Ilya Repine au petit Palais

Ilya Répine

 

Soi-disant « le peintre de l’âme russe »

 

On a dit dans un précédent article tout le mal qu’on peut penser des titres d’exposition à intonation « marketing ». Il faut bien attirer le chaland et on ne peut pas en permanence illustrer les expositions de naîades nues ou de lascives hétaïres : alors, on cherche un titre. Même profondément inculte le public de base saura de quoi on parle dans l’exposition et pourra en parler dans les dîners en ville.

 

En la circonstance, le titre a pour objet de rappeler que le peintre dont on expose les œuvres est russe d’origine et de formation (quoiqu’un peu longtemps passé par Paris). Ilya Repine a-t-il peint l’âme russe comme Monet aurait peint l’âme de la campagne française ou Picasso l’âme espagnole ?

Evidemment non ! Personne n’a jamais peint l’âme de quelque chose, y compris les âmes humaines si la chose a jamais existé.

 

Donc oublions ce titre racoleur et fat et retrouvons un excellent peintre. Ce n’est pas, il faut en avoir conscience immédiatement un homme qui a renversé les codes, il n’a pas été au fondement de l’art à venir, celui du XXème siècle. D’évidence peintre du passé, peintre d’un XIXème siècle encore triomphant, Ilya Repine n’est ni Malevitch, ni Chagall, ni Kandinski. Et quand il est décidément naturaliste, il l’est tout autant et pratiquement dans les mêmes conditions que les peintres naturalistes belges (qui ont fait eux aussi des haleurs courbés sous l’effort).

 

Pourquoi donc aimer Repine ?

 

Parce que c’est un excellent peintre non pas au sens d’un créateur essentiel mais au sens d’une remarquable capacité à parler de son temps, à l’illustrer et à le raconter. Quand il faudra de la délicatesse, il saura déployer une peinture délicate et fine (merveilleuse « libellule » et aussi, les portraits de femme : « Le repos », par exemple, et, encore une femme, la " Baronne Rouge"Varvara Iksul von Hildentbrandt.

Il fait aussi se faire un journaliste-illustrateur exceptionnellement clair et expressif : « arrestation du militant », « ils ne l’attendaient plus », ainsi que ses scènes parisiennes.

C’est aussi un russe qui aime à décrire les passions et les folies de ses concitoyens, leurs enthousiasmes et leurs délires depuis Ivan le terrible, jusqu’aux cosaques zaporogues et au golgotha.

 

Un très bon peintre, à voir absolument.

 

En fin un livre simple et souvent drôle sur un sujet que de nombreux sachants s'acharnent à rendre compliqué et ennuyeux

 

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