arts qui montrent, sont aussi des histoires qu’on raconte. Les histoires peuvent être des « vérités » , on nomme cela, « photo-journalisme » ou « documents », les histoires peuvent être mieux que des vérités : elles peuvent être des histoires tout simplement, des contes à dormir debout, des bouts de textes sans queue ni tête.

 

Le charme des mots : ils ont plusieurs sens et les plus riches multiplient les contradictions. Le charme des photos de Magali Lambert : pour raconter ses histoires, elle montre des objets, des animaux, des bouts de quelque chose d’humain ou d’animal, elle les force à rencontrer d’autres objets, animaux etc… comme l’écrivain force les mots à se parler en les mettant dans une phrase que cela leur plaise ou non.

 

Une fois assemblés, dans des poses qui conviennent au conteur, et à lui seul, car c’est bien dans sa tête que l’histoire est née, les voilà qui illustrent une histoire annoncée par le titre de l’œuvre. En fait, le titre nous annoncer une autre histoire ? Quelle histoire au fait ? Une histoire ! et c’est tout ! Celle que vous voulez entendre. On l’a dit, les mots ont plusieurs sens, au risque que le sens de l’histoire varie selon l’auditeur. Il en est de même pour les photographies de Magali Lambert : une sardine (ou un maquereau, on l’a dit, l’image comme les mots n’est pas figée sur un sens ou une identité) sur un chat. Très joli chapeau qui ferait par certains côtés penser à un couvre-chef révolutionnaire ou impérial.

 

Le chat a les yeux bleus : ça y est je sais où je suis ! Rappelez-vous « la baleine aux yeux bleus » de Prévert. « Une belle comme on en voit peu » ! De ces yeux bleus, le chat nous lancerait-il un regard accusateur ? A nous de choisir, peut-être après tout ne s’agit-il que d’un bleu de porcelaine, venu tout droit de saxe avec un hareng sur la tête pour faire teuton ?

 

 

On aimerait continuer ainsi, à chaque photo, pour chaque histoire. On aime à penser que vit encore sous nos yeux le grand Lautréamont pour nous montrer des assemblages insolites. Des entassements Insolents ? Des bricolages insultants ? Insolite, le sultan insolent ?

Enfin, le livre qui vous dit tout sur un Paris qu'on ne veut pas montrer, un Paris méconnu, un Paris retrouvé.

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