Miguel Rio Branco

Le Bal , 6 impasse de la Défense, 75018 Paris

 

Ce photographe Brésilien, mais aussi peintre et cinéaste, est présenté comme un des plus grands de sa génération en Amérique du Sud.

 

Il a étudié aux Etats-Unis et en a manifestement tiré de magnifiques enseignements, en particulier dans le maniement de la couleur ; mais, peut-être plus frappant, ses photos ont les couleurs de l’Amérique latine. On y trouve ces murs couleurs pastel, ces façades, vertes et bleus profonds. Les rouges sont fort marqués, palette maîtrisée, qu’une couleur à elle seule structure la photo ou que combinée avec d’autres elle offre moins une photo qu’une peinture.

 

Aux couleurs, il faut associer les ombres et les lumières, ces dernières brutales, découpant net des pans de murs ou des visages de personnages, magnifiant les couleurs ou, au contraire, les atténuant pour laisser la place à des fantômes ou à des silhouettes. Il y a, exposées au Bal, toute une série de photos de jeunes adolescents emportées dans une sorte de danse de combat, dans la pénombre grise et bleue, pareilles au déroulé d’un film et qui associent mouvements du corps, danse des bras et des jambes dans un combat qui semble ritualisé.

 

Ce goût de la mise en page et de la mise en couleur est frappant dans une série de trois photos représentant trois jeunes femmes, dans des attitudes, pour deux d’entre elles, presque hiératiques quand la troisième est montrée comme emportée progressivement dans un fou rire irrépressible. Couleurs, pose, hiératisme des personnages et mouvement fou de l’une des trois femmes, font de ces trois photos un joyau pictural et un magnifique coup de chapeau au bonheur et à la joie.

 

Il faut aussi citer l’étonnante aptitude du photographe à se saisir d’un détail, d’une chose qui n’est rien ou d’un détritus et de l’installer comme sujet d’une nature morte, montrant ainsi que la photographie est aussi fabriquée à partir de rien, ou de n’importe quoi, pour autant qu’on veuille bien s’en saisir et les faire émerger au regard. Ce sont alors des compositions abstraites, des couleurs qui se culbutent, des assemblages de perspectives où un misérable drapé jeté par terre donne le répons à des carreaux plus ou moins démolis.

 

Et il y a les couleurs qui revêtent les gens ordinaires ou des gens ordinaires qui se vêtent des contrastes de couleurs, des pieds statufiés, des femmes découpées par la lumière émergeant de leurs balcons et des femmes que la nuit enveloppe dans des couleurs aussi sombres que leurs peaux, aussi colorées que les murs qui les entourent.

 

 

C’est réellement une magnifique exposition, à voir absolument. 

 

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