Une moderne Olympia

Lisant Sollers dans le Figaro. Un lien que m'a envoyé EJ. Un dialogue d’il y a quelques siècles. Avant que les Etats-Unis soient dégradés. Avant que les dettes se soient mises à patauger. Avant que quelques américains se soient essayés à des autodafés de Coran et que le Bon Bachar ait redonné un lustre au «  tir à l’homme vivant » .


«Changez le titre d'Olympia, ce nu allongé, voluptueux, proprement révolutionnaire, pour « Luxure ». La foule de l’avant-dernier siècle s'était rassemblée pour hurler, cracher sur ce tableau, de même que sur Le Déjeuner sur l'herbe. Or, là, j'ai vu nos contemporains ne rien voir. Plût au ciel qu'ils trouvent cela absolument insoutenable, ou mal peint, ou dégoûtant ; jadis, les gens se ruaient contre ! Mais là, rien. Comment interpréter cette asthénie ? Sans doute pas par le progrès de nos mœurs. Si vous arrivez à entrer dans Olympia, dites_-moi. C'est un tableau qui vous regarde de façon particulièrement insolente et informée. »


Je n’entrerai pas dans Olympia, décidément ! Ce manifeste vibrant d’une nouvelle conception de la peinture mérite non pas qu’on hurle d’horreur, ni qu’on gémisse de plaisir. Il mérite qu’on interroge une vision. Et parmi les supports du questionnement. La main d’Olympia. La main gauche. A l’encontre de la main gauche de l’Olympia de Titien. Est-elle là, cette révolution picturale ?

 

Cette main gauche fait-elle l’œuvre ou la commente-t-elle? D’un geste Manet annoncerait qu’une révolution est en marche ? Ces deux mains sont les symptômes de quelle rupture ? Revenons un moment à Daniel Arasse, page 133, « on n’y voit rien » éditions folio.

 

Philippe Sollers a tort, on n’entre pas dans l’Olympia de Manet comme on pouvait réver de l’Olympia de Titien. Elle s’est interdite et fermée. La  « moderne Olympia » dit que la peinture est objet. 

 

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