Philippe Halsman, "Etonnez-moi!"

Philippe Halsman

Etonnez-moi !

Musée du Jeu de Paume

Jusqu’au 24 janvier 2016



«Etonnez-moi !» aurait été lancé par Nijinski à Cocteau qui lui demandait ce qu’il faudrait pour que soit possible une collaboration.


«Etonnez-moi» est le titre de cette exposition. Un drôle d’homme, ce Philippe Halsman, capable de lancer au Duc et à la Duchesse de Windsor, cet « étonnez-moi » qui paraît avoir marqué son goût et son sens de la photographie. Et voilà, leurs Royal Highnesses qui sautent à l’unisson devant le photographe. Ils ont abandonné leurs chaussures et c’est en chaussettes pour le Duc et en bas, pour la duchesse, qu’ils répéteront, hilares, joyeux, farceurs ces sauts sur place, ensembles, parfaitement coordonnés.


Philippe Halsman venait d’inventer la « jumpology » science à vocation psychologique qui permet de dévoiler le moi profond des sujets appelés par le sort ou par la curiosité ou tout simplement par le désir d’être photographié par celui qui est devenu un maître voire un gourou.


Des dizaines de personnalités célèbres ont sauté devant l’objectif de Philippe Halsman. Sauts drolatiques, sauts cavaliers, ou bien sportifs, ou bien coincés : le photographe a lancé un véritable « must ». Par la suite, encore aujourd’hui, faire sauter une personnalité célèbre devant une caméra deviendra incontournable. C’est un classique.


Le mérite du photographe n’est pas que là : les photos sont parfaitement réussies. Ses mérites seront multiples et le conduiront à être le photographe de Life avec un record de 101 premières pages. Le photographe publicitaire était devenu incontournable. Le photographe « classique » le sera vite tout autant. Halsman est un photographe de la « bonne société » et un portraitiste exceptionnel.


Virtuose du portrait, il a su photographier avec finesse, intelligence et un sens artistique très fort, un nombre considérables d’acteurs de la vie politique, artistique et sportive de chaque côté de l’Atlantique. Warhol, Cocteau, Hitchcock, Marilyn Monroe, Gide, Dali, Armstrong… sont passés devant l’objectif du photographe. Plusieurs fois.


Toutes les techniques photographiques lui sont familières et en particulier le photo montage qu’il pratiquera très tôt. Vivant d’abord en Allemagne, puis en France, il s’exprime en expressionniste avec beaucoup de talent et en surréaliste avec de l’humour et de la profondeur. C’est une aventure à part entière que la collaboration qu’il entreprit avec Dali. Une aventure qui durera près de quarante ans. Il aura à la fois réalisé les plus belles images du Prince des Surréalistes dans ses attitudes les plus surréalisantes, et il aura illustré les idées du maître tout en y ajoutant son sens personnel de l’étonnement, de la surprise et de la manipulation des images.


Il n’a pas révolutionné la photographie, l’art du cadrage, les sujets de la photographie, mais il a été de ces talents qui ont fait passer les innovations et les ruptures. Travaillant pour la presse, il a contribué à définir un style, efficace, élégant, simple et parfaitement adapté au support papier et à l’expansion de ces nouvelles formes d’expression que deviennent à cette époque les grands magazines hebdomadaires et mensuels.

 

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